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Eos imaging : "nous évaluons notre marché cible à plus de 2 milliards par an"

(Tradingsat.com) - La récente introduction en bourse d'EOS Imaging imaging a un montré un fort engouement des investisseurs pour la nouvelle modalité d'imagerie médicale en 2D et 3D, à faible dose d'irradiation, développée et commercialisée par la société. Marie Meynadier, sa directrice générale, nous explique en quoi la technologie d'EOS® – fondée sur les travaux du prix Nobel Georges Charpak - est révolutionnaire et pourquoi elle va s'imposer dans la chaîne de soin.

Tradingsat.com : Qu'apporte EOS par rapport aux dispositifs d'imagerie médicale existants ?

Marie Meynadier : EOS existe ! Le système est déjà implanté sur 42 sites dans dix pays ; 12 machines ont été vendues au second semestre 2011, et 16 sur l'ensemble de l'année. La première particularité d'EOS est de cibler l'imagerie ostéo-articulaire – c'est à dire des os et des articulations - ou orthopédique. C'est une imagerie de spécialité qui n'avait - avant EOS – pas fait l'objet d'une innovation dédiée.

Tradingsat.com : Pourquoi prescrire un examen avec EOS plutôt qu'une radiographie traditionnelle, un scanner ou une IRM ?

Marie Meynadier : Parce que c'est la seule modalité d'imagerie qui va permettre de voir vos articulations et votre squelette en trois dimensions, en position debout, tout en vous irradiant le moins possible. Avant EOS, la seule façon d'obtenir des clichés d'ensemble en trois dimensions était de coucher le patient dans un scanner, dans une position non « fonctionnelle » qui risque de fausser le diagnostic. L'angle d'une scoliose n'est pas le même en position couchée ou debout par exemple. Autre cas, avant de poser une prothèse du genou, un chirurgien a la possibilité de comprendre l'équilibre 3D d'ensemble du patient afin d'ajuster les plans de coupe du fémur et du tibia.

Tradingsat.com : Financièrement, un cabinet d'imagerie a-t-il intérêt à acheter une machine EOS ?

Marie Meynadier : La productivité de la machine EOS est très élevée : jusqu'à 100 examens complexes par jour. EOS réalise en effet en moins de 4 minutes un examen pour lequel les technologies concurrentes nécessitent 12 à 30 minutes. C'est donc une technologie rentable du moment qu'elle est utilisée par des professionnels de santé qui pratiquent couramment le diagnostic ou la prise en charge thérapeutique des pathologies ostéo-articulaires. C'est pourquoi nous nous adressons à des centres de soin qui ont une activité orthopédique importante. Nos statistiques montrent que pour un cabinet privé de radiologie en France, l'installation d'EOS entraîne une croissance des revenus par le recrutement de nouveaux prescripteurs d'examens d'imagerie, orthopédistes par exemple. De même, pour un cabinet privé d'orthopédie aux Etats-Unis, EOS va également constituer un fort avantage concurrentiel.

Tradingsat.com : Toujours sur le plan économique, comment s'inscrit EOS dans la contrainte budgétaire des systèmes de santé ?

Marie Meynadier : Un patient qui « passe » un examen avec EOS est remboursé par la Sécurité Sociale et les mutuelles. Il bénéficie des tarifs de remboursement existants. Et il est remboursé, de la même façon qu'il est remboursé pour un examen d'IRM, de scanner ou de radiographie. Cela ne coûte pas forcément plus cher tout en apportant un bénéfice prouvé en termes de diagnostic. Les examens effectués avec les solutions d'imagerie actuelles sont sources d'erreur d'appréciation de la pathologie ou d'erreur dans le calcul des paramètres cliniques du patient. Ce qui peut se traduire in fine par des usures prématurées de prothèses et des révisions qui pourraient être évitées.

Tradingsat.com : Vous êtes le seul fabricant d'EOS, alors qu'il y a plusieurs fabricants de scanners, d'IRM…

Marie Meynadier : EOS n'a pas de concurrent direct du fait de sa technologie propriétaire de détection et de reconstruction 3D. Nous sommes les premiers, notre technologie est protégée par plusieurs brevets qui couvrent à la fois les aspects matériels et logiciels du produit.

Tradingsat.com : Quelle est la taille du marché visé par EOS imaging ?

Marie Meynadier : Sur la base des données disponibles sur le nombre d'actes de chirurgie orthopédique réalisés par chaque centre de santé dans les pays occidentaux, nous l'évaluons à 12 000 équipements au niveau mondial : 4000 sites à forts volumes ostéo-articulaires, et 8000 sites à volumes moyens, ce qui correspond à un potentiel de placement de machines de 6 milliards de dollars. En rythme annuel, sur la base d'un équipement par site au prix moyen de 500 000 dollars et d'un renouvellement tous les 7 ans, cela représente donc un marché de 850 millions de dollars par an. Mais notre modèle économique repose aussi sur le service de maintenance, et nous souhaitons développer une prestation de service par cas de chirurgie, qui représentera une source de revenu supplémentaire récurrente. En tout, nous évaluons notre marché annuel à plus de 2 milliards.

Tradingsat.com : Comment allez vous développer vos ventes, la technologie EOS est-elle exposée au risque réglementaire ?

Marie Meynadier : Les produits du groupe ont obtenu le marquage CE en Europe et l'agrément FDA aux Etats-Unis. Nous disposons donc des autorisations de commercialisation dans plus de 30 pays. Les fonds levés avec l'introduction en bourse nous donnent les moyens de renforcer notre force de vente. Nous comptons accroître rapidement nos effectifs commerciaux. D'ici 2015, le nombre de vendeurs EOS couvrant la France, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne devrait être multiplié par 4. Nous comptons également sur le soutien des key opinion leaders pour imposer EOS.

Propos recueillis par François Berthon

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