(BFM Bourse) - Entre indices américains qui battent de nouveaux records historiques et un pétrole qui remonte vers 50 dollars le baril, le marché parisien se donne une nouvelle chance de conquérir ses plus hauts annuels.
Tendance et catalyseurs
Le CAC40 est demandé en hausse de 23 points à 4.552 points (Calls IGMarkets), à nouveau à 1,5% environ de son record annuel des 4.607. Le climat, indécis depuis la fin du « Trump Jump » de la semaine précédente, commence à redevenir plus clairement positif. Peu de pression vendeuse, et un alignement de chiffres impressionnants du côté des marchés américains.
A Wall Street hier soir, les indices américains ont tous battu leurs records absolus. Le Dow Jones termine à un cheveu des 19.000 points, le S&P500 tout proche des 2.200, et un Nasdaq Composite à 5.368 points. Le tout avec des indicateurs de volatilité en chute continue, le VIX tombant près de ses plus bas annuels à 12,4 points, et aussi un dollar qui reste ferme, et un euro qui se maintient à 1,0617.
Malgré une petite baisse des taux obligataire, qui a un peu décongestionné la tendance, le principal moteur du marché en ce moment reste le pétrole. Le vif redressement des prix (+6% en une semaine) pousse désormais le Brent de Mer du Nord quasiment à 50 dollars (49,4 dollars). La hausse est encore plus spectaculaire sur le WTI, qui monte à 47,4 dollars. Le marché reste persuadé que la réunion de l’OPEP à Vienne dans 8 jours débouchera sur un accord de réduction de production de nature à maintenir les prix autour des 50 dollars, avec une initiative large incluant Arabie Saoudite et Iran.
Mais il reste quelques obstacles pour qu’un rallye significatif prenne forme : un manque criant de volumes d’échanges (2,3 milliards d’euros d’actions échangées hier sur le CAC40), et aussi quelques menaces qui planent à court terme, une certaine méfiance concernant le programme économique du président élu américain Donald Trump, les échéances politiques à venir en Europe, comme le référendum italien de Matteo Renzi, et aussi la possibilité que la réunion de l’OPEP à Vienne ne débouche sur rien, ce qui est régulièrement le cas, au vu de positions qui peuvent changer radicalement, en fonction des intérêts des pays producteurs.
Valeurs
Essilor
Essilor ajuste à la baisse ses prévisions annuelles, se fixant un taux de croissance de 3,5% environ cette année et une contribution de l’activité autour de 18,5% du chiffre d’affaires pour 2016, en raison d'un ralentissement sur plusieurs zones géographiques clé. Le groupe annonce par ailleurs le rachat de 50% du groupe de Hong Kong Photosynthesis.
Zodiac
L’équipementier aéronautique publie un résultat net en baisse de 41,5% pour l’année 2015-2016. Zodiac, qui propose un dividende de 32 centimes, prévoit un retour à la performance opérationnelle pour la fin de l’année prochaine, une marge opérationnelle à 2 chiffres pour l’année 2017-2018.
Trigano
Forte hausse du bénéfice net 2015-2016 à 89,7 millions d’euros, contre 59,5 millions d’euros un an plus tôt. Le groupe propose un dividende d’un euro par action, et dit anticiper une forte hausse de son activité et de ses résultats pour l’exercice suivant.
Publicis
Le Crédit Suisse commence son suivi du titre avec un conseil à sous-performance, et un objectif de cours de 63 euros.
Klépierre
HSBC rehausse son conseil de conserver à achat, l’objectif de cours est relevé de 3 euros à 45 euros.
Bouygues
Le Crédit Suisse rehausse son conseil de neutre à surperformance, objectif de cours relevé de 30 à 38 euros.
Automobile
La banque Bernberg reprend le suivi du secteur, avec un conseil à conserver sur Renault (objectif 75 euros), conserver également sur Valeo (objectif 50 euros), vendre sur Michelin (objectif 80 euros) ainsi que sur Peugeot (objectif 11,5 euros).
Bolloré
HSBC commence son suivi du titre à l’achat, objectif de cours 4,10 euros.
CFAO
Le groupe a demandé la suspension du titre dans l’attente d’un communiqué.