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Les paris sportifs et jeux en ligne déçoivent chez FDJ United, qui sabre ses objectifs annuels deux mois seulement après les avoir dévoilés, et plonge de 7% en Bourse

Aujourd'hui à 11:27
FDJ United chute en Bourse

(BFM Bourse) - L'opérateur de jeux d'argent a publié une activité terne sur les trois premiers mois de l'année, en raison notamment d'une faible dynamique dans les paris et jeux en ligne au Royaume-Uni et aux Pays-Bas. La société a abaissé ses perspectives pour 2026.

Les actionnaires de FDJ United (ex-FDJ) n'ont, une nouvelle fois, pas la main gagnante en cette saison des résultats.

L'opérateur de jeux d'argent introduit en grande pompe à la Bourse de Paris en 2019 a vu son cours de Bourse être divisé par plus de deux depuis l'été 2021. Le groupe a été plombé par des évolutions défavorables de la réglementation, notamment au niveau de la fiscalité, dans ses marchés clefs (France, Royaume-Uni, Pays-Bas) et par plusieurs publications décevantes.

Le cas échéant encore avec la copie rendue par la société au titre du premier trimestre 2026.

L'action FDJ United chute de 7,6% ce mercredi 22 avril, après que la société a communiqué ses revenus et son activité sur les trois premiers mois de l'année.

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La fiscalité pèse

De janvier à fin mars, la société a généré un produit brut des jeux, c'est-à-dire les mises diminuées des gains des joueurs, de 2,18 milliards d'euros en hausse de 1%.

Le chiffre d'affaires - qui correspond au produit brut des jeux diminué des prélèvements fiscaux sur les jeux d'argents - a reculé de 3,2% à 895 millions d'euros.

La société explique avoir subi un impact de 24 millions d'euros lié à la hausse de la fiscalité sur plusieurs marchés clefs. En France, la loi de financement de la sécurité sociale pour 2025 a globalement alourdi le taux des prélèvements publics sur l'ensemble des jeux d'argent depuis le 1er juillet dernier.

Aux Pays-Bas, le taux des prélèvements publics sur les jeux d'argent en ligne est passé de 30,5% à 34,2% du produit brut des jeux au 1er janvier 2025 puis à 37,8% au 1er janvier 2026. Au Royaume-Uni les taxes sur les jeux de casino en ligne a été augmentée à 40% contre 21% précédemment le 1er avril dernier. Enfin, en Roumanie le taux des prélèvements publics sur les paris sportifs et hippiques a été relevé de 21% à 30% au premier trimestre.

Les revenus dégagés par la société sont nettement inférieurs aux attentes d'Oddo BHF, qui retenait un chiffre de 926 millions d'euros.

Dans le détail, la loterie et les paris sportifs physiques ont accusé un repli de leurs revenus de 2% à 627 millions d'euros.

La société explique, dans les paris sportifs, avoir été pénalisée par des rencontres sportives moins attractives et un taux de retour aux joueurs plus élevé. Ce qui signifie tout simplement que les parieurs ont eu davantage le nez creux. FDJ United leur a donc reversé davantage de gains ce qui a nui à son chiffre d'affaires.

Dans le dur aux Pays-Bas et au Royaume-Uni

Dans la loterie, le groupe invoque "des cycles longs moindres". "Il y a eu moins de séries longues, c'est-à-dire moins de cagnottes avec des montants élevés, ce qui attire moins de joueurs. Il existe un seuil psychologique pour le loto, autour de 75 millions -78 millions d'euros, à partir duquel les joueurs misent sur plusieurs grilles alors qu'en dessous ils ne jouent pas", explique un analyste financier.

"Mais le véritable problème reste la division OBG (les paris et jeux en ligne)", poursuit-il. Dans cette division, le produit brut des jeux a baissé de 1% et le chiffre d'affaires de 8%, à 213 millions d'euros.

La groupe a particulièrement souffert dans cette division au Royaume-Uni et aux Pays-Bas, où les revenus ont respectivement chuté de 24,1% et 19,9%.

"Dans ces deux pays la société semble avoir un problème de monétisation, ce qui est nouveau. Aux Pays-Bas, l'évolution de la règlementation a probablement renforcé des plus petits acteurs face aux groupes établis", explique l'analyste précédemment cité.

"Le problème c'est qu'à cause de ces difficultés au premier trimestre, ils coupent les perspectives dès le début d'année", ajoute-t-il.

FDJ United a en effet abaissé ses objectifs pour 2026 qui avait été communiqués le 19 février, soit il y a seulement deux mois.

Le groupe anticipe désormais un "léger recul" de son chiffre d'affaires contre "une légère croissance" auparavant, et un taux de marge d'exploitation brut courante de 23% à 24%, contre 24,5%.

"La publication du premier trimestre est décevante et nous resterons attentifs aux challenges dans la division OBG, particulièrement au Royaume-Uni, qui est désormais gérée par Pascal Chaffard, qui sera remplacé à son poste de directeur financier par Dan Lévy (ex-directeur financier d'Ipsos) à compter du 18 mai", décortique Oddo BHF. L'intermédiaire financier reconduit son conseil à "neutre" sur le titre.

Julien Marion - ©2026 BFM Bourse
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