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Genfit : Le succès de son traitement dans une maladie du foie de bon augure pour Genfit

jeudi 6 décembre 2018 à 10h02
Carton plein pour Genfit avec élafibranor dans une maladie chronique du foie

(BFM Bourse) - La biotech lilloise annonce le succès d'une étude sur l'élafibranor dans une maladie chronique du foie (la PBC), avec des résultats qui se comparent favorablement à ceux du seul traitement aujourd'hui homologué. Un bon signal pour l'entreprise au moment où elle veut convaincre les investisseurs américains en s'introduisant au Nasdaq.

A rebours d'une baisse de plus de 1% du marché parisien, l'action de la société de biotechnologies Genfit grimpe de 7,13% jeudi à 21,64 euros vers 09h45, au vu des résultats positifs d'une étude de phase 2 (étape intermédiaire dans les essais cliniques) dans la cholangite biliaire primitive (PBC), une maladie rare qui réduit la capacité du foie à éliminer des toxines, et peut conduire à la fibrose des tissus hépatiques voire à la cirrhose.

Dans un communiqué publié avant Bourse, Genfit annonce que l'essai de phase 2 visant à évaluer l'efficacité et la sécurité d'emploi d'élafibranor en tant que traitement de seconde intention pour des patients adultes atteints de PBC ne répondant pas à l’acide ursodésoxycholique (UDCA), une molécule générique qui constitue le traitement de base, a pleinement rempli ses objectifs d'évaluation.

Critères principal et secondaires atteints

Sur le critère principal consistant à mesurer la concentration sérique d’alkaline phosphatase (ALP, un marqueur reconnu de la cholangite biliaire primitive) après 12 semaines de traitement a montré une diminution de 48% à la dose de 80 milligrammes d'élafibranor et de 41% à 120 milliagrammes, alors que la concentration d'ALP a au contrairement légèrement augmenté (+3%) chez les patients sous placebo. Bien qu'il y ait, comme le souligne Oddo BHF, des limites au fait de comparer deux études au design différent, l'Ocaliva du californien Intercept que l'agence américaine du médicament a homologué en mai 2016 a affiché (en phase finale d'essais) un taux de réponse moins important soit une diminution de la concentration d'ALP de 33 à 39% seulement suivant les doses.

Par ailleurs, sur le critère secondaire constitué d'un score composite -sur lequel la Food and Drug Administration s'est appuyé pour homologuer l'Ocaliva- la molécule de la biotech française a obtenu un taux de réponse de 67% et 79% aux doses de 80 et 120 milligrammes respectivement, contre 47 à 46% lors de la phase 3 d'Ocaliva, même si une comparaison directe de deux études distinctes (celle de l'américain comportait notamment un plus grand nombre de patients) n'est pas automatiquement pertinente. Néanmoins, au yeux des spécialistes d'Oddo, "les résultats communiqués ce jour, sont très encourageants pour les patients atteints de PBC".

De clairs avantages potentiels par rapport à l'Ocaliva

"Les résultats de cet essai clinique sont très impressionnants, notamment la réduction importante de l’ALP en seulement douze semaines", a souligné pour sa part le Velimir Luketic, attaché à la division de gastroentérologie, hépatologie et nutrition, de la Virginia Commonwealth University School of Medicine à Richmond, en soulignant qu'un nombre important de patients n'est pas en mesure de bénéficier des thérapies actuelles que ce soit l’acide ursodésoxycholique (le générique) ou l'acide obéticholique (Ocaliva), soit parce qu’ils n’y répondent pas, soit en raison d’effets secondaires intolérables. Oddo BHF rappelle en effet les doutes sur la sécurité d’emploi de l’Ocaliva qui entraîne de fréquents effets secondaires (démangeaisons et impact négatif sur les lipides). Pire, des cas de décès ont conduit la FDA à mettre à jour la notice du traitement d'Intercept en février dernier en imposant d'ajouter un sévère avertissement.

A contrario, l'élafibranor ne génère pas plus d'effets secondaires que le placebo. Qui plus est, en parallèle des réductions importantes d’ALP, les patients ayant reçu la molécule ont montré des améliorations sur d’autres marqueurs de la PBC et des marqueurs métaboliques comme le cholestérol total et les triglycérides. Une amélioration du prurit (démangeaisons) a même été observée et sera confirmée dans une étude plus longue.

Vers une prochaine entrée en phase finale d'essais

"Nous sommes ravis des résultats de notre étude de Phase 2. Nous pensons que la force des éléments de preuve d’efficacité sur un critère d’évaluation de substitution reconnu pour l’enregistrement, ainsi que le bénéfice potentiel en matière de prurit permettent de se projeter vers une entrée rapide du programme en phase 3 dans la PBC. Cette étude valide clairement le rationnel d'elafibranor, notre double agoniste des PPAR alpha et delta, dans la PBC, avec l’objectif de traiter une grande majorité des patients ciblés tout en améliorant potentiellement leur qualité de vie", a déclaré le PDG de Genfit, Jean-François Mouney.

Ces bons résultats interviennent alors que le groupe a annoncé le mois derniers qu'il avait déposé confidentiellement un projet de document d'enregistrement auprès de la Securities and Exchange Commission en vue d'une introduction sur le marché américain (Nasdaq selon toute probabilité). A la suite du dépôt du dossier, l'entreprise est soumise à une période de confidentialité pendant laquelle elle ne peut règlementairement pas évoquer les conditions envisagées de l'opération.

Guillaume Bayre - ©2018 BFM Bourse
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