(Trading) Sur les trois premiers trimestres de l'année, le nombre de ménages surendettés a
atteint le chiffre peu glorieux de 162 171. En comparaison du chiffre de 137 842 de la même
période de l'année dernière, l' augmentation est donc flagrante, pour ne pas dire inquiétante.
Les situations des ménages surdendettés sont de plus en plus problèmatiques. La procédure
exeptionnelle de " rétablissement personnel ", consistant à effacer complètement les dettes
d'un ménage en contrepartie de la vente la totalité de son patrimoine, a été déclenchée
déjà pas moins de 32 000 fois depuis le début de l'année, contre 25 000 durant la même
période un an plus tôt. La situation devient donc particulièrement préoccupante. La crise n'a
fait évidemment qu'accélérer les choses.
On notera également que la moyenne de surendettement des ménages atteint un niveau très élevé
comparativement à d'autres pays. En France, il est en effet de 40 000 euros par dossier, contre
deux fois moins en Allemagne, et 18 000 euros en Belgique par exemple.
La faute est évidemment à mettre sur le dos du crédit à la consommation qui s'est sérieusement
développé depuis les années 80. Le crédit " revolving " est évidemment montré du doigt,
même si le gouvernement a recemment refusé d'interdire cette pratique qui fait pourtant des
ravages au sein des ménages peu avertis. Christine Lagarde ayant évoqué à ce sujet que le
secteur créait des emplois, et que c'était donc plus important que le fait que certains ménages
finissent par être surendettés.
Pour rappel, le crédit " revolving " consiste à mettre à dispositon des sommes très
importantes en échange de rénumérations très élevées censées couvrir le risque plus
important. Sur le principe, c'est le même " délire " que le " subprime " donc chacun sait où
il nous a mené. L'histoire n'est finalement toujours qu'un éternel recommencement.
Ci-dessous, la nouvelle proposition du CREDIT AGRICOLE, à savoir la CARTE DOUBLE FACE. En fait, ce
système existe depuis des lustres dans les pays anglo-saxons. Il consiste à laisser le choix au
consommateur lors de l' achat d'un crédit. Soit il le règle au comptant de manière très
classique, soit il a la possibilité de le faire à crédit. Bien évidemment, le crédit en
question a un coût très élevé. De l'ordre de pas moins de 17.5 % en l'occurence concernant
l'offre du CREDIT AGRICOLE. Ce système dangereux favorise en effet l'achat dit " compulsif "
dont un grand nombre de consommateurs est sujet. Mais tant que cela rapport du cash aux banques, et
à l'état par le biais de la TVA notamment, cela ne semble pas poser de problèmes à quiconque,
sauf aux consommateurs qui risquent d'avoir de sacrés surprises, avec à terme un risque de
surendettement évidemment.