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Wall Street : Les frappes contre l'Iran font tanguer Wall Street, mais pas de panique à bord

Aujourd'hui à 15:23
BFM Bourse

(Zonebourse.com) - La Bourse de New York devrait ouvrir en net repli lundi matin face aux incertitudes créées par les frappes menées conjointement durant le week-end par les Etats-Unis et Israël sur plusieurs positions stratégiques à travers l'Iran, des bombardements qui ont entraîné la mort du guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei.

A quelques minutes des premiers échanges, les contrats à terme sur les principaux indices perdent entre 1,2% et 1,8%, laissant entrevoir une ouverture dans le rouge, mais sans mouvement de panique.

Les investisseurs redoutent que l'offensive américano-israélienne contre Téhéran marque un tournant dans les tensions au Moyen-Orient en faisant monter d'un cran le risque de déstabilisation régionale.

L'Iran a riposté par des frappes visant de nombreux pays voisins à l'instar des Emirats Arabes Unis, du Bahreïn, de l'Arabie Saoudite et même Oman, ce qui laisse entrevoir une escalade potentielle, bien au-delà des conflits relativement brefs observés au Moyen-Orient ces dernières années.

Dès l'ouverture des marchés asiatiques puis européens, la réaction a été immédiate, avec des pertes qui atteignaient 2,6% à la mi-journée sur l'Euro STOXX 50 et 2,8% sur le DAX.

"Si l'aversion au risque est palpable sur les marchés financiers ce matin, avec une baisse additionnelle des indices actions, une remontée du dollar, un écartement des spreads de crédit, une progression du cours de l'or, les mouvements sont tout de même relativement limités au vu de la gravité des évènements", estiment les équipes d'Edmond de Rothschild AM.

D'après Christopher Dembik, conseiller en stratégie d'investissement chez Pictet AM, les marchés font le pari que le conflit ne durera pas plus longtemps que celui de mi-2025.

"Pourquoi? Trump n'a aucun intérêt à un enlisement qui pourrait compromettre ses chances de victoire lors des élections de mi-mandat", explique l'analyste.

Historiquement, les épisodes de tensions géopolitiques sont toutefois perçus, de manière générale, comme des phénomènes transitoires. Plutôt que de signaler un retournement de tendance, ils offrent souvent des points d'entrée lorsque les fondamentaux restent solides.

"Si la volatilité peut s'intensifier à court terme, l'expérience montre que ces phases restent passagères et constituent souvent des points d'entrée attractifs pour les investisseurs disciplinés", rappelle ainsi Grégoire Kounowski, conseiller financier chez Norman K.

"Grâce à des portefeuilles diversifiés, défensifs et tactiquement exposés aux actifs refuges, nous abordons cette période avec prudence, tout en conservant la capacité d'agir si des opportunités se présentent", explique le professionnel.

Le principal risque réside en fait du côté des cours du pétrole, qui pourraient s'envoler si l'Iran devait décider d'intervenir au niveau du détroit d'Ormuz qui voit passer environ 20% du commerce mondial du pétrole.

Le baril de brut texan, qui avait pris plus de 24% depuis le début de l'année, bondit pour l'instant de 7,6% à 72,1 dollars, un prix qui reste cependant à des niveaux "soutenables" pour l'économie mondiale du point de vue des observateurs.

Les récents développements du conflit entre les Etats-Unis et l'Iran déclenchent un mouvement de fuite vers la sécurité, mais avec un impact pour l'instant modéré sur le compartiment obligataire.

Après avoir enfoncé le seuil des 4% dans la nuit, le rendement des Treasuries à dix ans se redresse au-delà de 4,01% ce matin.

Chez PIMCO, on évoque des ajustements modestes, de manière ordonnée, davantage en ligne avec un environnement général d'aversion au risque plutôt qu'avec un stress systémique.

Signe de la prudence des intervenants, d'autres actifs refuges traditionnels comme l'or ( 3%) et le dollar américain ( 0,9% face à l'euro) progressent à l'unisson.

Les investisseurs sont d'autant plus tentés de jouer la prudence pour cette première séance du mois que le rapport sur l'emploi pour le mois de février aux Etats-Unis sera publié vendredi.

Alors qu'ils hésitent toujours sur le calendrier des prochaines baisses de taux de la Fed, ils attendent avec impatience ces chiffres, qui leur permettront d'affiner leur jugement sur l'état de l'économie américaine et de tenter de deviner les intentions de la banque centrale.

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