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Metabolic explorer : "Notre usine de PDO devrait être prête fin 2014"

Antoine DarboisAntoine Darbois

(Tradingsat.com) - METabolic EXplorer a effacé la quasi-totalité de ses gains à la Bourse de Paris depuis le début de l’année après la récente publication de ses résultats annuels 2012. La société a pris du retard dans l’industrialisation de ses procédés utilisant des ressources naturelles pour produire différents composés chimiques. Antoine Darbois, qui assure les fonctions de secrétaire général du groupe, répond aux interrogations des investisseurs.

Tradingsat.com : Le creusement de la perte nette semble inquiéter le marché. A tort ou à raison ?

Antoine Darbois : La perte nette 2012 de -8 millions d’euros est à comparer à -3,4 millions d’euros en 2011. La différence s’explique par trois éléments exceptionnels - donc non récurrents - pour un montant cumulé de 4,6 millions d’euros : notre plan social, qui a conduit à la suppression de 35 postes, a tout d’abord coûté 950 000 euros sous forme d’aides au reclassement. Le deuxième élément, est directement lié à notre plan de réorganisation, qui prévoit le recentrage sur les trois produits les plus proches de l’industrialisation : le PDO et la Méthionine. Le butanol et l’acide glycolique ont été mis en suspens, conduisant à des dépréciations de 2,9 millions d’euros. Enfin, nous avons provisionné 750K€ sur notre programme Méthionine, par prudence comptable, en attendant que notre partenaire Roquette valide, sur son propre site de production, le dernier jalon technique que nous avons franchi avec notre procédé.

Tradingsat.com : Pouvez-vous rappeler quel est le marché visé avec la Méthionine, ainsi que la teneur de l’accord qui vous lie à Roquette ?

Antoine Darbois : La méthionine est un acide aminé principalement utilisé dans l’industrie de la nutrition animale, fabriqué uniquement via des processus pétrochimiques. C'est un marché de plus de 850 000 tonnes et de plus de 2,5 milliards de dollars, en plein essor, porté par la croissance de la population mondiale, les changements d'habitudes alimentaires liés à l'élévation des niveaux de vie. Le procédé mis au point par METEX permet de produire de la « L-Méthionine » à partir de ressources renouvelables. Nous détenons la seule technologie 100% « biosourcée ». Notre partenaire sur ce projet, Roquette, est un leader de la transformation de l'amidon. L’accord de licence conclu est classique ; il comprend bien sûr des paiements d'étape, et des royalties sur les ventes futures.

Tradingsat.com : Quelle(s) étape(s) reste-t-il à franchir pour vendre sur le marché la L-methionine obtenue avec votre procédé ?

Antoine Darbois : Roquette est seul maître de la communication sur le produit. Pour entrer dans la phase d'industrialisation à grande échelle, nous attendons deux choses : d’une part l’obtention de l’agrément réglementaire, en Europe et aux Etats-Unis, et… la décision d’industrialisation de Roquette, qui n’a pas encore validé le dernier jalon technique du procédé sur son propre site.

Tradingsat.com : Concernant votre produit le plus avancé développé en propre, le PDO, quand la construction de l’usine en Malaisie pourra-t-elle (enfin) commencer ?

Antoine Darbois : Nous tablons sur fin septembre 2013. Je rappelle que le projet a été retardé à cause, d’une part, du souhait de notre partenaire malaisien, Bio-XCell, propriétaire des terrains, de modifier l’approche retenue pour le conditionnement des sols de la future usine. D’autre part, des manquements répétés de la société qui était chargée de l’ingénierie ont conduit à la résiliation de son contrat. Il s’agit maintenant de se mettre d’accord avec Bio-Xcell pour savoir qui paye quoi, et comment METEX sera indemnisé pour le décalage de calendrier. Les discussions devraient aboutir d’ici fin mai sur un nouveau cadre contractuel définitif. Ce qui laissera ensuite le temps à la nouvelle société d’ingénierie de récupérer les sous-traitants des équipements de l’usine.

Tradingsat.com : Trouver une nouvelle société d’ingénierie n’ayant pas participé au projet depuis l’origine pose-t-il un problème ?

Antoine Darbois : Nous n’avons pas été pris totalement par surprise. Et par ailleurs, nous avions déjà travaillé avec une autre société d’ingénierie, experte dans les domaines des procédés chimiques sur un autre projet, le MPG, notre deuxième produit propriétaire. Nous sommes donc en discussions avec elle pour lui confier l’ingénierie de la construction de l’usine en Malaisie.

Tradingsat.com : Les problèmes de conditionnement du sol de l’usine étaient de quelle nature ?

Antoine Darbois : Le projet se situe à l’extrême pointe sud de la péninsule malaisienne, juste en face de Singapour, où le gouvernement local souhaite développer un immense centre d’affaires, touristique et universitaire. Dans un environnement vallonné, des collines ont dû être arasées, de petites vallées remblayées, comme pour le parc industriel où doit se situer notre usine. Il a donc fallu procéder à un certain nombre de vérifications et d’aménagements mineurs pour homogénéiser les caractéristiques physico-chimiques du lieu. Le problème a été résolu et ne retardera plus le calendrier des discussions.

Tradingsat.com : Le retard pris dans la construction de l’usine en Malaisie remet-il en cause la viabilité du plan d’affaires (business plan) de METEX ?

Antoine Darbois : Nous prévoyons désormais la fin de la construction de l’usine pour la fin du second semestre 2014. Nous avons presque deux ans de retard. C’est incontestablement pénalisant. Le décalage dans la mise en production décale logiquement les cash flows que nous attendions de l’industrialisation. Mais c’est justement l’une des raisons qui nous ont conduit à réduire nos coûts et lancer fin 2012 notre plan social, de manière à assurer notre visibilité jusqu’à fin 2015, lorsque nos premiers produits, le PDO et la L-Methionine, seront sur le marché.

Tradingsat.com : Votre réflexion stratégique sur le PDO a-t-elle changé ? Partenariat ou développement en propre ?

Antoine Darbois : Nous souhaitons toujours mener les deux options à leur terme. Notre stratégie duale n'a pas changé. Elle consiste d'un côté à développer des co-entreprises avec des partenaires industriels, des leaders de l'agro-industrie ou de la chimie de transformation, et de l'autre à mettre en place nos propres unités de production. Nous menons des discussions en Asie pour créer une joint-venture avec un ou des partenaires. La conjoncture fait que ces discussions prennent plus de temps que prévu, mais cette option est toujours active.

Propos recueillis par François Berthon

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