(BFM Bourse) - OPA, résultats d’entreprises qui vont rester nombreux à arbitrer aujourd’hui, les catalyseurs de marché s’enchaînent séance après séance, et c’est le pétrole désormais qui va prendre le relais pour impulser la tendance du jour, a priori baissière pour l’ouverture.
Tendance et catalyseurs
Le CAC40 est demandé en repli de 16 points à 4.524 points (Calls IGMarkets). Après une petite baisse de 0,26% hier, l’indice parisien risque de rester sous pression à court terme, avec une résistance technique qui se profile du côté des 4.570 points, dont le franchissement ouvrirait la porte vers les plus hauts de ces 12 derniers mois à 4.607. Mais pour le moment, trop peu de conviction ni de volumes pour pouvoir avancer plus loin (2,8 milliards d’euros d’actions échangées hier seulement).
La petite baisse de Wall Street devrait elle aussi confirmer le retour de balancier, avec un repli de 0,38% du S&P500. La tendance reste mal orientée avec tout le poids d’Apple, dont les résultats, jugés décevants par les analystes, ont provoqué une forte volatilité et une baisse marquée du titre en après-bourse (-2% après d’une heure après la cloche).
La tendance reste dictée par les grandes perspectives d’opérations financières du moment, par l’abondance des résultats d’entreprises à arbitrer, et ce matin aussi par la correction nette des prix du pétrole : le WTI est même repassé sous les 50 dollars à 49,31, avant publication des stocks de brut américains cet après-midi, et sans grande nouvelle ou perspectives de production du côté de l’OPEP. Les titres pétroliers et parapétroliers devraient d’ailleurs subir d’autant plus de pression que l’Italien Saipem a fait état de résultats et de perspectives encore très ternes.
L’euro reste stable sur 24 heures et reste campé sur le niveau stratégique d’1,0880.
Valeurs
Airbus
L’avionneur a publié des chiffres 9 mois globalement sous les attentes du marché, avec un chiffre d’affaires de 43 milliards de dollars et un résultat brut de 2,4 milliards d’euros. Le carnet de commandes est évalué à 73,9 milliards d’euros, et les objectifs sont confirmés pour l’année.
Renault
Le groupe a annoncé une hausse de 13% de son chiffre d’affaires au 3ème trimestre à 10,5 milliards d’euros, supérieur aux attentes. Un programme de modernisation des usines de 500 millions d’euros a été dévoilé également.
Peugeot
Le constructeur a publié un chiffre d’affaires en repli de 5,1% à 11,4 milliards d’euros sur le 3ème trimestre, où ses ventes auront cru de 10,6%, notamment grâce à l’Amérique du Sud (+22,6%), alors que le marché européen reste difficile (-4,3%), ainsi qu’en Chine (-16,5%). Mais Peugeot prévoit une amélioration sur la fin de l’année, et relève ses prévisions de marché, notamment sur ces 2 dernières zones.
Kering
Le groupe de luxe a publié un chiffre d’affaires du 3ème trimestre en croissance organique de 10,3%, à 3,18 milliards d’euros. Un chiffre supérieur au consensus de marché. Croissance marquée notamment pour les marques Gucci (+17% sur la période), et Saint-Laurent (34%).
Cap Gemini
Le groupe a annoncé pour le 3ème trimestre un chiffre d’affaires de 3 milliards d’euros, en progression de 2,2% à devise comparable, +10% depuis le début de l’année. Cap Gemini confirme ses objectifs annuels.
Vinci
Le groupe a publié des chiffres trimestriels en-dessous des attentes du marché, avec un chiffre d’affaires en baisse de 2,8% à 10 milliards d’euros.
Unibail Rodamco
Les revenus de la foncière géante ont grimpé de 5% sur les 9 premiers mois de l’année, notamment grâce à la rénovation et à l’élargissement de son parc immobilier.
Havas
Le groupe publicitaire a dégagé un chiffre d’affaires de 537 millions d’euros au 3ème trimestre, affichant une croissance organique de 7,7%.
SEB
Le groupe d’électroménager a publié un chiffre d’affaires d’1,2 milliard d’euros, en croiissance de 6,8%, et a relevé ses objectifs de vente et de résultats pour l’année, malgré des effets de devise favorables.
Bic
La société a publié un chiffre d’affaires 9 mois de 692 millions d’euros, en hausse de 4,9% mais +0,6% seulement avec l’impact des effets de devises. Bic prévoit une hausse de 5% environ de son chiffre d’affaires pour l’année, mais avec une baisse de sa rentabilité, due aux investissements dans le marketing et la recherche et développement.
Ipsen
Le groupe a enregistré une hausse de 12,2% de son chiffre d’affaires au 3ème trimestre, et décide de relever ses perspectives de croissance et de rentabilité.