(BFM Bourse) - L’élection de Donald Trump à la présidence américaine a finalement agi comme un déclencheur pour des marchés encore très indécis. Les investisseurs semblent vouloir commencer la semaine qui s’ouvre du bon pied, malgré encore des incertitudes sur les taux et le pétrole.
Tendance et catalyseurs
Le CAC40 est demandé à +30 pour 4.520 points (Calls IGMarkets), après une semaine extraordinaire qui se termine sur un gain cumulé de 2,5%, avec une nette inflation des volumes sur les 3 dernières séances. Même la journée du 11 novembre s’est soldée par des volumes de 3,7 milliards d’euros sur le CAC40, niveau rarement atteints pour un jour férié.
Si l’élection de Donald Trump constitue un évènement totalement imprévu, il aura constitué, de manière toute aussi imprévue, un vrai catalyseur pour les marchés, qui se sont rapidement retournée en considérant tout cela comme une opportunité.
Les plus grandes voix de Wall Street sont plutôt positive désormais, Warren Buffett estimant que l’élection de Donald Trump n’empêchera pas Wall Street de monter (le Dow Jones a d’ailleurs signé un nouveau record absolu), et le géant de la gestion Blackrock estimant qu’il y a même près de 70.000 milliards de dollars qui restent actuellement cash prêts à être investis sur les actions.
Un horizon a priori dégagé ? Pas tant que cela car 2 facteurs vont continuer d’inquiéter le marché. Déjà les mouvements sur les taux et les devises : si le dollar se renforce, pour la plus grande satisfaction des analystes, avec un euro-dollar qui tombe sous 1,08 ce matin, et que la FED n’a pas de raison de poursuivre sa marche en avant, en remontant ses taux en décembre, la tension sur les taux européens, elle, est relativement violente. Avec même un écart de taux qui se précise entre dette allemand à 10 ans (0,3% de rendement) et française (0,75%).
Valeurs
Pétrole
L’autre facteur qui pourrait peser sur le marché reste les prix du pétrole, qui ont du mal à s’aligner à la nouvelle donne du moment. On reste sur une correction à 44,83 dollars pour le Brent et 43,38 dollars pour le WTI américain. Les analystes estiment désormais en moyenne que les cours pourraient corriger jusqu’à 35 dollars si l’OPEP n’arrive pas à donner de signal fort en matière de limitation de sa production.
Banques
Le secteur, toujours catalyseur de tendance par excellence, va encore être le plus actif du jour. Donald Trump pourrait rester sur un discours apaisant pour le secteur, ne donnant signe pour l’instant que de vouloir amender à la marge les dispositifs réglementaires autour du métier, ce qui pourrait provoquer une hausse de long terme pour l’ensemble du secteur américain. En revanche en Europe, les banques pourraient mal réagir à l’annonce du projet d’une grande augmentation de capital pour Unicredit, remettant au premier plan les difficultés actuelles du secteur bancaire italien.