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Marché : Air France et Airbus condamnées en appel pour le crash Rio-Paris

Aujourd'hui à 13:46
Marché : Air France et Airbus condamnés en appel dans le procès du crash Rio-Paris

PARIS, 21 mai (Reuters) - Airbus et Air France ont été condamnées jeudi par la cour d'appel de Paris à la peine maximale - une amende de 225.000 euros chacune - pour "homicides involontaires" à l'issue du ⁠procès du crash du vol Rio-Paris, qui avait fait ‌228 morts en 2009.

Relaxées en première instance, Airbus et Air France étaient de nouveau jugées depuis septembre dernier en tant que personnes morales pour l'accident ​du vol Air France AF447 dans l'Atlantique, qui avait coûté ​la vie à l'ensemble des passagers ​et membres d'équipage à bord de l'appareil.

La peine maximale pour homicide involontaire équivaut en l'espèce à une amende ​de 225.000 euros.

Lors des réquisitions, en ​novembre dernier, les deux avocats généraux avaient notamment fustigé "l'indécence" d'Air France ⁠et ⁠l'absence d'une "parole de réconfort sincère".

Cette peine, ⁠même symbolique, constitue donc un revirement judiciaire 17 ans après le drame, le pire de ⁠l'histoire d'Air France.

Airbus et Air France avaient en effet été relaxées en première instance par le tribunal correctionnel de Paris en avril 2023, niant les accusations portées à leur encontre. Le parquet avait alors fait appel du jugement.

Les proches de certains des passagers et membres d'équipage disparus étaient présents jeudi pour entendre l'arrêt de la cour d'appel, après des années de batailles juridiques.

Les associations de familles ont déclaré qu'une condamnation constituerait une reconnaissance de leur calvaire.

Le vol AF447 qui avait décollé de Rio de Janeiro (Brésil) à destination de Paris avait ​disparu des écrans radar ‌le 1er juin 2009, avec à son bord des passagers de 33 nationalités différentes.

Les boîtes noires ‌de l'Airbus A330 opéré par Air France avaient été retrouvées deux ans ⁠après le crash dans l'océan Atlantique. Elles ont permis d'établir que le givrage des ​sondes Pitot mesurant ​la ‌vitesse de l'appareil, survenu lors d'un violent orage, était à l'origine du décrochage de l'appareil, les pilotes n'ayant plus d'indications de vitesse et s'appuyant sur une altitude erronée.

(Tim Hepher; rédigé par Etienne ​Breban, édité ‌par ​Sophie Louet)

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