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Credit agricole : L'épée de damocles d'un "évènement de crédit" sur la grèce

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(Tradingsat.com) - La décision du Premier ministre grec, Georges Papandréou, d'organiser un referendum sur le plan de sauvetage européen conclu le 27 octobre dernier, a lourdement fait rechuter hier les marchés actions, valeurs bancaires en tête. Elle présente en effet plusieurs risques.

A court terme, l'incertitude autour du résultat du futur vote, qui ne devrait pas intervenir avant janvier prochain, est susceptible de remettre en cause le déblocage par la zone Euro et le FMI de la prochaine tranche du prêt à la Grèce, d'un montant de 8 milliards d'euros, dont le pays a besoin pour payer les retraites et salaires après la mi-novembre.

A moyen terme, c'est la viabilité même de la zone Euro qui est en jeu. Fitch Ratings a ainsi rapidement mesuré dès hier la portée de la décision du Premier ministre grec. Selon l'agence de notation, soumettre à référendum l'accord sur le règlement de la crise de la dette souveraine en zone euro menace en effet « dramatiquement » la stabilité financière de la Grèce et de la zone euro dans son ensemble ».

Concernant plus particulièrement le secteur financier, le doute sur le futur vote grec renforce « l'incertitude sur les pertes que les créanciers doivent subir et donc sur la recapitalisation des banques » a souligné Fitch.

Dans le cadre de l'accord du 27 octobre visant à résoudre la crise de la dette grecque, on se souvient que les négociateurs des banques, représentés par l'Institute of International Finance, ont accepté de renoncer volontairement à 50% de leurs créances sur le pays.

Or, le coup de théâtre du Premier ministre grec, « suspend de fait les négociations sur le défaut partiel, ordonné et volontaire de la dette grecque », soulignent aujourd'hui les analystes d'Oddo. Selon le broker, « le risque de remise en cause du dispositif [...] au profit d'un défaut complet et désordonné a significativement monté ».

Problème, dans ce cas, « personne ne pourra nier qu'il s'agit d'un événement de crédit, qui déclenche l'activation des CDS [credit default swap, ndlr] », prévient Oddo. En effet, tout le plan de soutien du secteur privé à la Grèce repose sur la notion de volontariat, qui permet de ne pas déclarer la Grèce en défaut de paiement.

Le déclenchement des CDS est déterminé par l'ISDA (International Swaps and Derivatives Association). Le défaut de paiement fait théoriquement partie des conditions requises. A fin septembre, la valeur nette des CDS émis sur la Grèce atteignait 3,74 milliards de dollars, selon la Depository, Trust and Clearing Corporation Depository, Trust and Clearing Corporation (DTCC).

Et personne ne sait exactement qui les détient exactement, ni qui les a émis. On peut simplement rappeler qu'en 2008, le déclenchement des CDS liés à la faillite de Lehman Brothers avait entraîné la quasi-faillite du géant américain de l'assurance AIG.


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