(Zonebourse.com) - adidas plonge ce mercredi à la Bourse de Francfort après avoir dévoilé ce matin des prévisions annuelles inférieures aux attentes du marché, une annonce qui éclipse la solide fin d'année 2025 signée par l'équipementier sportif allemand. Vers 10h30, l'action lâchait plus de 8% à 137,1 euros pour revenir à des planchers de plus de trois ans, signant de loin la plus forte baisse du DAX, lui-même en hausse de 0,7% au même moment.
Des objectifs jugés trop timides par les analystes
A l'occasion de la présentation de ses résultats annuels 2025 définitifs, le groupe a indiqué qu'il tablait pour l'exercice 2026 sur une croissance comprise entre 5% et 9% de ses ventes à changes constants, un objectif qui semble relativement en ligne avec le consensus, qui anticipait une hausse de 7%
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Son bénéfice d'exploitation est cependant attendu autour de 2,3 milliards d'euros cette année, en hausse par rapport aux 2,06 milliards dégagés en 2025, mais très en dessous de l'estimation moyenne des analystes, qui visaient 2,7 milliards d'euros.
Dans une optique de moyen terme, Adidas dit vouloir continuer de gagner des parts de marché, ce qui l'amène à prévoir une croissance moyenne annuelle de son chiffre d'affaires à changes constants de 5% à 9% d'ici à 2028, pour un bénéfice opérationnel qui devrait progresser d'environ 15% par an sur l'intervalle.
Là encore, ces projections s'avèrent décevantes, sachant que le marché espérait une croissance annuelle de l'ordre de 19 % du résultat d'exploitation sur le moyen terme.
"Toute la question est de savoir à quel point ces prévisions sont prudentes, compte tenu de l'habitude d'Adidas de jouer la sécurité en début d'année", rappellent ce matin les analystes de RBC.
Une fin d'exercice 2025 pourtant prometteuse
Chez Jefferies, on regrette que ces objectifs relèguent au second plan la solide fin d'exercice 2025 signée par le fabricant d'articles de sport. Celle-ci s'est traduite par une croissance de 11% à changes constants au niveau de la marque au cours du 4ème trimestre, donnant un chiffre d'affaires net de 6,1 milliards d'euros et une marge opérationnelle en hausse de 0,1 point à 50,8%.
En conséquence, le résultat d'exploitation a plus que doublé pour atteindre 164 millions d'euros sur les trois derniers mois de l'année.
Les investisseurs les plus optimistes se focaliseront sur l'annonce d'un relèvement du dividende annuel de 40% à 2,80 euros l'action et sur le lancement d'un nouveau programme de rachats d'actions pouvant atteindre 1,5 milliard d'euros.
Le renouvellement du mandat du directeur général Bjorn Gulden, très apprécié du marché, pour trois années supplémentaires (c'est-à-dire jusqu'en 2030), était également accueilli favorablement par les analystes. De même que l'arrivée à la présidence du conseil d'administration de l'homme d'affaires égyptien Nassef Sawiris, un "poids lourd" du milieu des affaires selon les termes de RBC.
Un secteur du "sportswear" toujours sous pression
Ces nouvelles ne permettaient cependant pas de dissiper le sentiment de malaise qui entoure le secteur des chaussures, des articles de sport et de la mode "sportswear" depuis quelques mois. Ce climat est bien illustré par les récentes prévisions communiquées par son concurrent Puma, qui s'attend à une baisse de son chiffre d'affaires cette année en dépit de la tenue de la Coupe du Monde de football, un événement qui tend pourtant à dynamiser les ventes.
Nike doit, quant à lui, publier ses résultats trimestriels le jeudi 31 mars.
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