(Trading) En pleine crise financière, l' illustre SARKOZY avait cru bon de tirer à boulets rouges
sur les TRADERS. Il faut préciser que " l' épisode " KERVIEL avait défrayé la chronique. L'
occasion était donc trop belle pour ne pas en profiter. Par la suite, " on " avait quand même
expliqué au complexé de l' Elysée qu' il n' était pas forcément bon de tirer sur les
financiers en général et les TRADERS en particulier. La crise financière pouvait en effet
représenter une occasion unique pour PARIS. La CITY de LONDRES connaissait, une fois n' est pas
coutume, de sérieux déboires. C' était donc l' occasion du siècle martelait-on à SARKOZY qui
continuait à faire la sourde oreille. SARKOZY a en effet toujours détesté les financiers. Ils n'
aiment pas ces " gens " qui agissent dans l' ombre, alors que lui fait tout le contraire, en
faisant de la " mousse " en public. Mais, lui répétait-on, la CITY était à terre, et il
fallait donc en profiter. L' occasion ayant en effet peu de chances de se représenter. PARIS n'
ayant en effet jamais été crédible sur le terrain des places financières. Pour un pays comme la
France, c' est un handicap certain. Il faut dire que la volonté de devenir une place de premier
plan n' a jamais été réellement affichée. Aucun président de la République française n'
ayant été en effet fan du monde financier. Déjà de son temps, F. MITTERRAND avait un "
problème " avec les financiers. Le phénomène n' est donc pas vraiment nouveau et explique la
raison pour laquelle PARIS n' est jamais devenue une place financière digne de ce nom. Avant la
crise, les places anglo-saxonnes étaient donc à des années-lumières de PARIS, qui n' ayant pas
peur de le dire, n' a toujours attiré que les...LOSERS avec un grand " L ". Aucun Financier n'
a en effet jamais rêver de faire carrière à PARIS. Pour se " griller " dans le monde entier, il
n' y a pas mieux. PARIS restait donc condamner à jouer les seconds couteaux. La crise a changé la
donne, ou en tout cas, pouvait la changer. La déroute de NEW-YORK, et donc de la CITY était en
effet une occasion unique. Christine LAGARDE qui n' est pas forcément idiote à plein temps, l' a
compris avant les autres. La plus " américaine " des françaises a en effet compris bien avant
son maître absolu, qu' il fallait faire quelque chose. Mais SARKOZY ne voulait pas en entendre
parler. Notre " capricieux " national restait camper sur ses positions en ne voulant pas entendre
parler des Financiers purs et durs qu' ils détestent par dessus tout. LAGARDE ne lâchera
cependant jamais prise, et continua de promouvoir son idée.
Peu à peu, l' indécrotable SARKOZY commença à pourtant se laisser convaincre. En écoutant
bien, il était même possible d' entendre de sa part, que PARIS pouvait devenir une grande place
financière digne de ce nom. Si si, il l' a bien dit. Pas souvent certes, mais il l' a dit. A
force d' entendre les arguments de son petit caniche préféré, alias C. LAGARDE donc, il en fût
même convaincu. Il commença même à en rêver d' autant que SARKOZY adore réussir là où les
autres, et notamment ses prédecesseurs, essuyent de cuisants échecs. Cela flatte en effet son égo
qui a tant besoin de cela. Son dernier coup en date en la matière : la TVA à 5.5 % évidemment. Se
" payer " CHIRAC, son ennemi préféré, était en effet une occasion qu' il ne pouvait en effet
pas rater. Tout le monde pouvant en effet s' apercevoir que SARKOZY ne fait pas les choses dans l'
intérêt général, mais pour flatter son " petit " égo un rien défaillant. L' idée de
faire-enfin-de PARIS une place financière digne de ce nom a donc commencé à vraiment plaire au
complexé du Faubourg Saint Honoré.
Mais voilà que la BNP-PARIBAS se fait bêtement " pièger " avec la fameuse histoire des bonus.
Et le moins que l' on puisse dire c' est que cela tombe mal pour PARIS. Très mal même. Alors que
SARKOZY était désormais convaincu de la nécessité de faire de PARIS une grande place
financière, voilà qu' une nouvelle polémique naît au plus mauvais moment. En plein été, en
pleines vacances de sa Majesté. Et bien entendu, il fallait-une fois encore-tout faire pour calmer
ce peuple de demeurés. En plein été, il a donc fallu ressortir la machine à " démago " qu'
on avait rangé pour les vacances. LAGARDE a donc demandé un rapport dans l' urgence, mais à
rendre à la...fin de l' année, en ajoutant quelques heures plus tard qu' il était normal que
les TALENTS soient rénumérés à leur juste valeur. SARKOZY, quant à lui, se contentant d'
utiliser la machine à " démago " remise en marche spécialement pour lui.
Cette " histoire " des bonus arrive donc au plus mauvais moment, et risque bien de mettre un terme
au grand projet de PARIS en matière de Finance. Pour une fois que SARKOZY était enfin d' accord,
cela tombe en effet au plus mal. L' occasion est donc en phase d' être loupée. Ces fouille-merde
de LIBERATION auraient en effet pû faire une effort pour fermer leurs gueules même si le sujet est
vendeur auprès du " brave " peuple. SARKOZY a cependant sa méthode habituelle, à savoir celle
de faire le dos rond quand la polémique naît. Il suffisait juste de donner rendez-vous après les
vacances, une fois que le bon peuple aura de nouveau le nez dans le guidon. Reste à savoir à
présent si PARIS a vraiment les moyens de ses ambitions pour devenir une place financière digne de
ce nom. Très honnêtement, la mentalité française ne le permettra pas. C' est dommage, car il
est vrai que la déroute de la CITY était une occasion unique qui ne risque pas de se reproduire de
sitôt. Paris ne sera jamais une place financière. Quand à la CITY, elle est de nouveau prête à
le devenir. GORDON BROWN se contentant de " jouer " les offusqués pour mieux " enfumer " son
peuple au moins aussi demeuré que celui de SARKOZY.
Les meilleurs TRADERS continueront de fuir la France, c' est une certitude. Heureusement que les
plus grandes françaises ont des filiales au sein de toutes les places financières du monde. C'
est déjà ça.