(BFM Bourse) - Le difficultés du CAC40 à avancer au-delà des 4.900 points se confirment, dans un marché plus prudent, où la remontée des taux commence à freiner les ardeurs acheteuses des investisseurs.
Tendance et catalyseurs
Le CAC40 est demandé inchangé à 4.899 points (Calls IGMarkets), confirmant les obstacles techniques du moment à l’approche des 5.000. La zone technique des 4.910 s’annonce comme difficile à percer, surtout avec des investisseurs sensiblement plus prudents, avec des volumes en net repli hier, à 2,6 milliards d’euros.
Une prudence qui se confirme un peu partout, comme à Wall Street où le Dow Jones se refuse clairement à franchir les 20.000 points, malgré une hausse de 0,33% hier. Les minutes de la dernière réunion de politique monétaire de la FED n’ont pas vraiment eu d’impact, même si l’inquiétude de la Banque Centrale américaine concernant les futures orientations politiques de l’administration Trump sont sensibles dans son compte-rendu.
A noter que le repli massif des investisseurs boursier vers les ETF, les instruments de suivi de tendance et les autres solutions de gestion passive, semble aussi jouer dans cette paralysie de court terme. En décembre les fonds ETF américain ont engrangé des encours records à 60 milliards de dollars, après un précédent record à 50,7 milliards de dollars le mois précédent, confirmant une tendance qui s’observe sur l’ensemble des marchés mondiaux. Cela explique que les obstacles techniques ont tendance à paralyser l’ensemble des investisseurs dans leurs décisions à court terme.
Enfin la poursuite des tensions sur les marchés obligataires européens complique aussi les prises de positions. C’est notamment du côté de la dette française que les mouvements sont les plus sensibles : après une hausse de 12 points de base du rendement de la dette française à 10 ans en 24 heures, on est encore monté hier à 0,8%. Un mouvement qui interroge alors que le Trésor Français doit procéder à plusieurs adjudications très importantes aujourd’hui, sur des maturités variées, jusqu’à 50 ans.
Et il pourrait y avoir du mouvement aussi cet après-midi avec la publication aux Etats-Unis de 2 indicateurs-clé, l’indice ISM des services et l’enquête ADP sur l’emploi privé, avant le rapport national publié demain. De quoi anticiper des mouvements sur les changes, et notamment l’Euro-Dollar, alors qu’on a une volatilité assez spectaculaire, l’Euro remontant rapidement au-dessus de ses plus hauts du week-end dernier à 1,0560.
Valeurs
CGG
Le groupe annonce qu’il pourrait être prochainement placé sous la direction d’un mandataire ad hoc pour gérer une phase financière difficile qui perdure, du fait d’un endettement trop élevé (2,3 milliards d’euros à fin 2016) qu’il va falloir restructurer par des négociations avec ses prêteurs, et de conditions de marché qui restent très difficiles.
Secteur Aéronautique
JPMorgan rehausse sa recommandation sur Dassault Aviation et Zodiac Aerospace de neutre à surpondérer, et de sous-pondérer à neutre sur Airbus. Airbus également objet d’un relèvement de recommandation de Morgan Stanley, qui passe de pondération en ligne à surpondérer.
Biotechs / Santé
Beaucoup de nouvelles sur le secteur, avec Neovacs qui signe un partenariat avec un institut canadien un de ses traitements contre le cancer, Cellnovo qui franchit plusieurs étapes importantes pour le développement de son pancréas artificiel, Valneva qui signe une licence de recherche avec MSD Animal Health pour développer des vaccins en commun, et Nicox qui estime qu’il va pouvoir entamer la phase 2 des tests sur son NCX 4251 dès le 4ème trimestre de cette année.
Automobile
2 grosses opérations de financement à signaler, avec Valeo qui lance un emprunt obligataire de 500 millions d’euros à échéance 2023, et Michelin qui signe une émission d’obligations convertibles en dollars (400 ou 500 millions) à échéance 2022.
LDC Le volailler a publié un chiffre d’affaires trimestriels en hausse de 2% à 886 millions d’euros, et 2,62 milliards sur 9 mois (2,55 sur la même période un an plus tôt)