(CercleFinance.com) - Tout comme la veille, les jeux étaient fait dès le 1er quart d'heure de cotations: les scores se sont ensuite figés et on les retrouvait identiques à ceux de la mi-séance, en tout point semblables à ceux observés en clôture.
Le Dow Jones a repris 0,33%, à 20.728, le S&P500 +0,3% et le Nasdaq affiche exactement le même gain à 5.914Pts, ce qui constitue son record historique de clôture (à défaut de surpasser le zénith absolu intraday des 5.929.
Cherchant à expliquer la 5ème hausse consécutive du Nasdaq (+10% depuis le 1er janvier), des commentateurs invoquent de bons indicateurs (auxquels, tout comme la veille, les indices US n'ont absolument pas réagi lors de leur parution).
Wall Street aurait donc salué 'après coup' des chiffres hebdomadaires du chômage aux Etats-Unis qui ressortent inchangés à 258.000 puis une légère révision à la hausse de l'estimation du PIB, à +2,1% contre +1,9% (la croissance a été mesurée à +1,6% sur l'ensemble de l'année 2016 contre +2,6% en 2015).
L'explication réside peut-être aussi dans des raisons 'techniques': nous voici rendu dans les ultimes séances du 1er trimestre et il y a beaucoup de liquidités encore inemployées.
Wall Street n'a jamais consolidé depuis le 1er janvier et n'a jamais offert la moindre occasion d'acheter 'à bon compte', même pas lors de l'échec de Donald Trump sur Obamacare (après celui du décret sur l'immigration): des investisseurs ont attendu en vain des conditions plus favorables pour se positionner mais les indices volent de record en record, ou alors ils consolident au pire à l'horizontal.
A un moment, ils sont obligés d'investir le trop plein de liquidités, et de payer 'au plus haut', ils n'ont tout simplement pas le choix.
Et ce 'pas le choix' résume la hausse de Wall Street presque à chaque fin de mois depuis mars 2016, les valeurs US ne corrigeant jamais.
Les valeurs bancaires ont largement contribué à l'avancée du 'Dow' et du 'S&P' avec Bank of America +2,2%, Citigroup 1,9%, Goldman Sachs +1,2%, JP-Morgan +0,9%.
Les vedettes du jour furent Conoco Phillips avec +8,8% suite à l'annonce de la cession pour 13Mds$ d'actifs dans les sables bitumineux canadiens à Cenovus Energy; Exxon a également bien soutenu la tendance, ainsi qu'AMD +2,5% et Viacom +2,3%.
Côté replis, à noter un gros accident de -23,5% sur Lululemon Athletica qui reperd tous ses gains depuis fin 2015, suite à l'échec de sa collection printemps, jugée trop terne et trop triste par les pratiquants de yoga et de danse.
Lourd repli également d'Akamai (-4,6%), Regeneron -2% (après un bond de +3% la veille) puis de Mylan -1,9%.
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