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Or : la crise ukrainienne ne soutient pas l'once

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(CercleFinance.com) - Au terme du premier fixing de ce jeudi à Londres, l'once d'or cotait 1.331 dollars (- 0,75 dollar par rapport au fixing d'hier après-midi) et 974,8 euros (+ 1,2 euro).

Certes, “les tensions géopolitiques entre l'Ukraine et la Russie ont contribué au support du dollar américain”, expliquent les courtiers de RTFX.

'Que les dirigeants russes réagissent négativement au renversement de l'administration présidentielle ukrainienne qui leur était favorable n'est pas vraiment une surprise. Mais le sentiment de marché s'est quelque peu envenimé lors des derniers développements politiques à Kiev, et l'appétit pour le risque en a fait les frais', indiquent les spécialistes de Société Générale.

En effet, Moscou a mis en état d'alerte les troupes stationnées dans la partie occidentale du pays, soit non loin de l'Ukraine, et a annoncé l'organisation en urgence de manoeuvres militaires. Par ailleurs, des troubles ont éclaté en Crimée, région d'Ukraine où la Russie détient une concession militaire comprenant notamment une base importante navale. Un drapeau russe flotterait actuellement sur le parlement de Crimée.

Dans ce contexte, les investisseurs se rabattent habituellement sur les devises jugées les plus sûres et les plus liquides, comme le dollar américain et le yen nippon. Mais l'or, lui, reste en deçà du record annuel de 1.340 dollars inscrit hier sur le marché de référence de Londres.

Notons qu'après UBS, les analystes Matières premières d'ANZ ont à leur tour révisé en hausse leurs prévisions quant au cours de l'or. Principaux arguments : la 'modération' de la croissance américaine, et le regain d'appétit des investisseurs pour l'or, tant en ce qui concerne le marché de dérivés du COMEX que les ETF.

En outre, si ANZ déduit des derniers chiffres que la demande chinoise pourrait, en 2014, s'avérer moins dynamique qu'en 2013, 'le cas de l'Inde est radicalement différent'. Selon certaines associations professionnelles indiennes citées par les analystes, les importations nationales de métal jaune ont atteint 38 tonnes en janvier, soit 50% de plus qu'en décembre (25 tonnes).

Bref, après UBS,les spécialistes d'ANZ ont relevé leur objectif à fin mars 2014 de 1.150 à 1.280 dollars l'once.

Commerzbank attribue le retrait intervenu ces 24 dernières heures sur le marché de l'or à des prises de profits faisant suite à une belle reprise. 'De notre point de vue, cette correction ne signale pas la fin de la tendance haussière', estiment-ils.

L'encours de métal adossé à l'ETF aurifère SPDR Gold Shares continue d'osciller autour de 800 tonnes, comme tel est le cas depuis le début de l'année. Il était stable hier soir à 803,7 tonnes. A ce stade, les liquidations qui avaient caractérisé l'année 2013 semblent terminées.

Les analystes techniques de ScotiaMocatta constatent que l'once est repassée au-dessous de la résistance des 1.337 dollars, qui donc n'a pas encore été enlevée malgré les pressions haussières de ces derniers jours. Ils maintiennent cependant leur opinion positive à court terme. Prochaine résistance à 1.345, support à 1.308.


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