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Un journaliste du Financial Times accusé d'avoir manipulé les cours d'une fintech

lundi 18 février 2019 à 15h45
Alors que le FT accuse Wirecard de fraude comptable, un reporter à son tour attaqué

(BFM Bourse) - Un journaliste du FT, dénonçant une possible fraude comptable chez Wirecard, est à son tour attaqué en justice. Le parquet de Munich a ouvert une enquête pour savoir si ce reporter est lié à de supposées manipulations du cours de la fintech allemande.

Le parquet de Munich a ouvert une enquête pénale sur un journaliste du Financial Times (FT), soupçonnant le reporter en question d'être lié à de supposées manipulations du cours de l'action de la fintech allemande Wirecard, a appris lundi l'AFP, ce que dément le célèbre quotidien britannique des affaires.

"Nous avons ouvert une enquête préliminaire" en raison d'une plainte pénale "émanant d'un investisseur contre un journaliste du FT", a indiqué le parquet. La même autorité judiciaire affirme détenir "une déclaration d'un acheteur d'actions confirmant qu'il avait des informations sur un article à venir du FT sur Wirecard".

A compter du 30 janvier, le quotidien britannique a publié une série d'articles alléguant d'une fraude comptable au sein de la plateforme asiatique de Wirecard à Singapour, afin de gonfler les recettes du prestataire de paiements électroniques.

Une accusation "fausse et sans fondement"

"Toute allégation à l'encontre du FT, de l'un de ses journalistes ou de son personnel eu égard à une manipulation du marché ou d'articles non éthiques en rapport avec Wirecard est fausse et sans fondement", a réagi lundi une porte-parole du FT auprès de l'AFP. Le journal assimile ces accusations à une contre-feu destiné à détourner l'attention des "allégations sérieuses" sur la fraude alléguée à Singapour, ajoute cette source.

Wirecard a toujours vigoureusement démenti les articles du quotidien, ajoutant vouloir le poursuivre en justice. Mais cela n'a pas pu empêcher le cours de la fintech bavaroise de dégringoler de 40% en deux semaines entre le 30 janvier et vendredi dernier, soit une fonte de plus de 8 milliards d'euros de capitalisation boursière.

Interdiction pour deux mois des ventes à découvert

Ces brusques variations de cours en Bourse sont rares pour des sociétés de cette taille, aussi le parquet de Munich et le superviseur du marché allemand, la Bafin, ont chacun ouvert début février une enquête basée sur le soupçon de manipulation de cours. Celle engagée par la justice "contre X" a pour le moment écarté la responsabilité de la direction de Wirecard.

La Bafin a par ailleurs prononcé lundi une interdiction pour deux mois des ventes à découvert, consistant à spéculer à la baisse sur le titre de Wirecard. Une décision prise "après discussion" avec le parquet de Munich, a précisé ce dernier.

(Avec AFP)

Guillaume Bayre - ©2020 BFM Bourse
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