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Loreal : Boosté en 2019 par l'e-commerce et l'Asie, L'Oréal bat un nouveau record en Bourse

vendredi 7 février 2020 à 12h18
L'Oréal à un sommet historique en Bourse

(BFM Bourse) - L'Oréal enregistre sa plus forte croissance annuelle depuis 2007, ses ventes ayant notamment été dopées par le luxe, le e-commerce et l'Asie, et atteint un sommet historique en Bourse. Le géant français des cosmétiques dit toutefois s'attendre à un "impact momentané" du coronavirus sur ses ventes en Asie.

Parce qu'il le vaut bien, le géant français des cosmétiques atteint un nouveau plus haut historique en Bourse vendredi matin, à la faveur de résultats annuels convaincants. Porté depuis lundi par le rebond généralisé du marché parisien, le titre L'Oréal a encore accéléré à l'ouverture des échanges vendredi (2,8%) et domine toujours le palmarès de l'indice phare peu avant 10h15 avec un gain de 2,4% à 274,2 euros, ce qui porte son avance hebdomadaire à près de 9%. L'action du n°1 mondial de l'industrie cosmétique a même touché un sommet historique dans les premiers échanges, à 278,5 euros. Sa capitalisation boursière atteint 153 milliards d'euros, ce qui conforte son statut de deuxième valorisation du marché parisien, derrière LVMH (209 milliards d'euros) mais nettement devant Total et Sanofi (118 milliards d'euros chacun).

La performance enregistrée ce jour est d'autant plus remarquable qu'elle est à mettre en perspective avec le recul des valeurs du luxe (-0,5% pour LVMH et Kering) qui pâtissent de l'avertissement de Burberry, le groupe britannique ayant évoqué un "impact négatif important" de l'épidémie de coronavirus sur la demande de luxe.

Plus forte croissance annuelle des ventes depuis 2007

Porté par le luxe, l'Asie, la dermo-cosmétique ou encore le e-commerce, L'Oréal a signé un exercice 2019 record. Sur l'ensemble de l'année, les revenus du groupe ont progressé de 8% à données comparables (à structure et taux de change identiques) et atteignent 29,8 milliards d'euros. Le bénéfice net part du groupe a en revanche été freiné par des éléments non-récurrents (dépréciations d’actifs, résultat net des activités abandonnées, coûts de restructuration) qui se sont élevés à plus de 600 millions d'euros, et recule à 3,75 milliards d'euros (contre 3,89 milliards en 2018). Hors éléments exceptionnels, ce bénéfice net progresse néanmoins de 9,3% à 4,35 milliards d'euros. Quant à la marge d'exploitation, elle s'est inscrite à 18,6% -un record- contre 18,3% un an auparavant.

Après un 3e trimestre meilleur que prévu qui avait déjà porté le géant des cosmétiques à un plafond historique, L'Oréal a encore accéléré sur les trois derniers mois de l'année 2019, où son chiffre d'affaires a bondi de 9,6% à données comparables pour s'établir à 7,9 milliards d'euros, une performance à comparer à la croissance de 7,8% enregistrée lors des trois mois précédents.

"L'Oréal clôture la décennie avec sa meilleure année de croissance depuis 2007 (...) et un excellent quatrième trimestre, dans un marché de la beauté toujours très dynamique", s'est félicité Jean-Paul Agon, le PDG du groupe, cité dans le communiqué.

Le luxe et le e-commerce surperforment nettement le marché mondial

Dans le détail, toutes les divisions du groupe ont vu leur chiffre d'affaires progresser sur l'ensemble de l'année. Les deux principales divisions, les produits grands public et L'Oréal Luxe, ont respectivement vu leurs revenus croître de 3,3% et 13,8% en données comparables, à 12,75 et 11 milliards d'euros. La branche dédiée aux produits de beauté haut de gamme (avec ses marques phares Lancôme et Yves Saint Laurent) a notamment pu compter sur des lancements réussis de parfums. Dans un entretien accordé aux Échos jeudi, Jean-Paul Agon se félicitait de la capacité du groupe à surperformer le marché : "L'Oréal a prouvé qu'il pouvait croître plus vite que ses concurrents dans un marché de la beauté en progression de l'ordre de 5,5% ces deux dernières années, le plus dynamique que nous ayons connu depuis plus de 20 ans. Cela est dû au développement des classes moyennes dans le monde, et surtout à l'appétit pour les produits et les marques de beauté, en particulier dans les nouveaux marchés".

La division "Cosmétique active" qui regroupe les marques La Roche-Posay, Vichy ou encore Roger&Gallet, a également vu ses revenus décoller de 15,5% en comparables, à 2,66 milliards d'euros. Jean-Paul Agon met également l'accent sur la progression spectaculaire du e-commerce qui "facilite l'accès aux marques dans beaucoup de pays, par exemple en Inde en en Chine, où il n'y a pas forcément de magasins à proximité". "C'est un marché qui, au niveau mondial, a connu une progression de 27% en 2019. Mais chez L'Oréal, elle a été deux fois plus rapide : 52,4% en 2019" relève le dirigeant. Les ventes en ligne représentent aujourd'hui 15,6 % des revenus du groupe, contre 6,5% il y a 3 ans.

Moteur de la croissance, l'Asie devient la première région du groupe

Forte d'une croissance une nouvelle fois exceptionnelle en 2019 (+25,5% en comparables), l'Asie-Pacifique ravit à l'Europe de l'Ouest le statut de première zone géographique de L'Oréal en termes de chiffre d'affaires, à 9,65 milliards d'euros contre 8,27 milliards d'euros pour le Vieux Continent (+1,8% en comparables). "L'Asie est une zone stratégique (...) et est devenue le premier moteur de croissance du groupe" indiquait Jean-Paul Agon dans son entretien aux Échos.

"La croissance du quatrième trimestre est notamment tirée par la performance exceptionnelle de la Journée des Célibataires (11/11) en Chine, pays où l’activité est en croissance tout au long de l’année et où le groupe gagne des parts de marché significatives" précise L'Oréal dans son communiqué. Le groupe ajoute que si la fin d'année a été "remarquable en Chine", il enregistre "également de belles progressions en Corée du Sud, en Inde, en Indonésie ou encore en Malaisie".

"Impact momentané" du coronavirus en Asie

Dans le contexte actuel de propagation du coronavirus, L'Oréal se veut plus rassurant que Burberry et indique anticiper un "impact momentané" sur le marché de la beauté en Asie, tout en précisant qu'il est "encore trop tôt pour l'évaluer". Le groupe a reconnu que la crise sanitaire aurait "des conséquences sur la consommation, dont l'ampleur dépendra de la durée".

"Nous avons déjà eu des expériences de ce type, avec le SRAS en 2003 et le MERS en 2015. A chaque fois, nous avons constaté qu'après une période de perturbation, la consommation reprend rapidement, et de manière plus forte", souligne même Jean-Paul Agon. Cette crise, ajoute-t-il, "ne remet donc pas en cause notre confiance sur le moyen et long terme".

L'Oreal emploie 12.000 personnes en Chine et 12.000 autres personnes travaillent à la commercialisation de ses produits. Fermés durant les célébrations du Nouvel An lunaire, les sites chinois du groupe français doivent rouvrir lundi, a conclu le dirigeant sans préciser si ces réouvertures concernaient également les sites de production.

Quentin Soubranne - ©2020 BFM Bourse
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