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Areva ci : Areva vise 10 commandes d'epr en cinq ans malgré fukushima

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par Benjamin Mallet et Caroline Jacobs

PARIS (Reuters) - Areva a annoncé mardi qu'il espérait engranger 10 commandes de réacteurs de type EPR dans les cinq prochaines années malgré le ralentissement attendu du marché nucléaire mondial après la catastrophe japonaise de Fukushima.

Au lendemain de la présentation des grandes lignes de son nouveau plan stratégique, le spécialiste public du nucléaire a cependant confirmé que pour s'adapter aux nouvelles conditions de marché il supprimerait 1.200 à 1.500 postes en Allemagne et gèlerait ses embauches dans les fonctions support en France "le temps nécessaire", ainsi que les salaires au niveau mondial en 2012.

"Le nucléaire ne s'est pas arrêté depuis Fukushima", a déclaré le président du directoire d'Areva, Luc Oursel, lors d'une conférence avec la presse et les analystes.

"Pour la période du plan (2012-2016), nous voulons rentrer en commandes 10 EPR, c'est-à-dire en gros deux commandes d'EPR par an", a ajouté le nouveau patron d'Areva, nommé en juin pour remplacer Anne Lauvergeon.

Quatre réacteurs de type EPR sont actuellement en chantier : un en Finlande, un en France et deux en Chine. Mais les chantiers finlandais et français subissent d'importants retards et surcoûts et concentrent les critiques des opposants au nucléaire.

Areva a rappelé qu'il négociait notamment la vente de deux EPR supplémentaires en Chine, pour laquelle il espère reprendre rapidement des discussions interrompues après la catastrophe de Fukushima survenu en mars, ainsi que la finalisation de deux commandes en Inde.

AREVA MISE SUR LES TRAVAUX DE SÛRETÉ

La société a également confirmé ses prévisions de croissance du marché nucléaire mondial, revues à la baisse fin juillet, selon lesquelles le parc nucléaire mondial devrait croître en moyenne de 2,2% par an d'ici à 2030 pour atteindre à cette date 583 gigawatts (GW), contre 378 GW en 2010.

Areva mise dans le même temps sur les travaux de sûreté consécutifs à Fukushima, le groupe visant 35% du marché accessible de ces travaux, qu'il estime à 3,5 milliards d'euros sur dix ans.

Luc Oursel a justifié les suppressions d'emplois en Allemagne, qui seront mises en oeuvre sur l'ensemble de la période du plan 2012-2016, par la décision de Berlin de fermer les 17 réacteurs nucléaires du pays d'ici à 2022.

"Nous tirons simplement les conséquences de la décision allemande d'arrêter le nucléaire de façon extrêmement brutale. Lorsque les premiers réacteurs ont été arrêtés, immédiatement, toute une série de nos personnels qui travaillaient dans les centrales se sont retrouvés sans activité", a-t-il déclaré.

Il n'a en revanche pas chiffré précisément les conséquences pour les effectifs français du gel des embauches prévu dans les fonctions support, alors que le groupe, détenu à près de 87% par l'Etat, s'est engagé en novembre à ne pas supprimer de postes en France.

Un porte-parole du groupe a cependant ensuite rapporté des propos de Luc Oursel selon lesquels les départs naturels dans les fonctions support s'élèvent actuellement à environ 200 à 250 par an.

PAS DE DISCUSSIONS SUR LE PÔLE MINIER

"Nous ne déploierons aucun plan de suppressions d'emplois, c'est l'engagement que j'ai pris, nous ne déploierons aucun plan de départs volontaires et les effectifs se réduiront donc au fur et à mesure des départs naturels. C'est pour cela que je ne peux pas donner de chiffres, parce que les départs se font en fonction des volontés des uns et des autres", a dit Luc Oursel.

Une porte-parole du groupe

Areva compte près de 48.000 salariés, dont 6.000 dans les fonctions support sur un total de 30.000 en France, et 5.700 en Allemagne.

Luc Oursel n'a en outre pas détaillé le programme de cessions d'Areva, qui prévoit plus de 1,2 milliard de ventes d'actifs sur la période 2012-2013.

Il a notamment refusé de s'exprimer explicitement sur le cas d'Eramet, alors que le Fonds stratégique d'investissement a fait savoir lundi qu'il souhaitait conclure au plus vite le rachat des 26% qu'Areva détient dans le groupe minier.

"Nous avons l'ambition de réaliser le programme (de cessions) dans son ensemble dans le début de période (du plan). Si elles peuvent se faire rapidement dans de bonnes conditions, ça sera très bien. Mais nous ne sacrifierons pas les conditions à la vitesse", a-t-il dit.

Evoquant la filiale minière d'Areva, Luc Oursel a réaffirmé que des partenariats seraient étudiés pour renforcer le développement du groupe dans ce domaine. "Rien n'est commencé (...) en termes de discussions", a-t-il précisé.

"Ça ne se fera qu'à deux conditions : nous garderons un contrôle très fortement majoritaire sur l'activité minière et nous conserverons absolument notre 'business model' intégré."

Vers 15h, le titre Areva progressait de 1,82% à 19,55 euros.

Edité par Julien Ponthus

Copyright © 2011 Thomson Reuters


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