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MEDINCELL

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Medincell : Le traitement de la schizophrénie de Medincell permet de réduire les rechutes

jeudi 7 janvier 2021 à 15h51

(BFM Bourse) - Un traitement de la schizophrénie, développé en collaboration avec le géant des médicaments génériques Teva Pharmaceutical grâce à la technologie de la biotech montpelliéraine, a permis une forte réduction du risque de rechute.

Tandis que la cotation de Medincell doit reprendre vendredi matin, le carnet d'ordres sur Euronext Paris suggérait jeudi une vive appréciation du titre après l'annonce de résultats positifs pour son traitement de la schizophrénie mdc-IRM. Vers 15h30, 28.211 titres étaient demandés à l'achat, dont 24.528 "au prix du marché", pour seulement 3.405 titres proposés à la vente.

La filiale Teva Neuroscience du géant israélo-américain Teva Pharmaceutical Industries et MedinCell ont fait état jeudi, avant l'ouverture du Nasdaq (et tandis que la cotation du français avait été suspendue sur Euronext Paris dans l'attente de cette publication), du succès de l'étude "RISE", un essai de phase 3 (phase finale des essais cliniques avant une éventuelle commercialisation) évaluant l'efficacité du traitement expérimental de la schizophrénie, mdc-IRM (TV-46000).

Le suivi du traitement, un élément crucial

Medincell a développé une technologie, fondée sur la science des polymères, permettant d'administrer un principe actif sous forme d'un dépôt biorésorbable de quelques millimètres injecté en sous-cutané, délivrant régulièrement la dose thérapeutique nécessaire pendant plusieurs jours ou semaines (voire mois). L'intérêt de cette approche est de supprimer la nécessité d'avaler chaque jour sa dose de cachets, améliorant significativement l'efficacité des traitements alors que la mauvaise observance (oubli plus ou moins involontaire) des traitements de longue durée pour les maladies chroniques est considérée par l'OMS comme un problème majeur.

Une étude de l'Organisation mondiale de la santé a montré que la proportion de malades chroniques parvenant à bien suivre leur traitement était probablement inférieure à 50%, ce qui accroît le risque de complications et d'hospitalisations, diminue la qualité de vie des patients, favorise l'apparition de pharmacorésistances - et entraîne globalement un gaspillage de ressources précieuses. L'OMS estime même qu'une amélioration de l'observance des traitements aujourd'hui disponibles peut, en soi, se traduire par des résultats sanitaires plus importants que la mise au point de nouveaux médicaments.

Dans cet esprit, Medincell a justement choisi d'associer sa technologie à des molécules déjà connues et commercialisés, ce qui de plus simplifie le processus de développement et réduit fortement le risque d'échec. En l'occurrence, son projet mdc-IRM consiste en une forme à libération prolongée de la rispéridone, molécule prescrite chez des patients schizophrènes originellement sous la marque Risperdal par Johnson & Johnson. Et largement génériquée désormais, Teva étant aujourd'hui l'un des principaux fournisseurs.

Dans l'étude en question, les patients traités avec l'injection sous-cutanée expérimentale de rispéridone, soit une fois par mois (183), soit une fois tous les deux mois (179), ont atteint le critère d'évaluation principal, soit un délai statistiquement significatif avant une rechute psychotique. Le risque a été réduit de 80% dans le groupe ayant reçu une injection mensuelle et de 62,5% chez ceux ayant une injection tous les deux mois.

1% de la population mondiale touchée

On estime que 1% de la population mondiale développera au cours de sa vie une schizophrénie, trouble mental sévèrement handicapant affectant la façon des patients de penser, de se sentir et d’agir, pouvant apparaître à tout âge mais généralement entre l'adolescence et le jeune adulte. Cette maladie est caractérisée par une successions de phases de rémissions et de rechutes dans les premières années de traitement, chaque rechute comporte un risque biologique de perte fonctionnelle, d’apparition d’une résistance au traitement et de modifications de la morphologie du cerveau.

En outre, les patients n'étant généralement pas en mesure de prendre conscience de leur maladie et de ses conséquences, l'observance des traitements est faible, entraînant des coûts médicaux sociaux directs et indirects importants.

Au plan de la sécurité, aucun nouveau risque n'a été identifié par rapport au profil établit de la rispéridone, qui par ailleurs n'est pas dénuée d'effets secondaires, maux de têtes et insomnie étant les plus fréquents mais pas les seuls malheureusement. La sécurité et la tolérance à long terme de cette formulation injectable font l'objet d'un essai poussé chez 331 patients en parallèle, même si les résultats de celui-ci ne sont pas considérés comme nécessaires à la soumission d'une demande de mise sur le marché.

Guillaume Bayre - ©2021 BFM Bourse
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