(BFM Bourse) - Après une semaine de progression continue, les marches ont marqué l’arrêt hier aussi bien à Wall Street qu’en Europe, face à la volatilité des cours du brut et l’approche du dernier grand rendez-vous monétaire de l’année du côté de la FED.
Tendance et catalyseurs
Le CAC40 est demandé en repli de 8 points à 4.752 points (Calls IGMarkets), après une clôture quasiment à l’équilibre hier, alors que Wall Street a enchaîné sur une clôture très mitigée, entre un Dow Jones qui signe un nouveau record absolu, en hausse de 0,2%, et un SP500 en léger repli.
Une indécision qui coïncide aussi avec un très net reflux des volumes d’échange, notamment à Paris. Alors qu’ils étaient montés bien au-delà des 3 milliards d’euros d’actions négociés la semaine dernière, ils redescendent sous la barre symbolique en clôture hier à 2,7 milliards d’euros.
Une prudence principalement due aux mouvements autour du pétrole : le baril de Brent, après avoir grimpé fort aux termes du week-end du côté des 57 dollars, est largement redescendu hier autour des 55. Certes l’accord avec les pays non-OPEP pour que ces derniers réduisent eux aussi leur production ont fait grimper les cours, mais la nouvelle a aussitôt été contrebalancée par le chiffrage, en hausse, des forages de pétrole de schiste américain.
La séance d’aujourd’hui sera sans doute hésitante aussi alors que le marché désormais se prépare pour le dernier grand rendez-vous de banque centrale de l’année, la réunion du comité de politique monétaire de la FED. Elle commence aujourd’hui et se terminera demain soir avec une décision sur les taux directeurs, avec logiquement un relèvement de 0,25%, un an après le dernier tour de vis. Un climat qui devrait toujours occasionner des tensions sur les taux du marché obligataire, qui se sont tendus sensiblement hier, la forte hausse des cours du pétrole faisant naitre des inquiétudes en matière de croissance économique et d’inflation.
Les investisseurs vont donc être prudents et sans doute ne pas prendre trop de positions tranchées avant le verdict. Mais on peut prévoir d’ores et déjà sans doute quelques prises de bénéfices immédiates sur le secteur bancaire ou le secteur pétrolier, qui étaient les principaux supports du marché hier. Valeurs
Secteur bancaire
L’italienne UniCredit a annoncé qu’elle allait lancer une augmentation de capital de 13 milliards d’euros, revendre pour 17,7 milliards d’euros de créances douteuse via leur titrisation, et passer 12,2 milliards d’euros de provisions et de charges dans ses comptes du 4ème trimestre. 14.000 postes seront supprimés d’ici 2019.
Vivendi
Le torchon brûle avec l’italien Mediaset, avec lequel Vivendi est toujours en conflit ouvert concernant leur projet commun autour de la filiale Premium. Vivendi a décidé d’acheter sur le marché 3% du capital de la holding et déclare vouloir monter jusqu’à 20%. Une opération considérée comme hostile par Mediaset, estimant qu’il s’agit d’une initiative aux conséquences graves, contre laquelle il entend se défendre par tous les moyens.
EDF
L’électricien confirme le redémarrage progressif de tous ses sites nucléaires arrêtés ces dernières semaines pour vérification, et confirme ses prévisions de production nucléaire pour cette année.
SEB
Le groupe a annoncé le succès d’une émission obligataire de 800 millions d’euros en tranches de 3,5,7 et 10 ans sur le marché allemand.
Europcar
Le groupe a annoncé la reprise de sa filiale de franchisés en Irlande, ainsi que le service local d’autopartage GoCar.
Compagnie Des Alpes
Le groupe a annoncé un chiffre d’affaires 2015/2016 en hausse de 3,5% à 720 millions d’euros, et un résultat brut en progrès de 6,6% à 206 millions d’euros, pour une marge à 28,6%. Compagnie des Alpes déclare vouloir s’appuyer sur des partenaires puissants pour être un acteur majeur de la consolidation internationale du secteur du tourisme.
AXA
Le Crédit Suisse commence son suivi du titre avec une opinion à surperformance, alors que Deutsche Bank passe d’achat à conserver sur le titre.
Rexel
Barclays rehausse son conseil de pondération en ligne à surpondérer.