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Edf : EDF/GDF, cibles les plus évidentes pour des cessions de l'Etat

EDF/GDF, cibles les plus évidentes pour des cessions de l'EtatEDF/GDF, cibles les plus évidentes pour des cessions de l'Etat

par Blandine Hénault

PARIS (Reuters) - Les groupes EDF et GDF SUEZ pourraient être les premiers concernés par d'éventuelles cessions de participations de l'Etat, estiment lundi plusieurs intervenants de marché.

Des sociétés comme Aéroports de Paris (ADP), le groupe d'électronique de défense Thales, le motoriste aéronautique Safran ou encore France Télécom sont également citées comme des cibles potentielles pour un désengagement de l'Etat.

Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a déclaré dimanche soir que l'Etat envisageait de réduire sa participation dans certaines entreprises où son taux de participation est "très important" afin de financer des investissements.

"Si l'on tient compte des déclarations de Jean-Marc Ayrault, les trois dossiers concernés en priorité sont EDF, ADP et GDF Suez, qui constituent les trois plus grosses participations de l'Etat", explique Renaud Murail, gérant chez Barclays Bourse.

L'Etat français est actionnaire à 84,4% d'EDF, ce qui en fait sa principale participation directe dans une entreprise cotée, selon les données de l'agence des participations de l'Etat.

Les participations directes de l'Etat dans des sociétés cotées en Bourse représentent une valeur de quelque 62,5 milliards d'euros.

"Au vu des discussions, EDF peut a priori faire partie des cibles potentielles", a confirmé un analyste en poste à Paris.

L'Etat détient également directement 54,5% d'ADP, 36,7% de GDF Suez, 27% de Thales et Safran et 13,4% de France Télécom.

Il est également présent indirectement dans le capital de sociétés cotées, par le biais de la Caisse des dépôts (CDC) et du Fonds stratégique d'investissement (FSI).

En Bourse, les déclarations de Jean-Marc Ayrault affectaient peu lundi les titres des sociétés concernées, EDF évoluant vers 13h00 en hausse de 0,3% et GDF Suez en repli de 1,4%.

"Cela fait plusieurs semaines que la nouvelle circule puisque Arnaud Montebourg avait déjà fait des déclarations sur le sujet et que le gouvernement s'est par ailleurs déjà lancé dans de telles opérations avec EADS et Safran", indique Renaud Murail.

"PAS DES DOSSIERS FACILES"

Fin avril, l'Etat français a cédé environ 17,6 millions d'actions EADS, représentant près de 2,1% du capital du groupe d'aérospatiale et de défense, pour 707 millions d'euros, dans le cadre de la réorganisation du capital du groupe.

Un mois auparavant, il avait vendu une participation de 3,12% dans Safran pour un montant de 448,5 millions d'euros.

Entre temps, le ministre du redressement productif Arnaud Montebourg avait fait allusion à d'éventuelles ventes de participations de l'Etat dans EDF et GDF Suez. Mais il avait ensuite relativisé ses propos.

Un désengagement de l'Etat de ces deux groupes interviendrait néanmoins alors que les cours des deux géants énergétiques sont au plus bas.

Fin novembre, l'action EDF a touché un plus bas historique, à seulement 14 euros contre 32 euros lors de l'entrée en Bourse de l'électricien en 2005. Le titre s'est toutefois repris ces dernières semaines pour revenir sous la barre des 18 euros.

Début mars, le titre GDF Suez ne valait pour sa part plus que 14 euros, contre 16,5 euros lundi.

"Clairement, il vaudrait mieux que l'Etat attende pour céder des titres EDF ou GDF Suez. Mais c'est tout le problème lorsque l'on vend des bijoux de famille, on doit le faire et ce n'est jamais au bon moment", relève Christian Jimenez, président de Diamant Bleu Gestion.

"EDF, GDF Suez ou France Télécom ne sont pas des dossiers faciles à vendre aux investisseurs", renchérit Renault Murail.

"Mais en étant sélectif et en y allant par le biais de cessions progressives, l'Etat devrait pouvoir se désengager en bonne intelligence".

Pour les entreprises concernées, les deux gérants estiment que l'impact d'une cession de participation sur l'Etat sur les cours serait ponctuel et limité.

"A court terme, il y a mécaniquement un effet négatif sur les cours lié au placement d'une grande quantité de titres", explique Christian Jimenez.

"A plus long terme toutefois, l'impact pourrait être positif. Des valeurs comme EDF ou GDF peuvent être mieux perçues par le marché après diminution de la participation de l'Etat au capital, compte tenu de marges de manœuvres de gestion retrouvées".

Edité par Jean-Michel Bélot

Copyright © 2013 Thomson Reuters


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