(Zonebourse.com) - Sur les neuf premiers mois de 2026, Harbour Energy affiche des résultats opérationnels en forte hausse, accélère son désendettement et revoit à la hausse ses prévisions annuelles de flux de trésorerie disponible. Malgré l'annonce d'une distribution totale d'au moins 1,2 milliard de dollars, le titre (-3,79% à 269,30 pence) cède du terrain à la Bourse de Londres.
Sur cette période de 9 mois, le chiffre d'affaires de Harbour Energy a progressé de 29% à 9,8 milliards de dollars, reflétant une production plus soutenue et des cours des matières premières mieux valorisés. Dans le même temps, l'EBITDAX a augmenté de 26% à 6,8 MdsUSD.
Cette forte rentabilité opérationnelle s'est traduite par une solide génération de liquidités. Sur cette période, le géant pétrogazier britannique indique que son flux de trésorerie disponible (free cash flow) a doublé, s'élevant à 2,4 MdsUSD.
Grâce à ces flux abondants, l'entreprise a pu poursuivre activement l'assainissement de son bilan. Sa dette nette a été ramenée à 5,1 MdsUSD à fin septembre (contre 5,4 MdsUSD au 30 juin 2026) et son ratio de levier financier est descendu à 0,6x (contre 0,7x à fin juin 2026), malgré d'importants paiements fiscaux au 3e trimestre, des distributions aux actionnaires et des arrêts de maintenance programmés.
À cette cadence, le groupe prend de l'avance sur son plan financier initial. Depuis la clôture de la transaction LLOG, le désendettement s'avère plus rapide que prévu avec environ 1 MdUSD de dette remboursée sur les obligations seniors, le crédit-relais d'acquisition, les tirages de crédit renouvelable (RCF) et, plus récemment, le prêt à terme (term loan).
Rémunération du capital et création de valeur pour les actionnaires
Harbour Energy confirme son engagement à délivrer un rendement attractif à ses actionnaires à travers une politique active de distribution et de rachat de titres. En septembre dernier, un dividende intérimaire de 8,05 cents par action ordinaire avec droit de vote a ainsi été versé, représentant un montant total d'environ 150 MUSD.
En parallèle, près de 300 MUSD de rachats d'actions ont été menés à bien au 4 novembre, permettant d'absorber environ 5% du capital émis ;
Portée par la solidité de ses résultats opérationnels et la révision à la hausse de ses perspectives annuelles, l'entreprise a officialisé aujourd'hui un programme complémentaire de 150 MUSD, portant à 550 MUSD le total des rachats annoncés depuis le début de l'année, soit plus de 9% de son capital social.
Ces retours importants aux actionnaires s'expliquent par de bons résultats opérationnels et permettent de finir l'année avec confiance.
Sur le plan opérationnel, la trajectoire de production annuelle est relevée pour s'établir entre 500 et 505 millions de barils équivalent pétrole par jour (kboepd) contre une fourchette initiale de 490 à 500 mboepd. Cette performance découle d'une gestion rigoureuse des actifs, marquée par l'aboutissement optimal des campagnes de maintenance programmées en Norvège comme au Royaume-Uni et par des temps d'arrêt minimes face aux intempéries dans le golfe du Mexique, en dépit d'un mois d'octobre ralenti par l'ouragan Isaias où le débit moyen s'est néanmoins maintenu à 511 kboepd.
Dans le même temps, la maîtrise des coûts demeure centrale, l'objectif de coût unitaire de production étant réitéré autour de 14,5 USD par baril équivalent pétrole. Côté investissements, l'enveloppe globale de capex demeure inchangée entre 2,2 et 2,4 MdsUSD, avec une pondération marquée sur le 4e trimestre en raison de la mobilisation d'un second appareil de forage dans les eaux américaines et du déploiement sur les actifs de Waldorf.
Génération de trésorerie
A la faveur de volumes extraits plus élevés et de valorisations favorables du pétrole et du gaz européen, l'estimation de flux de trésorerie disponible (free cash flow, FCF) pour 2026 passe de 1,8 à environ 2,6 MdsUSD.
Dans ce contexte, le groupe prévoit de reverser au moins 1,2 MdUSD à ses actionnaires au titre de 2026. Cette enveloppe globale comprendra 300 MUSD de dividendes annuels incluant le versement intermédiaire de septembre ainsi qu'au moins 900 MUSD de retours additionnels, constitués pour l'essentiel des 550 MUSD de rachats d'actions déjà engagés à ce jour.
Jefferies confirme que "ce relèvement représente 46% de la nouvelle prévision de FCF et reste donc calé sur le bas de la fourchette de la politique de distribution (45 à 75% du FCF annuel)".
Pour l'analyste, cette politique s'adapte selon les critères suivants : si le levier financier dépasse 1,0x, distribution dans le bas de la fourchette pour privilégier le désendettement / distribution vers le haut de la fourchette dès lors que le levier passe sous la barre de 1,0x.
Dès lors, avec un levier s'établissant désormais à 0,6x, les retours pourraient en théorie encore augmenter, mais Jefferies souligne que ce seuil de 1,0x s'apprécie sur l'ensemble d'un cycle (un débat comparable à celui entourant Shell au 3e trimestre 2026)."
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