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Alcatel-lucent : Michel Sapin appelle le patron d'Alcatel à "un peu de bon sens"

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PARIS (Reuters) - Le ministre des Finances Michel Sapin a appelé lundi Michel Combes à "un peu de bon sens" et "un peu de mesure" quant aux conditions financières de son départ d'Alcatel-Lucent.

"Dans le monde d'aujourd'hui, avec les difficultés que les uns et les autres rencontrent, à un moment donné il faut un peu de bon sens, un peu de mesure, un peu de retenue et là, en l'occurrence, M. Combes n'en a pas eus", a-t-il commenté sur France Info.

"Si chacun se regardait lui-même et prenait des décisions à la mesure de ce qui est acceptable dans le temps d'aujourd'hui, il agirait autrement", a ajouté Michel Sapin.

Selon Le Journal du Dimanche, le directeur général de l’équipementier télécoms franco-américain, à la tête de l'entreprise depuis avril 2013, devrait engranger sur les trois prochaines années l’équivalent de 13,7 millions d’euros en actions.

Alcatel-Lucent a fait savoir dimanche à Reuters que Michel Combes, appelé à prendre la présidence de Numericable-SFR et la direction des opérations d'Altice au niveau mondial, bénéficiait "des dispositifs de rémunérations telles que votées par l’assemblée des actionnaires et décidées par le conseil d’administration".

Dans un entretien aux Echos, Michel Combes précise pour sa part que sa rémunération comportait une importante part variable, "versée sous forme d'actions d'entreprise".

"Comme le cours de bourse s'est apprécié, on atteint un montant significatif", ajoute-t-il, assurant qu'"aucune règle n'a été modifiée en catimini" en vue de son départ et qu'il ne touche dans les faits "aucune indemnité de départ".

Le Medef et l'Association française des entreprises privées (Afep) annoncent pour leur part dans un communiqué avoir demandé l'avis du Haut comité de gouvernement d'entreprise, une instance chargée de veiller au respect de leur code de bonne conduite.

Lundi matin, le vice-président du Medef, Thibault Lanxade, avait estimé, contrairement à Michel Combes, que les résultats de l'entreprise n'avaient pas été "au rendez-vous" et que cela rendait la rémunération concernée "d'autant plus choquante".

(Sophie Louet et Grégory Blachier, édité par Yves Clarisse)

Copyright © 2015 Thomson Reuters


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