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Areva ci : Anne lauvergeon ne croit pas à un "hiver nucléaire"

Anne lauvergeon ne croit pas à un Anne lauvergeon ne croit pas à un

par Benjamin Mallet et Marie Maitre

PARIS (Reuters) - Le développement du nucléaire ne devrait pas s'interrompre durablement après l'accident de Fukushima en raison notamment des prix élevés du pétrole, a estimé mardi la présidente du directoire d'Areva, Anne Lauvergeon.

Au lendemain du référendum italien qui a massivement abouti au rejet de la relance du programme nucléaire civil transalpin, Anne Lauvergeon a en outre jugé que ce cas, ainsi que celui de l'Allemagne, constituaient des exceptions en Europe.

Ces déclarations interviennent alors que le deuxième mandat d'Anne Lauvergeon à la tête d'Areva prendra fin à l'occasion du premier conseil de surveillance du groupe qui se tiendra après le 29 juin et que le président Nicolas Sarkozy doit donc prochainement décider de la reconduire ou de la remplacer.

"Va-t-il y avoir un hiver nucléaire ? Est-ce qu'on est dans une situation (du type) post Three Mile Island ou post Tchernobyl, où on avait connu un arrêt des constructions nucléaires, à part en Asie ? (...) Je pense que non car la situation est extrêmement différente", a déclaré la présidente du spécialiste public du nucléaire.

"Dans les années 80 et 90, nous étions dans un monde où les énergies fossiles étaient extrêmement peu chères (...). En-dessous de 20 dollars le baril, le pétrole devient un vrai concurrent du nucléaire ", a-t-elle ajouté lors d'une audition par la commission des Finances de l'Assemblée nationale.

"Le deuxième élément qui nous distingue très fortement des années 90, c'est le changement climatique (....), c'est aujourd'hui une contrainte extrêmement forte."

Anne Lauvergeon a également estimé que les préoccupations liées à l'indépendance énergétique, ainsi qu'à la "soif collective d'énergie" des pays émergents, plaidaient en faveur d'une poursuite du développement du nucléaire.

83% DU CA "NE VA PAS BOUGER"

"Nous allons donner à la fin du mois (...) de nouvelles indications sur notre trajectoire 2011-2012", a en outre fait savoir la présidente d'Areva.

"83% de notre chiffre d'affaires ne va pas bouger", a-t-elle dit, soulignant que cette part correspond à l'activité liée aux réacteurs existants. Le renforcement des règles de sécurité constitue en outre pour le groupe "une très bonne nouvelle par rapport à ses concurrents", a-t-elle ajouté.

"J'ai envie de poursuivre, avec l'appui d'un directoire significativement renouvelé", a-t-elle par ailleurs déclaré lors d'une interview dans l'édition de mercredi des Echos.

Areva a répété à plusieurs reprises ces dernières semaines qu'il étudiait l'impact de la crise nucléaire japonaise sur son activité et ses perspectives.

Le groupe avait annoncé quelques jours avant le séisme du 11 mars au Japon qu'il visait pour 2011 une croissance "significative" de son carnet de commandes ainsi qu'une progression de ses ventes et une marge opérationnelle supérieure à 5%-, perspectives rendues "non pertinentes" par la catastrophe de Fukushima.

Evoquant la fin prochaine de son deuxième mandat à la tête d'Areva, Anne Lauvergeon a souligné qu'il revenait à l'Etat de prendre une décision, ajoutant: "Vous pouvez compter sur ma détermination ces seize prochains jours - et j'espère pour longtemps - (...) pour poursuivre au service de notre expertise internationalement reconnue."

L'action Areva a terminé mardi en repli de 2,68% à 24,355 euros, accusant la plus forte baisse du SBF 120 après le rejet par référendum du programme de relance des centrales nucléaires civiles en Italie.

Edité par Gilles Guillaume

Copyright © 2011 Thomson Reuters


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