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DASSAULT SYSTEMES

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Dassault systemes : "Un début d'année solide", "pas de mauvaise suprise"… Avec le rebond de ses logiciels dans la mode et l'habillement, Dassault Systèmes finit par livrer une publication rassurante

Aujourd'hui à 16:14
Dassault Systèmes rebondit un peu en Bourse

(BFM Bourse) - Le spécialiste des logiciels de conception et de fabrication assistées par ordinateurs a livré des résultats en ligne avec les attentes, ce qui est suffisant pour rassurer un marché inquiet de la dégradation de la conjoncture. L'entreprise continue toutefois de marquer le pas dans les sciences de la vie.

Dassault Systèmes reste une entreprise dont le lustre boursier a totalement décroché. Toutes les publications du spécialiste des logiciels de gestion de cycle de vie des produits (PLM) au titre de 2025 se sont soldées par de sévères corrections boursières.

Les punitions sont allées crescendo: -5,11%, après les résultats du premier trimestre 2025, -8,4% après ceux du deuxième, -12,98% après le troisième et, in fine, -20,81% en février dernier, après la copie du quatrième trimestre.

"Même avec des attentes basses, Dassault Systèmes trouve le moyen de décevoir", regrettait alors Alphavalue. "Pour le marché, cette dégradation continue confirme une détérioration des fondamentaux de l'entreprise", poursuivait le bureau d'études indépendant.

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Des sources de déception

Le groupe a pâti de reports de contrats, de difficultés chez Centric PLM, une société de Dassault spécialisée dans les logiciels PLM dans la mode, le luxe et la grande consommation, et de la décroissance dans les "sciences de la vie". Dans cette dernière division, Medidata, une entreprise produisant des logiciels de suivi des essais cliniques, a constitué une source récurrente de crispation des investisseurs.

Pour ne rien arranger, les craintes globales du marché d'une dislocation des éditeurs de logiciels par les outils d'intelligence artificielle ont également pu peser sur le cours de l'action. Ces risques paraissent toutefois "modestes" aux yeux d'UBS.

L'avantage pour Dassault Systèmes reste que les investisseurs ont désormais des attentes relativement basses, et donc plutôt aisée à dépasser.

Ce jeudi 23 avril, l'éditeur de logiciels retrouve un peu de poil de la bête en Bourse, prenant 2,6% vers 16h20, après avoir publié des résultats trimestriels en ligne avec les attentes mais sans nouvelle catastrophe. L'action reste toutefois en baisse de plus de 40% sur un an.

"Pas de mauvaise surprise"

"Bonne nouvelle, il n'y a pas eu de mauvaises surprises", apprécie, cette fois, Alphavalue.

"L'éditeur de logiciels, qui a connu une série de revers ces derniers temps, semble désormais avoir retrouvé une trajectoire plus favorable", poursuit le bureau d'études indépendant.

Sur les trois premiers mois de 2026, la société a dégagé des revenus de 1,51 milliard de d'euros (*), en progression de 3% hors effets de changes. La marge opérationnelle s'est établie à 30,3% en repli de 0,6 point de pourcentage sur un an tandis que le bénéfice par action a augmenté de 4% hors effets de changes à 30 centimes.

Selon un consensus cité par Barclays, les analystes tablaient sur 1,51 milliard d'euros de revenus, une marge de 30% et un bénéfice par action de 30 centimes.

Indicateur récemment introduit par le groupe pour répondre aux standards de son secteur, la valeur annuelle des contrats récurrents (ARR), a progressé de 6% sur un an à 4,4 milliards d'euros.

Le flux de trésorerie opérationnel a grimpé de 22% à 950 millions d'euros.

Dans le détail, Oddo BHF souligne la bonne performance commerciale de Solidworks, un logiciel de conception et de fabrication par ordinateur en 2D-3D, qui porté la croissance du groupe auprès des PME. Sur ce segment la société a enregistré une progression de son chiffre d'affaires logiciel de 14%.

Centric reprend des couleurs

"La bonne nouvelle qui ressort de cette publication est que la croissance de Centric PLM a rebondi (le groupe évoque une "croissance particulièrement robuste, NDLR), conformément aux prévisions de la direction de Dassault Systèmes (ce qui redonne de la crédibilité à la direction du groupe quant à sa capacité à anticiper la croissance de cette marque)", apprécie Oddo BHF.

A contrario, les sciences de la vie restent en décroissance sur le trimestre (-3%), lesté par Medidata qui a encore fait face "à des vents contraires".

Du côté de ses perspectives, Dassault Systèmes a indiqué tabler pour le deuxième trimestre sur une croissance de ses revenus hors effets de changes, comprise entre 0% et 3%, sur une marge opérationnelle allant de 29,5% à 29,9% et sur un bénéfice par action situé entre 29 et 31 cents.

Sur l'ensemble de 2026, Dassault a confirmé viser une croissance des revenus compris entre 1% et 3% hors effets de changes, une marge allant de 32,2% à 32,6% et un bénéfice par action de 1,3 euro à 1,34 euro.

"Si Medidata reste encore un problème, cette publication s'avère rassurante, que ce soit au niveau de la croissance grâce à Solidworks et Centric, de la préservation de la rentabilité, de la génération de trésorerie et du maintien des objectifs pour 2026. Au regard du derating (la contraction des multiples boursiers, NDLR) violent observé depuis un an et des niveaux de valorisation atteints, cette publication devrait être accueillie favorablement", tranche Invest Securities.

Jefferies pas convaincue

Barclays juge que ce premier trimestre "ne marque pas un point d'inflexion en termes de croissance" mais montre "un solide début d'année" après un précédent exercice difficile. UBS estime également que la copie du groupe a de quoi être reçue positivement par le marché "étant donné que les investisseurs étaient nerveux au regard de l'environnement macroéconomique volatil".

À "sous-performance", équivalent de "vendre" sur l'action, Jefferies égratigne un peu le groupe. "Les résultats du premier trimestre 2026 sont globalement conformes aux attentes, pourtant peu élevées, même si peu de gens considéreraient une croissance de 3 % comme un succès", assène la banque.

"Parallèlement, la croissance a été principalement tirée par les licences (et non par les abonnements, NDLR), alors que le secteur privilégie généralement les revenus récurrents", poursuit Jefferies qui estime ainsi que Dassault présente le "mauvais mix de croissance".

Pour rappel, dans un modèle par licences, un client paie un accès au logiciel initial. Et ensuite il ne paie chaque année que de la maintenance qui représente autour de 20% du coût d'une licence. Avec un modèle par abonnement, vers lequel Dassault pivote depuis plusieurs années, l'entreprise paie chaque année un abonnement ce qui augmente les revenus de long terme et donc le chiffre d'affaires récurrent, davantage apprécié par le marché.

"Il n'y a pas de nouveaux éléments négatifs à signaler ici, mais nous observons une meilleure dynamique de croissance et de valorisation ailleurs dans le secteur", conclut Jefferies.

(*) Tous les indicateurs financiers sont exprimés en données non-IFRS, privilégiées par la société pour la publication de ses comptes.

Julien Marion - ©2026 BFM Bourse
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