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Nokia : La croissance accélère en France, ralentit en Allemagne

Marché : Croissance de 0,4% au 1er trimestre en zone euroMarché : Croissance de 0,4% au 1er trimestre en zone euro

par Ingrid Melander et Michelle Martin

BRUXELLES (Reuters) - La France a enregistré au premier trimestre 2015 son rythme de croissance le plus soutenu en deux ans, faisant pour une fois mieux que l'Allemagne, qui a vu son activité ralentir sur la période du fait d'une contribution négative du commerce extérieur, selon des données officielles publiées mercredi.

Ailleurs dans la zone euro, la croissance de l'économie italienne a été meilleure que prévu, les Pays-Bas ont connu un ralentissement tandis que la Grèce est retombée en récession, témoignant des difficultés du pays qui négocie de nouveaux financements avec ses créanciers internationaux.

Du fait de la contre-performance de l'Allemagne, la zone euro dans son ensemble a enregistré au premier trimestre une croissance un peu moins forte qu'attendu, mais elle n'en est pas moins la plus élevée depuis près de deux ans, selon la première estimation publiée par Eurostat, l'office de la statistique de l'Union européenne.

Le produit intérieur brut (PIB) des 19 pays partageant l'euro a progressé de 0,4% en janvier-mars par rapport aux trois mois précédents, sa progression la plus importante depuis le deuxième trimestre 2013. Sur un an, sa hausse atteint 1,0%.

Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une croissance de 0,5%, avec un PIB en hausse de 1,1% sur un an. Au quatrième trimestre, ces chiffres avaient été de +0,3% et +0,9% respectivement.

L'estimation "flash" d'Eurostat n'est accompagnée d'aucun détail mais la croissance a certainement été tirée par la faiblesse des prix de l'énergie et de l'alimentation, la baisse de l'euro et le programme de rachat d'actifs de la Banque centrale européenne.

L'Allemagne a vu sa croissance décélérer à 0,3%, après +0,7% au quatrième trimestre. La France, deuxième puissance économique de la zone euro, a fait mieux qu'attendu avec une hausse de 0,6% de son PIB sur la période, et l'Italie a enregistré une croissance de 0,3%.

Des données publiées fin avril ont montré que l'Espagne, quatrième puissance économique de la zone euro, avait enregistré une croissance de 0,9% sur le premier trimestre, meilleure performance d'un trimestre sur l'autre du pays depuis 2007.

En dehors de la zone euro, la Grande-Bretagne, qui avait réalisé en 2014 la croissance la plus élevée parmi les pays du G7, avec un PIB en hausse de 2,8%, a vu son activité reculer plus que prévu, avec une augmentation du PIB de 0,3% contre +0,6% au dernier trimestre 2014.

PARIS PENSE POUVOIR BATTRE SON OBJECTIF 2015

Benoît Coeuré, membre du directoire de la BCE, a déclaré devant l'Assemblée nationale française, que deux des facteurs clefs expliquant la reprise dans la zone euro, le bas niveau de l'euro et la faiblesse des cours du pétrole, étaient temporaires et que leur effet allait s'estomper.

"Les risques internationaux restent élevés", a-t-il dit.

Cela n'a pas empêché Michel Sapin, le ministre des Finances français, de dire que l'objectif d'une croissance de 1% cette année serait dépassé.

Il y a plus d'une semaine, la Commission européenne a relevé sa prévision de croissance 2015 pour la zone euro dans son ensemble, la voyant à 1,5% en 2015 soit 0,2 point de plus que prévu il y a trois mois. Celle de l'ensemble de l'Union européenne est prévue à 1,8%, contre 1,7% attendu en février.

Bruxelles a, entre autres, revu en hausse sa prévision de croissance 2015 pour l'Allemagne, la première économie européenne, à 1,9% contre 1,5%, et pour la France, à 1,1% contre 1,0%. [ID:nL5N0XW2BX)

Mais, sur les trois premiers mois de l'année, la hausse plus marquée des importations par rapport aux exportations a pesé sur le PIB allemand, qui est maintenant surtout tiré par la consommation des ménages alors que l'Allemagne s'est reposée pendant des décennies sur les exportations.

"La faiblesse du commerce mondial pénalise l'industrie allemande, très tournée vers l'exportation, et si le consommateur s'y met lui aussi en dépensant moins, la croissance va vite décélérer.", observe Thomas Gitzel, chef économiste chez VP Bank.

L'économie grecque s'est contractée de 0,2% par rapport aux trois derniers mois de 2014. Selon un document publié ce week-end par le ministère des Finances, Athènes ne prévoit plus qu'une croissance de 0,8% minimum sur l'ensemble de 2015, moins du tiers de la projection initialement retenue dans le projet de budget 2015.

L'économie néerlandaise, la cinquième de la zone euro, a enregistré une croissance de 0,4% d'un trimestre sur l'autre, contre +0,8% sur les trois derniers mois de l'année. Mais, d'une année sur l'autre, le PIB a augmenté de 2,4% au premier trimestre 2015 contre +1,4% lors du trimestre précédent.

Le Portugal a vu son PIB progresser de 0,4% d'un trimestre sur l'autre, comme lors des trois derniers mois de 2014. Sur un an, la croissance est de 1,4% contre 0,6% au dernier trimestre 2014.

En revanche, la Finlande, dont l'économie se contracte depuis trois ans en raison des difficultés de l'activité terminaux mobiles, vendue depuis à Microsoft, de Nokia et de l'exposition du pays à la Russie, a encore vu son PIB se contracter de 0,1% au premier trimestre 2015 après -0,2% au dernier trimestre 2014.

Le PIB chypriote a de son côté augmenté de 1,6% sur les trois premiers mois de l'année, l'économie de l'île renouant avec la croissance depuis son entrée en récession vers la mi-2011 qui a entraîné le recours à une aide internationale deux ans plus tard.

(Jan Strupczewski, Véronique Tison et Benoît Van Overstraeten pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)

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