(BFM Bourse) - Les marchés redeviennent indécis après une belle impulsion haussière depuis mardi. Mais les résistances techniques et la remontée des taux d’intérêts obligataires limitent l’appétit des investisseurs.
Tendances et catalyseurs
Le CAC40 est demandé inchangé ce matin à 4.867 points (Calls IGMarkets). Hier l’indice était paré pour grimper encore, mais la barrière des 4.900 points, résistance technique ultra-solide depuis ces depuis ces derniers mois, n’a pas voulu céder. Le CAC40 n’a pu faire tout au mieux que 4.901 points au plus haut, et sur des volumes moyens à 3 milliards d’euros d’actions négociés.
L’arrivée sur cette barrière technique coïncide avec une remontée rapide des taux sur le marché obligataire. Cette dernière n’a pas empêché les marchés de monter ces derniers jours, mais le rythme du mouvement commence à réduire l’appétit au risque des investisseurs. Les rendements repassent des niveaux symboliques importants : la dette française à 10 ans est à nouveau au-dessus d’1%, un plus haut d’un peu plus d’un an, et le rendement du T-Bond américain de même maturité est désormais un peu au-dessus des 2,5%. Même les dettes périphériques suivent le mouvement, avec une dette italienne au-dessus des 2.2%, et à 4,1% pour la dette portugaise.
Des mouvements qui bloquent logiquement la progression des indices boursiers, pourtant soutenus par l’effet résiduel de l’élection de Donald Trump qui fournit les supports, et les arbitrages positifs du côté des résultats d’entreprise, qui constituent un potentiel de hausse qui a pour l’instant du mal à se matérialiser compte tenu des taux.
A noter deux facteurs importants, une nette hausse des prix du brut à 56,2 dollars pour le baril de Brent, et un dollar qui se renforce à nouveau depuis hier après-midi, l’Euro tombant à 1,0668, et l’Or à 1.181 dollars. On peut anticiper un peu de volatilité à ce niveau cet après-midi avec les chiffres de la croissance américaine pour le 4ème trimestre 2016.
Valeurs
LVMH
Le géant français du luxe a encore publié des chiffres annuels de très haute qualité, avec une croissance de 6% des ventes à 37,6 milliards d’euros, un nouveau record, et un résultat opérationnel qui progresse de 6% à un peu plus de 7 milliards d’euros, avec une marge à 18,7%. Malgré tout, si les tendances restent positives pour le 1er semestre de cette année, LVMH met en garde contre un second semestre qui s’annonce plus difficile, en raison de base de comparaison très élevées, et d’une situation de déstockage qui risque de peser sur les activités maroquinerie et cognac. Malgré tout, Bernard Arnault reste optimiste sur le moyen terme, du fait de la santé et du positionnement du groupe sur tous ses marchés.
High-Tech
Les valeurs européennes de l’informatique et des semi-conducteurs vont sans doute réagir aux trimestriels de la High-Tech américaine publiés hier. Si Microsoft et Intel ont à nouveau signé des résultats au-dessus des attentes, Google en revanche a déçu. Raison de plus pour suivre STMicroelectronics, qui a signé une hausse de 7,6% hier après ses bons résultats. Le titre sera soutenu ce matin par une bonne recommandation du Crédit Suisse qui passe de sous-performer à neutre, avec un objectif de cours en forte hausse, de 6,5 à 11,7 euros.
Elior
Le groupe a annoncé un chiffre d’affaires trimestriel en hausse de 8,1%, avec 2,9% de croissance organique. Les perspectives annuelles sont confirmées.
Boiron
Le chiffre d’affaires du groupe a atteint 614 millions d’euros sur l’année 2016. Boiron mise sur un bénéfice opérationnel 2016 qui sera supérieur à celui de 2015.
JCDecaux
Le groupe a annoncé un chiffre d’affaires de 3,4 milliards d’euros pour 2016, en hausse de 5,8%, avec 3,3% de croissance organique.
Mersen
La société a publié un chiffre d’affaires annuel de 763 millions d’euros, en baisse de 0,5%, mais relève ses prévisions de marge pour l’année, d’environ 7,5% à près de 7,8%.
Scor
Goldman Sachs abaisse son opinion d’achat à neutre sur la valeur.
Iliad
Deutsche Bank rehausse son conseil de conserver à achat, l’objectif de cours est remonté de 220 à 235 euros.