Connexion
Mot de passe oublié Pas encore de compte ?

L'AMF réautorise les ventes à découvert en Bourse

lundi 18 mai 2020 à 11h44
L'AMF suspend l'interdiction de la vente à découvert

(BFM Bourse) - Deux mois après avoir interdit la vente à découvert sur l'ensemble des titres de la cote parisienne, le gendarme financier français a suspendu lundi cette interdiction, après avoir constaté une "normalisation progressive des indicateurs de risque du marché français".

Constatant une "normalisation", le gendarme français des marchés a suspendu lundi l'interdiction de toutes les positions courtes et donc des ventes à découvert, instaurée mi-mars pour tenter de limiter les dégâts causés par la crise. Celle-ci avait d'ailleurs donné lieux à des passes d'armes entre les régulateurs européens, certains (les allemands et britanniques en tête) jugeant cette mesure contre-productive.

"Faisant le constat d'une normalisation progressive des indicateurs de risque du marché français, l'Autorité des marchés financiers a décidé de suspendre la mesure exceptionnelle d'interdiction portant sur la création de positions courtes nettes et l'augmentation de positions courtes nettes existantes", a expliqué lundi l'AMF dans un communiqué.

La position courte est celle d'un investisseur qui anticipe une baisse des cours ("short" ou vendeur). À l'inverse, une position dite "longue" (acheteur) est prise par un investisseur qui anticipe une hausse des cours.

La vente à découvert est donc une pratique qui consiste à prendre une position courte et donc à parier sur la baisse future d'un titre boursier, en vendant des actions sans les détenir (empruntés à un détenteur) pour tirer profit de ce recul. Concrètement l'investisseur emprunte à un courtier des actions, qu'il ne détient pas encore, pour les vendre sur le marché à un prix qu'il espère plus élevé que celui auquel il devra ensuite les racheter au moment de les rembourser au courtier.

Une interdiction qui "n'avait pas vocation à perdurer"

Considéré par certains comme spéculatif, ce procédé est risqué en période de crise boursière dès lors qu'il risque d'entraîner mécaniquement à la baisse des titres déjà fortement malmenés. Estimant que "l'épidémie de coronavirus et les incertitudes entourant ses conséquences sur l'économie représentaient une menace sérieuse pour la confiance des marchés", l'AMF avait annoncé cette mesure le 17 mars pour un mois, avant de la prolonger jusqu'au 18 mai.

"Depuis la mise en place de cette interdiction, le régulateur observe une normalisation progressive. Les marchés ont réduit une partie de leurs pertes et les volumes de transaction et la volatilité sont revenus à des niveaux certes élevés par rapport à mi février, mais qui reflètent les incertitudes des intervenants dans le contexte actuel", a estimé l'institution. Son président Robert Ophèle avait d'ailleurs rappelé le 7 mai dernier que cette interdiction "n'avait pas vocation à perdurer".

L'AMF, qui "continue à suivre attentivement l'évolution des marchés" a pris cette décision "en concertation avec l'Esma (le régulateur européen, ndlr) et les autorités nationales autrichienne, belge, espagnole, grecque et italienne ayant pris des mesures similaires".

(avec AFP)

Quentin Soubranne - ©2020 BFM Bourse
Votre avis
TradingSat
Portefeuille Trading
+308.20 % vs +1.03 % pour le CAC 40
Performance depuis le 28 mai 2008

Newsletter bfm bourse

Recevez gratuitement chaque matin la valeur du jour sélectionnée par Logo TradingSat