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Edf : Après les économies, cap sur la stratégie chez Veolia

Après les économies, cap sur la stratégie chez VeoliaAprès les économies, cap sur la stratégie chez Veolia

par Benjamin Mallet

PARIS (Reuters) - Veolia Environnement a avancé dans sa restructuration mais doit désormais aussi convaincre les investisseurs de sa capacité à réinventer son modèle et à trouver des relais de croissance, estiment des analystes interrogés par Reuters.

Deux ans après son arrivée à la tête de Veolia et un an et demi après l'annonce d'un plan de transformation, le PDG Antoine Frérot doit encore imposer sa vision après avoir fait face aux critiques de certains administrateurs du groupe et de son prédécesseur Henri Proglio, aujourd'hui à la tête d'EDF.

Ces critiques expliquent peut-être ce qui ressemble à la première étape d'une contre-offensive : Antoine Frérot tient ce jeudi une conférence sur le thème "Veolia réinvente ses métiers", entouré des directeurs généraux du groupe.

"Nous nous attendons à ce que la majeure partie des leviers de restructuration soient en place en 2013, mais nous voyons aussi cette année comme une occasion pour le management de décrire les perspectives de Veolia au-delà de la période actuelle", indique Sofia Savvantidou, analyste chez Citi.

Selon ses détracteurs, Antoine Frérot - qui promettait il y a 18 mois un groupe "plus petit mais plus rentable" à l'horizon 2013 - aurait en fait pour seule ambition de faire des économies et de vendre des actifs pour désendetter le groupe, ce qui compromettrait la croissance du numéro un mondial du traitement de l'eau et des déchets.

Le projet de rapprochement avorté avec son grand rival Suez Environnement a également alimenté l'hypothèse d'une impasse stratégique.

Sofia Savvantidou estime cependant que les investisseurs devraient avoir avant la fin de l'année "une idée très claire de ce que sera Veolia à long terme, des marchés dans lesquels il sera présent et des zones où se trouveront les opportunités d'investissement".

Veolia Environnement n'a pas souhaité faire de commentaire avant sa présentation de jeudi.

"NOUVELLES RÉALITÉS"

Confronté à une importante pression sur ses marges dans l'eau en France et à une crise européenne qui affecte les volumes de déchets, Veolia a tout intérêt à se tourner vers des zones à forte croissance telles que l'Inde ou le Moyen-Orient.

Mais le groupe doit aussi réorienter ses métiers en visant davantage les industriels que les collectivités locales et en développant des activités de court terme peu gourmandes en capitaux telles que des services d'efficacité énergétique et des contrats de traitement de l'eau dans les gaz de schiste.

Un analyste basé à Londres souligne d'ailleurs que la récente annonce des ambitions du groupe dans le démantèlement nucléaire illustre une attitude plus offensive. Mais il tient à relativiser le concept de "nouveau Veolia" développé par Antoine Frérot.

"C'est une énorme boîte et ils ne peuvent pas réinventer du jour au lendemain leurs paramètres d'activité. Il faut peut-être qu'ils redéfinissent les services qu'ils proposent et qu'ils les adaptent aux nouvelles réalités, notamment en France, mais ils ne peuvent pas changer fondamentalement leur 'business model' car le fond des métiers reste un peu le même", estime-t-il.

"Veolia mettra du temps à redevenir une entreprise saine qui peut viser une croissance saine", ajoute cet analyste. Il souligne la lourde dette nette du groupe, estimée à 12,6 milliards d'euros à fin 2012 selon le consensus Thomson Reuters I/B/E/S, pour un Ebitda de 2,8 milliards.

DES PRÉVISIONS CLAIRES SONT ATTENDUES

Pour Sofia Savvantidou, Veolia Environnement devra aussi fournir aux investisseurs des indicateurs de performance clairs et faciles à suivre, ainsi que des éléments sur sa future politique de dividende.

Et même s'il veut mettre l'accent sur les nouveaux gisements de croissance, Antoine Frérot ne pourra pas faire l'impasse sur les cessions que Veolia doit encore réaliser, en particulier son désengagement des transports.

Certains analystes estiment ainsi que le PDG devra revenir sur son projet, annoncé en août 2011, de faire sortir Veolia de près de la moitié des pays où il était présent, et que le programme d'économies reste lui aussi prioritaire.

"Nous pensons que Veolia a besoin de réaliser ses réductions de coûts et de progresser en matière de productivité pour améliorer ses retours sur investissement et ses marges", indique Verity Mitchell, analyste chez HSBC.

L'arrivée au sein du groupe de François Bertreau en tant que directeur général adjoint des opérations chargé d'accélérer la transformation des métiers, qui sera lui aussi présent jeudi, est ainsi bien perçue par le marché.

L'action Veolia Environnement, qui a perdu près de 85% depuis ses sommets de début 2008, a depuis sous-performé l'indice sectoriel européen, rattrapant cependant une partie de son retard avec un gain de 8,1% en 2012.

Elle surperforme son secteur depuis le début janvier, avec un gain de 1,4% contre un repli de 0,8% pour l'indice européen.

Edité par Dominique Rodriguez

Copyright © 2013 Thomson Reuters


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