Bourse > Eurazeo > Eurazeo : Priorité à la gestion du portefeuille en 2008 pour eurazeo
EURAZEOEURAZEO RF - FR0000121121 RF - FR0000121121   SRD PEA PEA-PME
77.590 € +0.39 % Temps réel Euronext Paris
77.290 €Ouverture : +0.39 %Perf Ouverture : 77.750 €+ Haut : 77.100 €+ Bas :
77.290 €Clôture veille : 78 489Volume : +0.11 %Capi échangé : 5 609 M€Capi. :

Eurazeo : Priorité à la gestion du portefeuille en 2008 pour eurazeo

tradingsat

PARIS (Reuters) - Après une année 2007 faste, Eurazeo entend se concentrer sur la gestion de son portefeuille d'actifs dans un marché peu propice aux opérations de LBO même si l'importance de ses placements dans des sociétés cotées lui permet de saisir d'éventuelles opportunités.

Patrick Sayer, le président du directoire de la société d'investissement, a souligné vendredi devant la presse et les analystes que ce portefeuille était jeune et qu'aucun des actifs ne connaissait de problème de refinancement.

Fort des plus-values encaissées sur les cessions de Fraikin et Eutelsat début 2007, puis du profit de dilution enregistré sur le retour en Bourse de Rexel au printemps, Eurazeo a enregistré en 2007 un résultat net record de 911,5 millions d'euros.

La société a parallèlement acquis le gestionnaire de parking Apcoa puis le spécialiste de l'hygiène Elis, une opération initiée au début de l'été qu'il à bouclée à l'automne malgré la crise des marchés du crédit qui paralyse aujourd'hui le marché des LBO.

Avec 35% de titres cotés, essentiellement Danone, Air Liquide et Veolia Environnement, et le reste en "capital investissement", le portefeuille d'Eurazeo présente un bon équilibre dans l'environnement actuel, a estimé Patrick Sayer.

Il n'a pas exclu que des arbitrages éventuel l'amènent à augmenter la part des titres cotés, au vu notamment de la faiblesse des Bourses, soulignant que ceux-ci offrent en outre, par leur liquidité, une forte capacité de réaction au groupe pour saisir des opportunités.

"Les équipes travaillent un peu moins sur de nouveaux dossiers, mais il y en a quand même", a-t-il dit.

FORTE DÉCOTE

Au passage, il a indiqué qu'Eurazeo était prêt à se renforcer dans Rexel si un de ses partenaires dans la holding de contrôle du groupe de distribution de matériel électrique, Clayton Dubilier & Rice et Merrill Lynch Private Equity, souhaitait se désengager.

En recul limité à près de 8% depuis le début de l'année, le titre Eurazeo accuse une baisse de 30% par rapport à son plus haut historique de 115,25 euros touché en mai 2007.

Son dernier cours, 81,06 euros en fin de matinée, présente une nette décote par à l'actif net par action de 104 euros constaté fin 2007, ce dernier se rapprochant de l'actif net réévalué qu'Eurazeo ne communique pas.

Pour des raisons comptables, cet actif net n'intègre en outre pas une plus-value équivalente à 5 euros par action constatée lors de la cession des murs de la chaîne hôtelière B&B, propriété du groupe, à la filiale immobilière ANF.

"Je n'arrive à m'expliquer le fait que nous ayons souffert autant que d'autres dont les titres cotés ont beaucoup plus baissé que les nôtres", a dit Patrick Sayer, dans une allusion très claire au grand rival Wendel.

"Je ne vois pas pourquoi on ne reviendrait pas à parité par rapport à notre ANR", a-t-il dit, ajoutant que l'objectif était de parvenir un jour à une "prime significative" par rapport à celui-ci.

Si la période actuelle fait qu'Eurazeo ne peut rêver aux TRI (taux de rendement interne) dégagés sur les actifs cédés entre 2005 et 2007, d'un niveau de 53%, le président du directoire a indiqué que des taux de plus de 15% par an "restent complètement possible".

Il a enfin insisté sur la stabilité de l'actionnariat après l'arrivée à échéance, fin 2007, du pacte qui liait la société familiale SCHP et le Crédit agricole, soulignant que celui-ci n'avait d'autre but, quand il a été signé, que de défendre Lazard d'une "agression" via Eurazeo.

Patrick Sayer a noté que le Crédit agricole avait assuré qu'il n'était pas vendeur de sa participation (16,2% du capital et 23,5% des droits de vote) et que celle de SCHP pourrait fluctuer au gré des intérêts des membres de la famille David Weill mais qu'elle devrait rester entre 20% et 25%.

Yann Le Guernigou

Copyright (C) 2007-2008 Reuters


Je donne mon avis

TÉLÉCHARGEZ GRATUITEMENT L’APPLI
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez nos CGU et l'utilisation de cookies afin de réaliser des statistiques d'audiences et vous proposer une navigation optimale, la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux ainsi que des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts.
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies...