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Marché : Peu d'espoir de redressement des finances publiques après une année "perdue" en 2025, dit SocGen

mercredi 15 avril 2026 à 15h21
Marché : Peu d'espoir de redressement des finances publiques après une année

15 avril (Reuters) - L'année 2025 s'est avérée être "une année perdue" pour les finances publiques françaises, principalement en raison de la suspension de la réforme controversée des retraites de 2023, estiment les économistes de Société ⁠Générale, qui se montrent peu optimistes quant à l'amélioration ‌de la situation budgétaire à court terme.

Le gouvernement du Premier ministre Sébastien Lecornu a finalement réussi à faire adopter en février le budget pour 2026, ​au terme d'un parcours législatif semé d'embûches, mais au prix ​d'un gel, jusqu'après l'élection présidentielle de ​2027, du relèvement de l'âge légal de départ à la retraite à 64 ans.

Cette mesure a été une ​concession majeure de Matignon au Parti socialiste ​afin d'éviter la censure et donc assurer sa survie.

"La décision politique ⁠la ⁠plus lourde de conséquences de 2025 ⁠a pris une mauvaise tournure, la réforme des retraites de 2023 ayant été gelée", souligne ⁠Fabien Bossy, économiste pour la France chez Société Générale dans une longue note publiée mardi.

"Les coûts seront faibles à court terme mais ils s'accumuleront à long terme. Cela rend également très difficile de remporter l'élection présidentielle de 2027 en s'appuyant sur un programme fondé sur l'orthodoxie budgétaire", ajoute-t-il.

L'économiste ne prévoit ainsi "aucun changement politique significatif" cette année et estime ambitieux l'objectif du gouvernement de réduire le déficit public à 5% du produit intérieur brut (PIB) - sa prévision est de 5,3% après 5,1% en 2025.

"L'équilibre des risques laisse présager une nouvelle année de croissance décevante, ​la France restant à ‌la traîne par rapport aux autres pays de la zone euro. La hausse des prix du ‌pétrole sera absorbée, mais elle anéantit les espoirs d'une accélération de la ⁠demande intérieure privée", écrit Fabien Bossy.

Le gouvernement français a abaissé mardi sa prévision de croissance ​pour 2026, tablant ​désormais ‌sur une progression du PIB de 0,9%, contre une précédente prévision de 1%, pour prendre en compte l'envolée des prix de l'énergie liée au conflit au Moyen-Orient.

(Rédigé par Diana Mandia, avec Alun ​John, édité ‌par ​Blandine Hénault)

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