PARIS, 31 mars (Reuters) - Les principales Bourses européennes tentent mardi de préserver le rebond de la veille avec le reflux des tensions dans l'obligataire et l'espoir d'une accalmie au Moyen-Orient.
Mais sur l'ensemble du mois, les grands indices devraient afficher une perte proche de 10% malgré le regain d'optimisme né du fait que le président américain Donald Trump s'est dit disposé à mettre fin à la guerre en Iran, même sans réouverture complète du détroit d'Ormuz, selon le Wall Street Journal (WSJ).
Pour la séance du jour, a Paris, le CAC 40 prend 0,24% à 7.791,10 points vers 07h30 GMT, après un rebond de 0,92% lundi. À Londres, le FTSE 100 grignote 0,09%. A Francfort, le Dax abandonne 0,28%.
L'indice EuroStoxx 50 progresse de 0,16%, mais le FTSEurofirst 300 recule de 0,14%. Le Stoxx 600 avance de 0,36%.
Les contrats à terme à Wall Street préfigurent une hausse de 0,72% pour le Dow Jones, de 0,61% pour le Standard & Poor's 500 et de 0,51% pour le Nasdaq au lendemain d'une séance en ordre dispersé.
Signe de la fragilité du rebond actuel, l'indice de la volatilité sur l'Euro Stoxx 50, bien qu'en repli de 1,13%, reste au-dessus des 33 points, tandis qu'à Wall Street, il recule et est tout juste sous la barre des 30 points. Parallèlement, l'or et le dollar, actifs refuge, restent fermes, tandis que le pétrole repart à la hausse, au-dessus des 110 dollars le baril pour le Brent.
Les rendements obligataires en Europe et aux Etats-Unis, qui avaient fortement reflué lundi, sont cependant globalement stables mardi, ce qui allège la pression sur les actions.
Outre le volet géopolitique, les investisseurs doivent analyser de nombreux indicateurs économiques publiés en matinée comme l'inflation à Tokyo, les PMI en Chine, les ventes au détail en Allemagne et le PIB au Royaume-Uni. Pour le reste de la séance, est attendue notamment l'inflation en zone euro, qui pourrait donner de premières indications de l'impact du conflit au Moyen-Orient sur la dynamique des prix dans le bloc.
Aux Etats-Unis, l'enquête Jolts sur les offres d'emplois sera surveillée, dans la perspective de la publication vendredi du rapport officiel mensuel sur les créations de postes, le taux de chômage et les salaires, donnée cruciale pour comprendre l'évolution de la politique monétaire de la Fed.
En Bourse en Europe, les compartiments du pétrole et gaz et les nouvelles technologies sont les grands secteurs en repli, tandis que le retour d'optimisme profite à la consommation et à la finance.
Aux valeurs, Alstom prend 3,51% après avoir remporté un contrat via un consortium pour une valeur totale du projet de 2,75 milliards de dollars (2,40 milliards d'euros).
Le groupe britannique Unilever avance de 0,60% après avoir annoncé être en négociations avancées avec l'américain McCormick pour fusionner leurs activités dans l'alimentaire.
(Rédigé par Claude Chendjou, édité par Augustin Turpin)
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