(BFM Bourse) - L’introduction en Bourse de la Banque du Caire a permis de lever plus de 585 millions d’euros, marquant l’une des principales opérations financières réalisées en Égypte ces dernières années. Cette cotation s’inscrit dans le programme de cession d’actifs publics engagé par le gouvernement avec le soutien du Fonds monétaire international.
L’introduction en Bourse de la Banque du Caire, l’une des plus importantes opérations réalisées en Égypte ces dernières années, a permis de lever plus de 585 millions d’euros, selon un communiqué publié lundi par le Conseil des ministres.
Cette opération intervient alors que l’Égypte, encouragée par les bailleurs de fonds internationaux, poursuit ses réformes dans le cadre d’un programme soutenu par le Fonds monétaire international (FMI), afin de renforcer la participation du secteur privé et de réduire le rôle de l’État dans l’économie.
Mieux valoriser "le patrimoine de l’État"
Le gouvernement avait précédemment annoncé son intention de céder des participations dans plus de 30 entreprises publiques, conformément aux engagements pris avec le FMI dans le cadre de ce programme. Il avait également accordé, en juin, une autorisation préliminaire de cotation à quatre d’entre elles, en vue d’introductions en Bourse prévues d’ici à mai 2027.
Actionnaire majoritaire de la Banque du Caire, la Banque Misr a cédé 6,86 milliards d’actions, soit 45% du capital de l’établissement, au prix de 5,30 livres égyptiennes par action (8,5 centimes d’euro), selon l’annonce définitive de l’offre.
La vente a permis de lever environ 585,4 millions d’euros (36,37 milliards de livres égyptiennes), valorisant ainsi l’établissement bancaire à un peu plus de 1,3 milliard d’euros (80,83 milliards de livres égyptiennes).
Le Premier ministre, Moustafa Madbouly, a souligné que cette entrée en Bourse, réalisée malgré les tensions régionales, témoignait de la volonté du gouvernement de "poursuivre son programme de cession d’actifs publics, afin de mieux valoriser le patrimoine de l’État".
"C’est un signe de confiance envers le marché boursier lui-même"
De son côté, le directeur général de la banque, Hussein Abaza, s’est félicité auprès de l’AFP de l’aboutissement d’un projet "évoqué par intermittence depuis plus de 20 ans", citant notamment la pandémie de Covid-19 ainsi que les guerres en Ukraine et à Gaza parmi les obstacles ayant retardé l’opération.
"C’est un signe de confiance envers le marché boursier lui-même. C’est aussi la preuve que le pays prend la privatisation très au sérieux", a-t-il ajouté.
Fondée en 1952, la Banque du Caire est la troisième banque publique d’Égypte.
La Société financière internationale (IFC), branche de la Banque mondiale consacrée au secteur privé, et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) figurent parmi les principaux investisseurs de l’opération.
Dans un communiqué, la BERD a indiqué avoir investi 100 millions de dollars (89 millions d’euros) dans la Banque du Caire, acquérant ainsi une participation de 6,9%.
