(BFM Bourse) - Les trois premiers géants technologiques états-uniens à dévoiler leur résultats -Microsoft, Google, Apple- sur la période avril-juin ont explosé les attentes des analystes, les deux premiers cités dégageant même un bénéfice trimestriel record sur la période.
Les chiffres donnent encore et toujours le tournis avec les "GAFAM". À eux trois, Apple, Google et Microsoft, les premiers à se plier à la tâche des publications trimestrielles parmi les géants technologiques (Facebook étant attendu ce mercredi après la clôture tandis qu'Amazon fermera la marche demain), ont enregistré 56,72 milliards de dollars de bénéfices nets sur la période. Soit 23% de plus que les 40 groupes du CAC 40 - sur l'ensemble de l'année 2020.
Les trois ont par ailleurs nettement dépassé les attentes du marché. Alors que les analystes interrogés tablaient sur un bénéfice net trimestriel de l'ordre de 16,9 milliards de dollars pour Apple entre avril et juin, le fabricant d'iPhone a dégagé 21,7 milliards de bénéfices, réalisant le meilleur deuxième trimestre de son histoire, le 3e de l'exercice fiscal d'Apple. Porté par les ventes meilleures qu'attendu de son best-seller, le chiffre d'affaires global du groupe s'est établi à 81,43 milliards de dollars sur les trois derniers mois (+36,4% sur un an), là aussi un chiffre largement supérieur au consensus fixé à 73,3 milliards. "Ce n'est pas seulement l'iPhone. Nous avons établi un nouveau record pour le Mac, la maison, les accessoires et les services", s'est réjoui Tim Cook à propos des activités d'Apple en Chine, où la croissance des ventes a atteint 58% à près de 15 milliards de dollars.
Malgré ces résultats, le titre du groupe le mieux valorisé de la planète 1,6% à 144,45 dollars peu après l'ouverture à Wall Street, les opérateurs sanctionnant les perspectives du groupe qui a prévenu que la pénurie mondiale de semi-conducteurs allait affecter sa production d'iPhone et peser sur sa croissance.
Du côté d'Alphabet, maison-mère de Google, le trimestre écoulé a tout simplement été synonyme de records historiques, avec un chiffre d'affaires en hausse de 61,8% à 61,88 milliards de dollars, nettement supérieur au consensus établi par Refinitiv à 56,16 milliards, tandis que le bénéfice net s'est établi 18,5 milliards (+166%). Ce dernier dépasse ainsi le record datant... du trimestre précédent (17,9 milliards). Alphabet souligne que ses revenus publicitaires ont bondi de près de 70% à 50,4 milliards sur la période, aidé par la progression encore plus soutenues de ceux de YouTube (+84% à 7 milliards). La plateforme de vidéo a en outre atteint les 2 milliards de spectateurs mensuels dans le monde, ce qui représente près des deux tiers de l'audience globale pour les vidéos en ligne selon le cabinet d'études eMarketer. Comme les revenus et les bénéfices du groupe, le titre Alphabet atteint un nouveau pic historique ce mercredi, s'adjugeant 4,4% à 2.754 dollars. La valorisation de Google atteint ainsi 1.870 milliards de dollars, ce qui permet au groupe fondé en 1998 de doubler Amazon et Saudi Aramco et d'intégrer pour la première fois le podium des plus grandes valorisations mondiales - derrière Apple et Microsoft.
Microsoft, justement, a aussi établi plusieurs nouveaux records entre avril et juin, dernier trimestre de son exercice fiscal, sous l'effet d'une accélération de la demande pour ses services dans le cloud. Le groupe dont les activités vont de la conception de systèmes d'exploitation (Windows) aux services d'informatique dématérialisée (Azure) en passant par les jeux vidéo (Xbox) ou les réseaux sociaux (LinkedIn) a enregistré un bénéfice net de 16,5 milliards de dollars, en hausse de 47% sur un an, pour un chiffre d'affaires de 46,2 milliards - respectivement supérieur de 13,2% et 4,6% au consensus. Comme depuis plusieurs années, la croissance des revenus du groupe basé à Redmond a été tiré par sa division dédiée au cloud, qui a enregistré une progression de 30% de son chiffre d'affaires à 17,4 milliards entre avril et juin (+51% pour Azure), quand les revenus des pôles consacrés à la "productivité et aux processus d'entreprises" (+25% à 14,7milliards) et aux "activités informatiques personnelles" (+8% à 14,1 milliards) ont cru moins vite. L'action Microsoft engrange 0,9% vers 11h à New York, ce qui porte à plus de 30% ses gains depuis le 1er janvier et à sa capitalisation boursière à un nouveau record, proche de 2.200 milliards de dollars.