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Nexity : Nexity en quête d'acquisitions dans les services en europe

jeudi 18 mars 2010 à 12h23
Nexity en quête d'acquisitions dans les services en europe

par Juliette Rouillon

CANNES (Alpes Maritimes) (Reuters) - Nexity veut réaliser des acquisitions dans les services en France et dans le reste de l'Europe et cherche des opérations de promotion, de façon opportuniste, en Pologne et en Italie, a déclaré son P-DG lors d'un entretien accordé à Reuters.

L'objectif du groupe de promotion et de services immobiliers (administration de biens et transactions) est de réaliser 10% à 15% de son chiffre d'affaires à l'étranger d'ici 2013, soit environ 300 millions d'euros, contre 5% à 6% aujourd'hui, a précisé Alain Dinin à l'occasion du Marché international des professionnels de l'immobilier (Mipim), cette semaine à Cannes.

Le promoteur, dont le chiffre d'affaires 2009 a atteint 2,8 milliards d'euros, dispose d'une trésorerie de 105 millions d'euros. Il est déjà présent dans les services à l'immobilier en Allemagne, en Pologne, en Suisse et en Italie.

En France, Nexity estime que le marché sera confronté à une pénurie d'offres de bureaux à partir de 2012 et prépare des opérations pré-loués dans cette perspective, indique son P-DG.

"On prend des positions foncières et on cherche des investisseurs, mais surtout des occupants. Aujourd'hui, si on a les utilisateurs, on aura les investisseurs", ajoute-t-il.

2010 ENCORE DIFFICILE

En France, sur le marché des bureaux, cette année devrait rester difficile, avec l'arrivée sur le marché d'opérations "en blanc" (sans locataires) lancées en 2007. Mais la reprise est attendue dès 2011 à moins d'un nouvel accident de croissance, précise Alain Dinin.

Cette année, il table sur la constitution d'un carnet de commandes dans l'immobilier d'entreprises d'environ 150 millions d'euros contre 50 millions seulement en 2009 et alors que l'activité "normale" est pour Nexity de 250 millions par an.

Les banques prêtent à nouveau largement pour les achats de logements et accordent à nouveau du financement à la promotion de bureaux, à condition que les opérations soient pré-louées.

Alain Dinin se dit serein concernant le désengagement programmé de la participation de 40% du capital détenue par les Caisses d'épargne, qu'il ne voit pas venir avant 2013.

"Un jour ou l'autre nous serons amenés à nous séparer. Mais nous n'avons aucun intérêt, ni les uns ni les autres, à le faire maintenant. (...) La vente ne se fera pas avant fin 2012 de toute façon. Elle se fera peut être en 2013, on ne sait jamais."

Les cessions par BPCE de l'administrateur de bien Foncia et d'Eurosic, foncière cotée détenue à hauteur de 30% par Nexity et près de 20% par BPCE, via sa filiale la Banque Palatine, pourraient en revanche se faire plus rapidement.

PAS DE SYNERGIES AVEC EUROSIC

En ce qui concerne Eurosic, qui a coûté 32 millions d'euros à Nexity en 2009 pour dépréciations d'actifs, Alain Dinin parle d'une "participation financière".

"Si BPCE, via la participation détenue par la Banque Palatine, devait céder Eurosic, Nexity ne se porterait pas acquéreur de cette participation", dit-il. "Les synergies avec Eurosic sont très difficiles à mettre en oeuvre. Eurosic ne contribue pas au renforcement du modèle économique de Nexity. C'est une participation financière gérée comme telle."

Mais, estime-t-il, Eurosic devrait attirer de nombreux repreneurs, notamment des fonds d'investissement.

"Il y a beaucoup de gens qui s'intéressent à l'immobilier d'entreprise actuellement et Eurosic est une foncière du secteur qui n'est pas bien valorisée en Bourse, sur laquelle il y a de beaux actifs. Donc il y aura probablement de l'intérêt."

Quant à Foncia, le groupe BPCE ne devrait pas avoir intérêt à vendre une filiale à une autre de ses filiales, alors que le groupe bancaire cherche à dégager des fonds propres, rappelle Alain Dinin.

"Je suis intéressé par Foncia, mais il me semble que les contraintes règlementaires des Caisses d'épargne ne leur permettra pas de me (le) vendre", dit-il, estimant que l'administrateur de bien devrait être cédé rapidement.

Au sujet de sa récente entrée au conseil d'administration de Club Med, il précise qu'il n'a "pas du tout l'intention de s'intéresser capitalistiquement" au groupe.

Le P-DG de Nexity, qui a une division "Villes & Projets", estime par ailleurs que le projet du Grand Paris, en l'absence d'organisation centralisée pour le mettre en oeuvre, est très affaibli alors que les besoins de logements sont grands.

"Nicolas Sarkozy a eu la vision mais il n'a pas mis en place l'organisation permettant de la réaliser. Il aurait fallu créer l'équivalent d'un grand établissement public supra-communal."

Edité par Dominique Rodriguez

Copyright © 2010 Thomson Reuters

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