(Trading) Une TOYOTA, même badgée LEXUS restera toujours une TOYOTA, et n' aura donc jamais l'
aura d' une MERCEDES par exemple. La marque prémium de TOYOTA ne se démonte pourtant pas et
commercialise donc un nouveau coupé-cabriolet sur la base de sa familiale LEXUS. Pour LEXUS ce n'
est cependant pas une première. La marque avait déjà lancé un coupé-cabriolet en 2001. Il s'
agissait du SC 430 qui a connu un certain succès aux Etats-unis, mais qui a fait un véritable "
flop " sur le vieux continent. N' est pas MERCEDES qui veut. L' IS 250 C se montre cependant
moins puissante que la SC 430 et ce pour " ratisser " un peu plus large. Lexus compte séduire une
clientèle plus habituée à poser ses fesses dans les intérieurs cossus et rassurants des
cabriolets 4 places MERCEDES, BMW et AUDI parfois pourvus d' une " simple " capote en toile.
Lexus présente en effet le toit rigide de l' IS 250 c comme un argument de choc face aux capotes
en toile. Le toit rigide présentant l' avantage, non négligeable selon Lexus, de ne pas être
vulnérable aux actes de vandalisme lorqu' on laisse sa décapotable garée dans la rue. Mouais...
On veut bien, mais il faut quand même avouer que la clientèle de ce type de voitures habite quand
même rarement dans le 93 et laisse tout aussi rarement dormir sa voiture dehors. Mais bon, face aux
spécialistes allemands, il faut bien essayer de vendre son produit, qui reste totalement dépourvu
d' image. Or chacun sait, que dans ce créneau, l' image est primordiale. Celui qui a les moyens
de se " payer " ce type d' autos, aiment quand même bien avoir un blason valorisant au bout de
son capot.
Parmi les défauts, on notera le volume du coffre dérisoire en configuration toit ouvert, ce qui
pour une 4 places est plutôt sérieusement " embêtant ". Partir en week-end à quatre en devant
laisser ses bagages sur le trottoir en rebutera plus d' un. Le moteur est quant à lui un modeste
V6 de 2.5 litres de cylindrée. Pas de quoi faire rêver donc, à fortiori dans cette catégorie. Le
3 litres de 318 chevaux, plus convaincant, et commercialé aux USA, ne traversera, hélas, jamais
l' atlantique. Avec un poids tout de même important, la Lexus IS 250 c a donc plus de chances de
se faire des copains parmi les veaux qui affichent probablement des performances similaires aux
siennes, que de tenir la dragée haute aux teutonnes. La Lexus IS 250 ne procurera en effet aucun
frisson à son propriétaire. Et pour le prix c' est plutôt " embêtant ".
La Lexus IS 250 c s' affichera en effet à pas moins de 49 900 euros en version Luxe, et à 57 900
en version Executive. Pour un véhicule sans la moindre image, aux performances ternes et à la
tenue de route timide, cela commence à faire beaucoup. Beaucoup trop. On voit en effet mal qui
pourra être séduit par ce qu' il convient d' appeler un sous-produit. A défaut de pouvoir
concurrencer les ténors du " milieu ", il aurait été bien plus judicieux pour TOYOTA de se
distinguer en commercialisant une version hybride de sa Lexus IS 250 C par exemple.