(BFM Bourse) - La société britannique a livré ce mercredi une activité légèrement supérieure aux attentes sur le trimestre allant d'octobre à fin décembre. Burberry a aussi annoncé une amélioration séquentielle de sa croissance en Chine, un grand point d'attention du marché.
Le luxe n'a pas démarré l'année boursière sous les meilleurs auspices. Le compartiment est plombé depuis lundi par les nouvelles menaces de Trump sur les droits de douane.
Face au refus des Européens de voir les États-Unis s'emparer du Groenland, Donald Trump a indiqué vouloir instaurer des surtaxes douanières de 10 points de pourcentage sur huit pays européens dont la France, le 1er février.
Le lendemain, le pensionnaire de la Maison Blanche a menacé d'instaurer des droits de douane de 200% sur les vins et champagnes français, une menace que Trump a réitéré ce mercredi à Davos (sauf qu'il a parlé d'un taux de 100% et non pas de 200%).
"Le problème c'est que si Trump s'attaque aux vins et champagnes cela peut très bien être le fromage puis le luxe", expliquait un analyste.
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Richemont inquiète
La semaine dernière, le luxe avait déjà tangué après que le suisse Richemont (Cartier, Van Cleef & Arpels) livre son activité trimestrielle. Le groupe helvétique a beau avoir publié une croissance étincelante dans sa division joaillerie, l'ensemble du secteur a baissé en Bourse.
Certains analystes ont pointé des inquiétudes sur les marges de Richemont avec les effets de changes défavorables et l'envolée des cours de l'or.
Mais Morgan Stanley attribuait plutôt la chute du titre Richemont et de l'ensemble du secteur à la Chine.
"Comme le savent les observateurs du secteur, la principale raison pour laquelle l'action Richemont ont reculé après avoir enregistré des ventes trimestrielles très solides tient à la perception des investisseurs selon laquelle les progrès en Chine étaient médiocres (la Chine continentale a affiché une performance négative en glissement annuel pour le groupe au quatrième trimestre)" a pointé la banque américaine.
La publication de Burberry vient atténuer ces inquiétudes. Le maroquinier britannique, qui est actuellement dans une phase de redressement de ses ventes et de ses résultats, a publié ce mercredi son activité du troisième trimestre de son exercice clos en 2026, période qui va d'octobre à fin décembre.
Burberry a enregistré une croissance de ses ventes de 3% en données comparables, dépassant les attentes des analystes. Selon Citi, le consensus (la prévision moyenne des analystes) était logé à 2%.
Burberry rassure
Surtout, Burberry a fait état d'une accélération de ses ventes en "Grande Chine" (Chine, Hong Kong, Macao, Taïwan) où ses ventes ont progressé de 6% après une hausse de 3% au précédent trimestre. La société a précisé que les ventes avaient été portées par la clientèle locale, la "Gen Z" et les plus jeunes générations.
"Cette publication de Burberry devrait apporter un certain soulagement au secteur du luxe, compte tenu de l'amélioration séquentielle observée en Grande Chine", commente Deutsche Bank, notamment "après les indications de Richemont" la semaine dernière.
"Burberry a réalisé un troisième trimestre 2025/2026 solide, avec une hausse de 3% des ventes au détail, marquant ainsi un deuxième trimestre consécutif d'amélioration séquentielle. Les performances ont été généralement bonnes dans toutes les régions, avec une forte accélération en Grande Chine et en Asie-Pacifique", observe pour sa part le bureau d'études indépendant Alphavalue.
À la Bourse de Londres, Burberry prend 5,6% vers 16h25. À Paris, le luxe regagne des couleurs. LVMH avance de 2,5%, Hermès gagne 1,1% et Kering gagne 2,11%.
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