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Areva ci : Le projet industriel d'areva dépendra du profil du n°1

Le projet industriel d'areva dépendra du profil du n°1Le projet industriel d'areva dépendra du profil du n°1

par Benjamin Mallet

PARIS (Reuters) - La stratégie industrielle d'Areva et ses relations avec EDF dépendront largement du profil de son numéro un, que l'Elysée doit très prochainement nommer.

Successivement annoncée sur le départ puis remise en selle par la catastrophe de Fukushima, Anne Lauvergeon vivrait finalement ses derniers jours à la tête du spécialiste public du nucléaire, selon les informations publiées par la presse.

La Tribune écrit même que Nicolas Sarkozy aurait pris la décision de ne pas reconduire la présidente du directoire d'Areva - dont le 2e mandat s'achève fin juin - et que le directeur général délégué du groupe Luc Oursel "devrait être nommé jeudi ou vendredi" pour la remplacer.

Les noms du directeur général d'EADS Marwan Lahoud et de Laurent Collet-Billon, délégué général pour l'armement, sont également revenus dans la presse ces derniers jours.

"En toute logique, le casting et la nomination pour le (la) meilleur(e) candidat(e) ne peut venir qu'après la définition de celle-ci", estime Gérard Melet, représentant (CGT) des salariés au conseil de surveillance.

Voici un aperçu des différentes options stratégiques que pourraient désormais incarner Anne Lauvergeon et les favoris présumés à la tête du groupe, classés par ordre alphabétique.

COLLET-BILLON POUR FAVORISER LES LIENS AVEC EDF

Né en 1950, le délégué général pour l'armement peut mettre en avant son profil de grand commis de l'Etat pour convaincre l'Elysée qu'il serait le mieux placé pour réchauffer les relations entre Areva et EDF, censés conclure un partenariat stratégique.

Selon Challenges, il aurait "la confiance" de l'électricien public, qui cherche à réaffirmer son rôle de chef de file du nucléaire français face à son fournisseur et pourrait envisager d'investir dans ses mines.

Une source industrielle estime cependant qu'il risque d'apparaître comme un "pape de transition". Ce diplômé de l'Ecole nationale supérieure de l'aéronautique et de l'espace peut toutefois faire valoir sa capacité à gérer un administration stratégique comme la direction générale à l'armement, chargée de mener à bien des projets de coopération complexes et de promouvoir les exportations d'armes de la France.

LAHOUD POUR UN NOUVEL ÉLAN STRATÉGIQUE

Polytechnicien, diplômé de l'Ecole nationale supérieure de l'aéronautique et de l'espace, ses capacités de négociations et son habitude des grands projets, chez le missilier MBDA puis chez EADS, plaident en sa faveur.

Décrit par certains spécialistes comme étant un peu à l'étroit et sans grandes perspectives d'évolution dans son poste actuel de directeur général délégué à la stratégie et au marketing d'EADS, ce Libanais d'origine aurait probablement à coeur de proposer une nouvelle vision stratégique et de mettre sa connaissance du Moyen-Orient au profit d'Areva.

Une source industrielle souligne cependant que Marwan Lahoud, à 45 ans, "ne connaît pas du tout le nucléaire, même si on peut être patron d'une boîte et prendre ensuite son sujet en mains". "Avec tous les débats qui s'annoncent avant la présidentielle, il vaut mieux savoir monter au créneau."

ANNE LAUVERGEON, UN STATU QUO... AMÉNAGÉ

Le maintien à son poste de la présidente d'Areva constituerait finalement une surprise, tant ses relations avec l'Etat ont été tumultueuses ces dernières années.

"Au château, on dit qu'il faut changer. Avec le départ de Christine Lagarde, Lauvergeon perd un soutien très fort", estime un bon connaisseur du secteur de l'énergie.

Sa reconduction confirmerait la stratégie d'autonomie et de modèle intégré qu'elle défend sans cesse, notamment face aux visées d'EDF mais elle devra certainement faire des concessions pour renforcer le partenariat entre Areva et son client.

Lors d'une interview au journal Les Echos publiée mercredi, elle s'est notamment dit prête à rester à la tête du groupe "avec l'appui d'un directoire significativement renouvelé".

L'ingénieur en chef des Mines de 51 ans, ancienne élève de Normale supérieure et agrégée de sciences physiques, peut en tout cas faire valoir qu'elle n'a pas ménagé ses efforts pour défendre le nucléaire français depuis Fukushima.

LUC OURSEL, UN COMPROMIS

La nomination de cet ingénieur du corps des Mines de 51 ans constituerait un compromis entre les partisans d'une reconduction de la présidente et ceux qui prônent une rupture brutale avec l'ère Lauvergeon.

Après avoir occupé des fonctions chez Schneider Electric et Geodis, il a été nommé début 2007 à la tête d'Areva NP, la filiale spécialisée dans les réacteurs.

Devenu en 2009 directeur général adjoint en charge des opérations du nucléaire, il occupe depuis janvier le poste de directeur général délégué en charge du marketing, de l'international et des projets. Il est l'un des quatre membres de l'actuel directoire présidé par Anne Lauvergeon.

"Il n'est vraiment pas beaucoup apprécié en interne, ni chez EDF. Il a des qualités, c'est un bosseur qui connaît ses sujets, mais il a un tempérament très sanguin qui ne passe pas forcément très bien", observe une source industrielle.

Edité par Jean-Michel Bélot

Copyright © 2011 Thomson Reuters


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