(BFM Bourse) - Alors que les marches actions manquent toujours cruellement d’impulsion et de tendance fondamentale, ce sont les marches des changes et des taux, théâtre de mouvements impressionnants, qui se montrent les plus actifs ces derniers jours.
Tendance et catalyseurs
Le CAC40 est demandé en baisse de 0,48% à 4.828 points, après un repli cumulé d’1,46% sur une semaine. Malgré la légère impulsion à la hausse vendredi, qui s’est faite sur des volumes épais, 4,4 milliards d’euros d’actions négociées, le CAC40 confirme le mouvement actuel de "consolidation à plat", marché sans véritable tendance mais qui marque un penchant baissier.
L’indice à lâche sa zone de support des 4.850 et semble désormais fragilisé à court terme, vulnérable à une brusque inflexion de tendance, à priori baissière. Seul un retour vers ces niveaux pourrait consolider un peu les bases. Mais au vu des signaux à court terme, le scénario semble exclu.
D’autant que les flux de capitaux vers les marchés actions semblent se tarir. Au dernier décompte de Merrill Lynch sur ses chiffres de gestion, les fonds actions n’ont attiré qu’1,7 milliards de dollars la semaine dernière, dont 2,5 milliards sur les seules valeurs japonaises, alors que les actions américaines subissent des dégagements nets de 2,5 milliards, et 800 millions pour les actions européennes.
Et les signes de déséquilibres persistent et s’amplifient. Les taux sur le marché obligataire ont passé la semaine à se tendre, notamment du côté de la dette française, passée en une semaine de 0,78 à 0,89% de rendement. Un mouvement qui pourrait se renforcer avec une nouvelle émission de bons du trésor cet après-midi (de 5,7 à 6,9 milliards d’euros).
Mais le mouvement est global sur l’ensemble des dettes européennes, alors que les taux restent sage sur l’échéance 10 ans américaine à 2,4%. On a la preuve que le mouvement qui animait le marché ces derniers mois, cette grande rotation de l’obligataire au marché actions, n’est plus une tendance aussi forte et unanime qu’auparavant.
Enfin l'autre mouvement d'ampleur reste à surveiller sur le marché des changes, avec une baisse du dollar qui se confirme, semblant suivre la trajectoire voulue par Donald Trump, à savoir une monnaie qui redeviendrait un avantage compétitif notamment face aux pays asiatiques et la Chine. L'Euro-Dollar grimpe à son plus haut niveau depuis la mi-novembre dernier à 1,0748.
Valeurs
Pétrole
Les valeurs du secteur pourraient réagir à la hausse des cours du brut, à 55,5 dollars pour le Brent, et 53,13 dollars pour le brut léger américain.
Banques
Le Crédit Agricole a annoncé passer une charge exceptionnelle de 491 millions d'euros sur sa filiale LCL, du fait de la faiblesse des taux d'intérêts qui grève la valeur même de l'activité de crédit. Le groupe malgré tout confirme ses objectifs financiers à moyen terme.
Amundi
Barclays démarre aujourd’hui le suivi du titre à surpondérer, objectif de cours à 57 euros.
Tarkett
HSBC abaisse son conseil d’achat à conserver.
CGG
Le groupe a décidé d’une série de mesures pour réduire ses conditions de certaines de ses opérations américaines, pour un montant de 58,6 millions de dollars.