(BFM Bourse) - Après une forte reprise des indices actions, l’heure est à la stabilité en attendant désormais les résultats de l’élection présidentielle américaine. Les marchés gardent leur sang-froid dans un calme apparent, tant en coulisses les positions semblent être prises pour parer à toute éventualité.
Tendance et catalyseurs
Le CAC40 est demandé stable ce matin, en repli de 2 points à 4.459 points (Calls IGMarkets). Hier, l’annonce de l’arrêt des poursuites fédérales contre Hillary Clinton a provoqué un vrai soulagement sur les marchés, mais on est loin d’un mouvement d’euphorie d’ampleur, même si cela a tendance à aller dans le sens des scénarios de marché, à savoir une victoire significative de la candidate démocrate.
Le CAC40 a repris 1,9% mais sur des volumes assez faibles, à 2,7 milliards d’euros d’actions négociées. Le S&P500 a repris 2,22%, après avoir enchaîné 9 séances de baisse consécutives, une série jamais observée depuis 1980. Certes, les indicateurs de volatilité ont baissé, mais restent proches de leurs derniers plus hauts de 2-3 ans, à 18.71 pour le VIX américain et 22.8 pour le VCAC. Le dollar a repris des forces mais là aussi, on est loin d’une flambée, l’euro-dollar passant d’1,1140 à 1,1040. L’or a corrigé également et passe sous les 1.300 dollars l’once, mais reste proche du niveau symbolique à 1.282 dollars. Le pétrole, lui, reste très stable à 46,30 dollars pour le Brent et 44,90 pour le brut américain.
On sent donc les marchés à l’affût du moindre retournement de tendance pour réagir, et les prochaines heures seront de toute évidence placées sous le signe de la fébrilité, avec des indicateurs de volatilité encore une fois qui restent fermes malgré la récente petite correction, preuve que les positions prêtes à se déboucler peuvent provoquer de gros remous au fur et à mesure que les résultats de l’élection présidentielle américaine seront connus. Un effet débouclage qui pourrait même se prolonger pendant plusieurs jours, même après les résultats.
Valeurs
Secteur bancaire
Le Crédit Agricole a publié de résultats globalement supérieurs aux attentes pour le 3ème trimestre, avec un bénéfice net multiplié par deux sur un an à 1,8 milliard d’euros, et un produit net bancaire de 3,7 milliards d’euros. Le ratio de solvabilité s’améliore sensiblement d’un trimestre à l’autre, passant de 11,2% au 2ème trimestre à 12% désormais. Le groupe va proposer un dividende de 60 centimes d’euros cette année, et un coupon de même niveau voire meilleur pour l’année prochaine. Des résultats solides, qu’il faudra mettre en équivalence avec ceux de BPCE ce soir après-bourse, avec notamment ceux de sa filiale de banque de gros cotée Natixis.
Arcelor Mittal
Les trimestriels du géant de l’acier sont inférieurs aux attentes de marchés, avec un résultat brut d’1,9 milliard de dollars, en hausse de 40,4%, et un bénéfice net de 700 millions de dollars. Le groupe prévoit en plus une baisse de sa rentabilité sur le dernier trimestre. Le titre, qui gagne 102% depuis le début de l’année, pourrait subir des dégagements sur ces nouvelles.
Aperam
Le spécialiste de l’inox a publié un bénéfice net de 54 millions au 3ème trimestre (31 millions un an plus tôt), pour un EBITDA en progrès à 214 millions d’euros. Des performances meilleures que prévues dans un contexte pourtant difficile, qui permettent au groupe de rester relativement confiant pour la fin de l’année.
Automobile
Le secteur pourrait réagir positivement aux résultats meilleurs qu’attendus de Toyota publié ce matin. Le géant japonais a même relevé ses prévisions grâce à un certain retour à la stabilité des taux de change avec le yen. Renault pour sa part a annoncé que son partenaire Nissan allait contribuer à hauteur de 528 millions d’euros aux résultats du 3ème trimestre.
Eiffage
Le groupe a publié un chiffre d’affaires 9 mois en baisse de 0,8% à 10,1 milliards d’euros, et confirme ses prévisions annuelles, grâce à un carnet de commandes en hausse de 4,8% sur un an à 11,9 milliards d’euros.
ADP
La société a publié un chiffre d’affaires 9 mois en léger repli, -0,5% à 2,18 milliards d’euros, avec une baisse de 7,8% des ventes dans ses boutiques, en raison de chiffres de trafic en repli. Le groupe confirme malgré tout ses objectifs annuels.
AccorHotels
Le groupe hôtelier prend 25% du capital de la chaine de boutique-hôtels allemande 25Hours pour 35 millions d’euros.
Ubisoft
Vivendi continue de grignoter du capital de l’éditeur de jeux, avec désormais 24% du capital et 21,3% des droits de vote.
A suivre aussi les arbitrages autour des résultats d’Atos, de CGG et des prévisions 2017 d’Interparfums.