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Ferrari bat tous ses records en Bourse et pèse désormais plus de 30 milliards d'euros

lundi 4 novembre 2019 à 17h30
Ferrari vaut désormais plus de 30 milliards d'euros

(BFM Bourse) - En hausse à la Bourse de Milan dans le sillage de relèvement d'objectifs annuels, le titre du constructeur de luxe italien -coté depuis janvier 2016- atteint un plus haut historique qui porte la capitalisation du groupe de Maranello à plus de 30 milliards d'euros.

Le fabricant de voitures de luxe Ferrari a revu à la hausse lundi ses objectifs pour 2019, après avoir enregistré des résultats solides sur les neuf premiers mois de l'année, faisant bondir le cours de Bourse à un niveau historique. À la Bourse de Milan, les investisseurs fêtaient cette annonce, le titre dont le code mnémonique est "RACE" bondissant de 7,17% à 154,80 euros vers 15h45, dans un marché italien en progression de 1,67%. Un gain qui porte la capitalisation boursière du constructeur au cheval cabré au-dessus du seuil de 30 milliards d'euros (à 30,02 milliards) pour la première fois de son histoire. Une telle valorisation place le constructeur de véhicules de luxe au neuvième rang des constructeurs automobiles mondiaux, derrière Ford Motors (32,1 milliards d'euros) mais assez nettement devant Renault (13,94 milliards d'euros) et Peugeot (22 milliards d'euros), en passe de s'allier à Fiat Chrysler (22,4 milliards d'euros).

Ferrari a certes dévoilé un bénéfice net en recul de 41% au troisième trimestre, à 169 millions d'euros, mais ce chiffre est légèrement supérieur aux attentes, les analystes tablant sur 164 millions, selon le consensus établir par Factset. Le chiffre d'affaires a lui progressé de 9,2%, à 915 millions d'euros, ce qui correspond là aussi à un résultat meilleur qu'attendu (884 millions).

Moins de 2.500 véhicules livrés

Cette hausse des revenus a été portée par un bond de 9,4% du nombre de voitures livrées sur le trimestre (2.474 unités), notamment au succès de la Portofino, le nouveau modèle "entrée de gamme" de Ferrari (196.000 euros tout de même) et de la 812 Superfast. Ces volumes ont compensé le recul des ventes de moteurs (-34,3%) au groupe Maserati, en perte de vitesse.

L'Europe-Moyen-Orient-Afrique reste le principal marché de Ferrari, avec 1.143 véhicules livrés sur le trimestre (+14%, soit 138 véhicules supplémentaires). Les ventes ont en revanche reculé de 2% (soit 3 véhicules en moins) dans la région Chine continentale, Hong Kong et Taïwan, conséquence de la décision d'accélérer les livraisons en début d'année avant l'entrée en vigueur des nouvelles normes sur les émissions de CO2, tandis qu'elles ont bondi de 23,1% dans le reste de l'Asie.

Le bénéfice opérationnel (Ebitda) ajusté a augmenté de 11,7% à 311 millions d'euros, grâce à l'augmentation des volumes et à un mix/prix plus favorable. La dette du groupe (appelée "net industrial debt", qui correspond à la dette totale diminuée de la trésorerie et équivalents) a atteint 369 millions d'euros et se creuse légèrement par rapport à fin juin dernier, quand elle s'établissait à 353 millions d'euros.

Tous les objectifs 2019 revus à la hausse

Les résultats dévoilés lundi matin avant Bourse par le constructeur d'Émilie-Romagne révèlent également une belle constance sur les neuf premiers mois de l'année, avec une hausse du chiffre d'affaires de 10% à 2,84 milliards d'euros et de l'Ebitda ajusté de 11% à 698 millions d'euros. Le bénéfice net s'affiche lui en recul de 11% à 533 millions d'euros.

Dans ce contexte, la marque fondée par Enzo Ferrari en 1947 a revu à la hausse tous ses objectifs pour 2019. Elle prévoit désormais un chiffre d'affaires autour de 3,7 milliards d'euros, contre une guidance précédente de "plus de 3,5 milliards d'euros", assorti d'un Ebitda ajusté autour de 1,27 milliard d'euros (contre "entre 1,2 et 1,25 milliard" précédemment). La guidance est également relevé sur le bénéfice ajusté par action, d'une fourchette de 3,50 à 3,70 euros à une nouvelle de 3,70 à 3,75 euros. Enfin, Ferrari mise désormais sur un flux de trésorerie disponible supérieur à 600 millions d'euros sur l'ensemble de l'exercice, contre 550 millions d'euros auparavant.

Dans le cadre de son plan stratégique 2018-2022, Ferrari entend par ailleurs mettre un coup d'accélérateur sur l'hybride, tout en misant sur des séries spéciales, dont un nouveau concept baptisé "Icona" (Icône), pour doper ses bénéfices d'ici à 2022. Deux modèles, Monza SP1 et SP2, vendus à partir de 1,5 million d'euros, ont également commencé à être livrés depuis fin septembre.

Quentin Soubranne - ©2020 BFM Bourse
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