(Zonebourse.com) - Hier, Rocket Lab a publié des résultats d'une ampleur inédite au 2e deuxième trimestre. Le spécialiste des services spatiaux enregistre un chiffre d'affaires record de 234 millions de dollars, en hausse de 62% sur un an et en progression de 34 MUSD par rapport au record du trimestre précédent. Cette dynamique, portée par une demande en forte hausse dans tous les secteurs d'activité, s'accompagne d'une réduction marquée de la perte nette, qui s'établit à 49,25 MUSD contre 66,41 MUSD il y a un an.
Un carnet de commandes tiré par des méga-acquisitions
Porté par une trajectoire commerciale exceptionnelle, le carnet de commandes atteint un montant record de 2,36 MdsUSD, marquant un bond spectaculaire de 137% sur un an. En comptabilisant les signatures intervenues depuis le 30 juin, le groupe a déjà sécurisé plus d'1 MdUSD de nouveaux contrats déjà conclus au 3e trimestre, répartis entre les domaines du lancement et des systèmes spatiaux.
En dehors de cette communication financière, le fabricant américain de fusées a finalisé les acquisitions de Mynaric et Motiv. Il a aussi annoncé son accord historique pour le rachat d'Iridium Communications Inc. Cette dernière opération a pour but de créer un géant spatial entièrement intégré verticalement. Cette entité sera capable de concevoir, construire, lancer et exploiter ses propres constellations de satellites
Ces opérations vont permettre au groupe d'accélérer son avenir dans les applications spatiales en devenant une puissance spatiale autonome de renommée mondiale, capable de fournir des services de communication à fort impact à des millions d'utilisateurs.
Une vague de contrats d'envergure
Sur le plan commercial toujours, les succès s'enchaînent. Rocket Lab s'est vu attribuer un contrat majeur de 397 MUSD de dollars par la U.S. Space Force dans le cadre du programme SB-AMTI (Space-Based Airborne Moving Target Indicator). Dans ce cadre, l'entreprise fournira plusieurs engins spatiaux Flatellite qui seront lancés à bord de sa fusée Neutron afin de détecter, suivre et surveiller les menaces aériennes depuis l'espace, une mission capitale pour la sécurité nationale américaine. Le fait que Rocket Lab figure parmi les deux seuls fournisseurs retenus pour livrer la prestation complète (lanceur et engins spatiaux) souligne de manière marquante l'efficacité et la valeur de sa stratégie d'intégration verticale.
De surcroît, l'entreprise spatiale a décroché plus de 160 MUSD à travers deux autres contrats portant sur la construction de trois satellites géostationnaires. L'un d'eux, conclu directement avec le Space Systems Command de la Space Force, prévoit la fabrication et l'exploitation de deux satellites dédiés à la surveillance de l'environnement spatial (space domain awareness). Pour Rocket Lab, il s'agit de sa toute première incursion dans le domaine de la production et de l'exploitation de satellites géostationnaires pour le gouvernement américain.
Par ailleurs, Rocket Lab a obtenu plus de 437 MUSD de nouveaux contrats de lancement pour ses lanceurs Electron, HASTE et Neutron au cours de ce 2e trimestre et lors des signatures postérieures au trimestre. Son carnet de commandes de lancement se situe au niveau le plus élevé de son histoire avec plus de 90 lancements.
Pour appuyer ces ambitions mondiales, le groupe a annoncé aussi officiellement la création de Rocket Lab Germany GmbH. Cette structure vise à soutenir le changement d'échelle futur de la fabrication de satellites et de composants de Rocket Lab en Allemagne, et d'apporter des capacités spatiales commerciales et souveraines aux clients européens.
Croissance des ventes mais pression sur les marges
Côté prévisions, la direction de Rocket Lab anticipe une hausse de ses ventes au 3e trimestre qui devraient être compris entre 250 et 265 MUSD.
En revanche, la rentabilité à court terme subira l'effet des investissements massifs engagés dans les programmes de développement (notamment le lanceur Neutron) et l'intégration des nouvelles acquisitions. Sur le trimestre à venir, la marge brute GAAP est attendue entre 29 et 31% contre 36,1% à 84,6 MUSD au 2e trimestre.
Les dépenses d'exploitation GAAP devrait augmenter pour se situer entre 143 et 149 MUSD contre 142,1 MUSD au 2e trimestre.
La perte d'Ebitda devrait s'accentuer et être compris entre 17 et 23 MUSD, après une perte de 8,8 MUSD au 2e trimestre.
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