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Amoeba : "Notre biocide naturel peut révolutionner le traitement de l'eau"

Fabrice Plasson, président du directoire d'AmoebaFabrice Plasson, président du directoire d'Amoeba

(Tradingsat.com) - Les technologies propres (les « clean techs ») vont bientôt compter un nouvel ambassadeur à la Bourse de Paris avec la société Amoeba. La souscription à l’introduction sur Euronext a lieu du 24 juin au 6 juillet 2015 inclus. Son Président du Directoire, Fabrice Plasson, nous explique en quoi le « biocide » biologique que l’entreprise a mis au point pour le traitement des eaux marque une innovation de rupture.

Tradingsat.com : Le terme biocide désigne une large famille de substances chimiques, souvent toxiques. En quoi votre produit est-il « propre » ?

Fabrice Plasson : Notre biocide « Biomeba » est biologique, non chimique. C’est un désinfectant basé sur une amibe, un prédateur naturel non génétiquement modifié des bactéries présentes dans l’eau, comme la Legionelle, la Klebsielle, ou la Chlamydia. Il s’agit du seul biocide au monde répertorié sans classe de danger pour l’homme et pour l’environnement. A ce jour, il n’y a plus que trois biocides, trois produits chimiques, qui ont « survécu » aux différentes réglementations environnementales : le chlore et le brome, dont l’utilisation remonte à… 1914, et un produit de synthèse appelé isothiazolone, conçu en 1974. Ces trois substances représentent approximativement 90% du marché des biocides utilisés pour le traitement de l’eau.

Tradingsat.com : La seule application de votre biocide est le traitement de l’eau.

Fabrice Plasson : Absolument, Amoeba se concentre uniquement sur le traitement du risque bactérien dans l’eau. Les biocides chimiques utilisés dans ce cadre représentent un marché de 21 milliards d’euros, qui comporte plusieurs sous-segments. Le sous-segment sur lequel nous nous sommes focalisés est celui des tours aéroréfrigérantes industrielles, qui représentent à elles seules un marché de 1,7 milliard d’euros. Elles sont présentent sur de nombreux sites pour le refroidissement de procédés industriels, ainsi que dans les installations de climatisation des grands immeubles.

Tradingsat.com : Quelles sont l’importance et l’enjeu du risque bactérien dans ces tours ?

Fabrice Plasson : Chaque année, les cas de légionellose provoqués par une contamination via des tours aéroréfrigérantes font des morts : 18 en Irlande en 2013, 8 en Espagne et au Portugal en 2014, 2 en Allemagne… Les tours aéroréfigérantes en cause étaient pourtant traitées, mais la chimie n’est pas suffisamment efficace pour empêcher la Légionnelle de proliférer dans les tours. Le panache de vapeur d’eau peut contaminer la population plusieurs kilomètres aux alentours et provoquer des décès chez les personnes les plus fragiles.

Tradingsat.com : Votre produit biologique serait donc plus efficace que les produits chimiques actuellement utilisés ?

Fabrice Plasson : Cela a été démontré par 6 années de tests chez des partenaires industriels tels que Häagen Das, ArcelorMittal, ou Vitacuire. Il faut comprendre que les produits chimiques traitent uniquement l’eau qui circule, alors qu’il est prouvé que 99,5% des bactéries se situent dans ce que l’on appelle le biofilm, qui est un amas de micro-organismes qui s’accumulent et se collent sur les canalisations. Le chlore, le brome ou encore l’isothiazolone sont totalement inefficaces contre le biofilm, alors que notre biocide biologique est 100% efficace.

Tradingsat.com : Avez-vous des concurrents ?

Fabrice Plasson : Il y a eu des tentatives de traitement de l’eau avec des enzymes, des UV ou encore des ondes électromagnétiques, mais aucune n’est parvenue à franchir le stade industriel. A ce jour, la concurrence est donc inexistante.

Tradingsat.com : Votre biocide est-il déjà commercialisé ?

Fabrice Plasson : Il reste à franchir la phase réglementaire. Nous avons déposé un dossier auprès des autorités compétentes (l’EPA, l’agence de protection de l’environnement en France) en vue d’obtenir l’autorisation de mise sur le marché au premier semestre 2016 en France, puis fin 2016 en Europe et aux Etats-Unis. Sachant que ces mêmes autorités nous ont déjà accordé et ont renouvelé deux fois une autorisation de mise sur le marché « à des fins de recherche et développement ». C’est ce qui nous a permis de tester notre produit en conditions réelles. Nos relations avec les autorités sanitaires ne datent donc pas d’hier. Ils connaissent bien le dossier. Nous sommes donc plutôt confiants.

Tradingsat.com : Comment préparez-vous la commercialisation ?

Fabrice Plasson : Nous avons accordé dès 2013 une licence exclusive pour l’application de notre biocide dans les tours aéroréfigérantes à la société Aquaprox en France, pour un million d’euros. Nous avons aussi signé une lettre d’intention au Canada avec la société Magnus, ainsi qu’avec un groupe américain, Earthwise. L’objectif est de continuer à signer des partenariats avant l’autorisation de mise sur le marché. En parallèle, une ligne de production est en cours de construction, l’industrialisation du procédé étant déjà validée.

Tradingsat.com : A quoi serviront précisément les fonds levés en Bourse ?

Fabrice Plasson : Le but est vraiment d’étendre la couverture commerciale. De trois distributeurs aujourd’hui, il faut que nous arrivions à un total de 21 d’ici fin 2017. A ce même horizon, afin d’accompagner notre montée en puissance commerciale, nous devrons avoir construit quatre lignes de production : 2 en Europe et 2 aux Etats-Unis, chacune de ces lignes représentant un investissement de 2 millions d’euros.

Tradingsat.com : Pourriez-vous envisager de vendre directement votre produit aux industriels.

Fabrice Plasson : Les « traiteurs d’eau », nos clients, ont une activité plus large que le produit lui-même. Ils apportent des services et des équipements annexes sur lesquels nous n’avons ni expertise, ni valeur ajoutée. Amoeba se positionne vraiment au coeur de la chaîne de valeur en étant producteur, avec les traiteurs d’eau en interface, qui vont amener le produit chez l’industriel.

Tradingsat.com : Votre biocide pourrait-il être utilisé pour traiter l’eau des piscines ?

Fabrice Plasson : Tout à fait. Cela fait partie des autres sous-segments du vaste marché du traitement de l’eau, auxquels l’utilisation de notre produit a vocation à être étendue à compter de 2018. Avec le même produit, nous pourrons servir plusieurs marchés - sans recommencer à zéro toute la recherche et développement - comme le traitement de l’eau des piscines, ou celui des eaux chaudes sanitaires. A terme, notre biocide « Biomeba » peut révolutionner le traitement de l’eau dans tous ces domaines.

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