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Airbus group : Accord de principe sur l'a400m, la répartition reste à discuter

jeudi 25 février 2010 à 15h47
Accord de principe sur l'a400m, la répartition reste à discuter

par Julien Toyer

PALMA DE MAJORQUE, Espagne (Reuters) - Un accord de principe a été trouvé entre les pays clients et EADS sur le financement de l'A400M mais les négociations vont se poursuivre d'ici une nouvelle réunion le 8 mars afin de répartir entre les Etats une enveloppe de 1,5 milliard d'euros de prêts et les emplois industriels liés au programme.

EADS, dans une lettre adressée mercredi aux sept pays à l'origine du lancement de l'avion de transport militaire, confirme qu'il accepte les propositions financières des Etats.

Le groupe pose cependant trois conditions, selon plusieurs ministres de pays clients réunis à Palma de Majorque pour une réunion informelle des ministres de la Défense de l'Union européenne.

EADS demande que les Etats ne révisent pas à nouveau à la baisse le volume de leur commande, qu'ils fassent preuve de souplesse sur les spécifications techniques de l'appareil et qu'ils précisent la nature de l'enveloppe supplémentaire de 1,5 milliard d'euros proposée la semaine dernière.

"Nous sommes maintenant dans la phase finale vers un accord", reconnaît EADS dans les premières lignes de cette lettre, accueillie avec satisfaction mais aussi avec prudence par les pays clients.

Dans une déclaration publiée à l'issue de leur réunion et signée par leurs ministres de la Défense, les sept nations "considèrent que des progrès significatifs ont été obtenus" mais ne confirment pas formellement un accord.

"Les nations ont fait une offre à l'industriel et, après avoir reçu une lettre de réponse d'EADS, celle-ci sera évaluée. Les ministres de la Défense espèrent que ceci permettra d'obtenir un accord", disent-elles dans ce texte d'une vingtaine de lignes.

SIGNATURE POSSIBLE LE 8 MARS

Le ministre français de la Défense, Hervé Morin, s'est félicité qu'EADS ne formule "aucune exigence financière nouvelle", même s'il a reconnu que les trois conditions énoncées par le groupe devaient désormais faire l'objet d'une évaluation dans plusieurs pays.

Il a fait valoir que la France n'était pas directement concernée par l'une de ces conditions et a dit avoir renouvelé son offre que Paris assume 400 millions d'euros d'avances remboursables sur l'enveloppe de 1,5 milliard faisant encore l'objet de discussions.

L'Espagne a quant à elle indiqué qu'elle était prête à prendre en charge 225 millions d'euros.

Les pays espèrent s'entendre d'ici le 8 mars, date à laquelle aura lieu une nouvelle réunion au cours de laquelle, selon une source gouvernementale de l'un des pays, la signature d'un accord définitif pourrait intervenir.

"La signature d'un accord avec EADS à cette date est dans l'ordre du possible même si la vraie question reste de savoir avec exactitude ce qui sera signé", a dit cette source.

EADS doit présenter le 9 mars ses résultats financiers de l'exercice 2009 et la société a déjà inscrit 2,4 milliards d'euros de "provisions A400M".

Vers 14h10 GMT, le titre EADS cédait 0,9% à 14,6 euros à la Bourse de Paris, dans un marché en recul plus prononcé de 1,5%.

DIVERGENCES SUR L'EMPLOI

Plusieurs responsables gouvernementaux ont confirmé à l'issue de la rencontre que les pays clients étaient d'ores et déjà d'accord pour que l'enveloppe de 1,5 milliard d'euros soit fournie sous forme de prêts remboursables via les exportations futures de l'appareil.

En revanche, ont-ils dit, la durée, le taux d'intérêt et le montant que chacun assumera doivent encore être discutés, ce dernier point étant en particulier lié aux retombées en matière de production et d'emplois.

"On ne sait pas encore comment ces prêts seront répartis. Il n'y aura pas de correspondance avec la participation que chacun a dans le programme. La répartition industrielle et (la répartition) de l'emploi est un élément important des discussions", a dit la porte-parole de la ministre espagnole de la Défense.

Experts et analystes estiment que quelque 40.000 emplois directs et indirects sont en jeu dans ce programme, dont le coût de développement est désormais estimé à 31,2 milliards d'euros, contre 20 milliards initialement, et qui affiche près de quatre ans de retard sur son calendrier.

Avec Matthias Blamont à Paris, édité par Dominique Rodriguez

Copyright © 2010 Thomson Reuters

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