(Zonebourse.com) - Wall Street a rouvert sur une note indécise, le vert dominant à la marge grâce à une légère décrue du cours du "WTI" de 2,5% vers 111,3$. Le "West Texas" reste cependant en situation d'inversion historique par rapport au "Brent" qui se négocie à moins de 109,5$ à Londres.
Les investisseurs hésitent à prendre position avant que Donald Trump ne s'exprime sur le conflit (qu'il appelle "opération" et non guerre) et ne donne des précision sur son ultimatum "avant l'enfer" repoussé de moins de 24H.
Il a promis de "renvoyer l'Iran à l'âge de pierre".(la libération du peuple iranien n'est plus qu'un lointain prétexte) car la priorité du moment, c'est la réouverture du détroit d'Ormuz, quitte à priver 90 millions de personnes d'électricité, de sites industriels et d'universités).
L'indice Dow Jones affiche 0,2% au bout d'une heure de cotations à 46 600, le S&P 500 avance de 0,25% à 6 600 le Nasdaq Composite gagne 0,3 à 0,4%, vers 24.130.
Le "VIX" -de façon inattendue- ne se détend pas pour autant et affiche de 2% vers 24,5, preuve que la nervosité reste à fleur de peau.
Wall Street pourrait grimper au moindre signe d'apaisement, mais si ce n'était pas le cas, ou qu'une raffinerie du Golfe soit gravement endommagée (3 à 4 ans de travaux pour une remise en état), ce qui amputerait la production mondiale d'un ou plusieurs millions de barils/jours, les mauvaises nouvelles auraient un effet cumulatif car les "chiffres du jour" ne sont pas bons.
C'est même le pire case de figure possible puisque l'activité du secteur tertiaire ralentit brusquement tandis que les "prix payés" par les entreprises s'envolent brutalement, ce qui constitue un premier signe que le conflit au Moyen-Orient dope les pressions inflationnistes.
La croissance du secteur des "services" aux États-Unis chute de -2,1Pts : l'indice ISM des services est ressorti à 54,0 en mars contre 56,1 en février, alors que le consensus des économistes visait 55.
L'indice ISM des "prix payés" par les entreprises dérape de 10% en 1 mois : il grimpé à 70,7 le mois dernier contre 63,0 en février pour s'établir à son niveau le plus élevé depuis octobre 2022.
Le sous-indice des délais de livraison des fournisseurs a pour sa part progressé à 56,2, contre 53,9 en février, ce qui reflète un allongement des délais en usine qui touche déjà l'agroalimentaire (les professionnels évoquent des "retards de conteneurs") mais toute la "supply chain" qui pourrait dérailler avec des ruptures de livraisons .de composés chimiques, de microcontrôleurs et métaux raffinés en provenance de Chine.
Sans parler de la pénurie d'engrais en provenance du Golfe qui va faire flamber le prix des céréales et créer un "effet de second tour" d'ici la fin de l'été.
Le prix moyen de l'essence dans les stations-service américaines a largement dépassé les 4$ le gallon pour la première fois depuis plus de trois ans (le "WTI" a franchi les 110$, ça ne pardonne pas)... les prix du diesel et du "sans plomb Premium" flirtent avec les 6$ en Californie (environ 1,4E le litre).
Malgré cette combinaison de mauvais chiffres, le rendement des T-Bonds se détend de façon contre-intuitive avec -1,5Pt sur le "10 ans " vers 4,332% et d'autant sur le "30 ans" vers 4,891%.
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