bonjour à tous, ce n'est pas de moi, je tenais à vous faire profiter d'un mail de mon brooker
compte tenu de tous les commentaires sur l'or qui sont publiés j'ai pensé que vous ne
rechigneriez pas à un peu de lecture supplémentaire
si cela peu vous aider à en tirer des conclusion des conclusions.
Commentaires de marchés - 23 novembre 2009
Pourquoi acheter de l'or ?
Trois moteurs ont propulsé les marchés d'actions cette année : la baisse de la prime de
liquidité, l'amélioration du résultat des sociétés et la révision en hausse de la croissance
mondiale. Le premier moteur est désormais totalement éteint et il faut s'en féliciter. La
liquidité est en effet quasiment revenue à son niveau habituel et ne constitue plus un obstacle au
bon fonctionnement des marchés financiers. Les deux autres moteurs sont pour l'instant au point
mort. Les entreprises ont publié leurs résultats du 3ème trimestre et il faudra attendre la fin
janvier 2010 avant d'avoir ceux du 4ème trimestre. L'économie mondiale est sortie de la
récession, ce n'est plus un scoop. Mais les investisseurs restent sceptiques sur l'évolution de
la croissance en 2010 et s'interrogent sur la capacité des entreprises à augmenter leurs chiffres
d'affaires et leurs profits tant que le marché de l'emploi ne s'améliorera pas. En l'absence
de statistiques encourageantes sur l'emploi, les indices auront du mal à franchir un nouveau
palier. C'est dans cette perspective que nous interprétons le recul de 2% du CAC cette semaine.
Si le marché des actions fait pâle figure, le marché de l'or est en pleine forme. L'once d'or
a franchi la barrière des 1150 dollars, soit une hausse de 33% depuis le début de l'année. Comme
le rappelle le site Breaking Views, le prix du métal jaune dépend des mêmes trois facteurs
universels : l'offre, la demande et l'environnement financier. Breaking Views signale que la
production (2414 tonnes en 2008) risque de plafonner en 2010 et au-delà avant que de nouvelles
exploitations ne soient opérationnelles. Du côté de la demande, celle des joailliers et des
industriels est en berne (cf. les Echos du 20 Novembre). La seule demande qui progresse est celle
qui vient des investisseurs financiers, banques centrales en particulier.
Pourquoi acheter de l'or ? Tout dépend des conditions financières. L'or est un actif dont le
rendement est nul avec un Price Earning infini (Cours/Bénéfices) .
En dehors des cas extrêmes (guerres, révolutions...), l'achat d'or ne se justifie qu'en termes
de protection contre un éventuel effondrement de la monnaie, ce qu'on appelle le débasage.
Celui-ci peut avoir pour origine une flambée d'inflation (les années 70) ou une crise de change.
Examinons le cas des trois grandes monnaies : yen , euro, dollar. A priori, on ne sent pas le Japon
hanté par la hausse des prix et on peut faire confiance à J-C Trichet pour éteindre l'inflation
européenne à sa source. Ni yen, ni euro ne semblent par ailleurs menacés par une crise de change.
Reste le cas du dollar. Les états-Unis sont endettés sur le plan intérieur et extérieur, sur le
plan privé et public. Ils continuent de mener une politique monétaire ultra expansionniste. Le
risque de débasage du dollar n'est donc pas nul.
Que faire pour couvrir ce risque ? Eh bien, le mieux est de réduire ses actifs en dollars. C'est
ce qu'essayent de faire les banques centrales, comme la Banque de Chine, qui sont obligées pour
des raisons techniques, financières et économiques, d'accumuler des dollars dans leurs réserves
de change. Alors, elles diversifient à la marge, en achetant de l'euro, du yen et bien sûr de
l'or.
En revanche, les investisseurs qui ne sont pas soumis aux mêmes contraintes que les banques
centrales, peuvent fortement réduire le poids de leurs actifs en dollars dans leurs portefeuilles.
Doivent-ils en plus acheter de l'or ? Rappelons les points suivants. 1/ l'or est libellé en
dollar ; en cas de chute du billet vert, sa performance exprimée en euros en sera nettement
affectée ; 2/ acheter un actif à rentabilité nulle, dont le prix dépend pour l'essentiel de
l'évolution des conditions financières, est tout sauf un placement de père de famille ; 3/ les
politiques monétaires peuvent se durcir plus rapidement que prévu, ce qui serait fortement
préjudiciable au prix du métal jaune. Bref, on achète de l'or si on est une banque centrale ou
si on croit à une crise violente sur le dollar. Sinon, on s'abstient.
