(CercleFinance.com) - Est-ce la fin du rallye amorcé le 9 novembre ? Il s'était enclenché il y a cinq semaines très exactement, 10% plus bas pour les principaux indices, 20% plus bas pour le Russel-2000.
Et aucune correction ne serait-ce que de 1% d'amplitude ne s'est jamais matérialisée au cours des 25 dernières séances: une véritable et glorieuse directissime algorithmique, une des plus belles du XXIème siècle, si ne s'est la plus belle dans la catégorie 'records en série'.
C'était presque parti pour un 17ème record sur le Dow Jones, à 20h02, le communiqué de la Fed provoquant un bref 'pic' du Dow jusque vers 19.966 : les 20.000 étaient si proches, un saut de puce de +35 points supplémentaires au cours des deux ou trois minutes suivantes semblait suffire.
Mais le consensus était cette fois trop univoque et les vendeurs ont pris la main.
Au final, le Dow Jones cède -0,6% à 17.793, le S&P500 -0,8% et le Nasdaq -0,5%, rien de très impressionnant mais le Russel-2000 chute de -1,3% à 1.356.
Qu'est ce qui a fait peur aux marchés ?
Tout s'est déroulé comme prévu: la Fed a relevé son taux directeur de 0,25% et ne s'engage sur aucun calendrier pour 2017 (pas plus qu'en 2016).
Si la croissance s'avère plus forte qu'actuellement, elle estime que de nouvelles hausses de taux se justifieront.
Mais pour l'heure, ses prévisions économiques (croissance et inflation) sont largement inchangées par rapport à septembre, les prix se rapprochant lentement de l'objectif des 2% (1,9% en 2017, puis 2,1% en 2018).
Le PIB devrait atteindre +2,1% en 2017, autrement dit, bien en deçà du rythme observé au troisième trimestre.
La Fed ne semble pas tabler sur un impact fort des 'trumponomics' (relance par la dépense publique, baisses d'impôts, dérégulation bancaire).
Les derniers indicateurs américains publiés ce mercredi furent mitigés avec un recul de 0,4% de la production industrielle, des ventes de détail (reflet de la consommation des ménages) médiocres : elles n'ont progressé que de 0,1% le mois dernier, contre +0,3% attendu par le consensus, après une hausse de 0,6% (révisée de +0,8%) en octobre.
Les prix à la production ont progressé de +0,4% en séquentiel (par rapport à octobre) mais de façon modérée (+1,3%) en données brutes annualisées.
En revanche, l'inflation a grimpé de +1,8% en 'core' (hors énergie), ce qui n'est plus très éloigné de l'objectif des +2%.
Les marchés obligataires semblent avoir choisi leur camp, avec des T-Bonds qui se détendaient dans un premier temps à 2,43% (avant le communiqué de la Fed) puis qui ont semblé conclure que même si la Fed ne le dit pas clairement, deux hausses de taux en 2017 seront un minimum.
Le T-Bond a alors entamé une nouvelle chute qui a propulsé symétriquement son rendement au-delà des 2,50% et jusque vers 2,57% (nouveau zénith annuel) tandis que le '30 ans', revenu dans un premier temps à 3,09%, finissait au-delà des 3,2%.
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