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Eni : Shell bat le consensus au 3e trimestre, un nouveau président nommé

Shell bat le consensus au 3e trimestre, un nouveau président nomméShell bat le consensus au 3e trimestre, un nouveau président nommé

LONDRES (Reuters) - Royal Dutch Shell a battu le consensus en annonçant jeudi un bénéfice trimestriel en hausse de près d'un tiers, confirmant à son tour que ces trois mois ont été prolifiques pour les "majors" pétrolières européennes qui n'ont pas encore ressenti pleinement l'impact de la chute des cours pétroliers.

Le premier pétrolier européen par la capitalisation a également annoncé la nomination à la présidence du conseil d'administration de Charles Holliday, ex-président de Bank of America. Il succèdera à Jorma Ollila, l'ex-patron de Nokia, l'an prochain.

Le bénéfice net ajusté de Shell a été de 5,8 milliards de dollars durant le trimestre, en hausse de 31%, et le groupe anglo-néerlandais a maintenu son dividende trimestriel grâce aux solides résultats dégagés en amont et en aval.

Le bénéfice trimestriel est cependant en recul par rapport à celui du deuxième trimestre, en raison essentiellement d'une baisse des prix pétroliers.

Les pétrolières ont perdu des milliards de dollars de capitalisation du fait que les prix pétroliers ont chuté de 25% au cours des quatre derniers mois, pour toucher un plus bas de quatre ans proche de 85 dollars le baril sous l'effet d'une baisse de la demande mondiale, en particulier en Chine, et d'une offre surabondante.

DE SOLIDES MARGES DE RAFFINAGE

Toutefois, le cours moyen du baril de Brent de mer du Nord a été de 103 dollars au troisième trimestre et dans la mesure où la baisse récente a été la plus marquée durant les semaines qui ont suivi la fin du troisième trimestre le 30 septembre, les pétroliers ont évité ce trimestre-là le contrecoup qui ne devrait pas en revanche les épargner durant le quatrième trimestre.

De solides marges de raffinage, résultant précisément de la baisse des prix, ont également contribué au bénéfice. Le bénéfice de l'aval a doublé au troisième trimestre, à 1,8 milliard de dollars. Il est en hausse d'un tiers par rapport au deuxième trimestre.

Ses concurrents européens BP, Total et Eni ont tous atteint ou battu le consensus durant le trimestre.

"On a eu une bonne série de résultats ; on a sous-estimé la vigueur de l'aval au troisième trimestre, que ce soit les marges de raffinage ou le négoce. Les pétrolières européennes ont tiré une bonne partie de leurs profits de ce segment", constate Iain Reid, analyste de BMO.

"Les pétroliers ont le vent en poupe mais ils revoient en baisse leurs anticipations du quatrième trimestre, avec une baisse attendue des marges de raffinage et des prix pétroliers".

La production pétrolière et gazière de Shell s'est contractée de 5% durant le trimestre, par rapport à la période comparable de 2013, à 2,79 millions de barils d'équivalent pétrole par jour (bepj), conséquence des cessions d'actifs.

"La baisse récente des prix pétroliers est la conséquence de la volatilité de notre secteur. Elle souligne l'importance de nos efforts en vue de mieux maîtriser notre gestion, nos coûts et nos dépenses et d'améliorer l'équilibre entre croissance et rendements", a expliqué le directeur général Ben van Beurden.

Shell comptait céder pour 15 milliards de dollars d'actifs cette année et a déjà accompli cet objectif pour l'essentiel.

Le groupe a maintenu son dividende trimestriel de 47 cents par action.

L'action, qui était en hausse en début de séance, perdait 1,4% à 22 livres en matinée.

(Dmitri Jdannikov et Ron Bousso, Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Dominique Rodriguez)

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