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Areva ci : Contexte malchanceux pour les débuts de l'action areva

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PARIS (Reuters) - Pour le premier jour de cotation de ses actions ordinaires, Areva a pâti lundi de la décision de l'Allemagne de sortir du nucléaire d'ici 2022 et de l'annonce d'un retard de six à neuf mois des projets de réacteurs nucléaires du groupe français après la catastrophe de Fukushima.

A 12h20, l'action Areva reculait de 3,14% à 29,30 euros dans un volume limité de 11.100 pièces, ce qui en faisait la plus forte baisse de l'indice SBF 120 pour sa part quasiment stable. Le groupe, détenu à près de 87% par l'Etat et dont le flottant ne s'élève qu'à 4%, n'était jusqu'ici coté que sous forme de certificats d'investissement.

"La sortie du nucléaire par l'Allemagne doit peser sur le titre. C'est un coup dur pour toute l'industrie, avec la crainte d'une contagion à d'autres pays européens", commente Joffrey Ouafqa, gérant chez Convictions Asset Management.

La coalition au pouvoir en Allemagne a annoncé en fin de nuit qu'elle avait décidé la fermeture de toutes les centrales nucléaires du pays d'ici 2022.

L'ensemble des valeurs liées au nucléaire accusent le coup. A Francfort, les groupes de services aux collectivités RWE et E.ON perdent environ 2% à la mi-journée tandis que celles des énergies renouvelables, dont la part pourrait doubler en Allemagne d'ici 2020, font un bond, à l'image de Q-Cells qui gagne 10%.

Les investisseurs réagissent aussi aux propos de la présidente d'Areva qui a déclaré à la radio BFM Business que les projets de réacteurs nucléaires en cours d'examen devraient être retardés de six à neuf mois pour permettre de passer en revue des données relatives à la sûreté des centrales après la catastrophe de Fukushima.

Priée de dire si Areva renonçait à son ambition de vendre 45 réacteurs de type EPR d'ici 2020, Anne Lauvergeon a répondu: "Non, on est en train de le réévaluer. Par rapport à ce scénario, nous pensons que Fukushima va créer quelque chose comme 6-9 mois de délai lié au fait que les autorités de sûreté (...) sont en train de faire une revue des différentes données sur la sûreté et la sécurité."

"Mais nous ne changeons pas significativement notre plan de charge (...). Nous allons exprimer à nouveau nos 'guidances' dans les tout prochains jours ou semaines."

Le groupe a dû renoncer à ses objectifs à long terme après la catastrophe au Japon.

Quatre EPR sont aujourd'hui en chantier - un en Finlande, un en France et deux en Chine - et Areva négocie la vente d'une vingtaine de réacteurs de ce type en mettant en avant leur sûreté.

Le deuxième mandat d'Anne Lauvergeon à la tête d'Areva expire fin juin et le président Nicolas Sarkozy doit décider prochainement de la reconduire ou de la remplacer.

Benjamin Mallet et Juliette Rouillon, édité par Dominique Rodriguez

Copyright © 2011 Thomson Reuters


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